Nehos Groupe

L'essentiel sur l'OCR & Document AI pour entreprise

Une ETI traitant 8 000 factures fournisseurs par mois mobilise, en traitement manuel, entre 3 et 8 minutes par document pour saisir les données dans l'ERP (numéro de facture, SIREN fournisseur, montant HT, TVA, ligne de commande associée, centre de coût). Sur 8 000 documents, cela représente entre 400 et 1 067 heures de travail mensuel — soit 2,5 à 6,7 ETP en équivalent temps plein. À l'échelle d'une ETI traitant 50 000 documents mixtes par mois (factures + contrats + formulaires RH + relevés bancaires), la charge grimpe à 2 500-6 700 heures mensuelles, soit 15 à 42 ETP. Ce n'est pas une inefficacité marginale : c'est un gouffre de charge opérationnelle qui pénalise les délais de clôture comptable, la gestion de trésorerie, la vitesse de traitement des sinistres ou des dossiers RH. L'erreur de saisie manuelle ajoute une couche supplémentaire : un taux d'erreur de saisie manuelle classique entre 1 % et 4 % génère des anomalies comptables, des litiges fournisseurs, des refus de TVA récupérable et des audits correctifs coûteux.

Nehos déploie une stack Document AI basée sur Mistral OCR (extraction de texte et de mise en page depuis PDF, images, documents scannés), Mistral Vision (analyse des figures, tableaux, signatures, tampons) et un LLM d'extraction fine-tuné sur domaine métier pour l'extraction structurée des champs selon un schéma JSON défini. L'ensemble est auto-hébergé sur OVHcloud (zones France), sans aucun transfert hors UE, RGPD by design. En sortie : JSON structuré avec un score de confiance par champ extrait, webhook vers l'ERP ou la GED cible, et déclenchement automatique d'un workflow de revue humaine sur les documents dont le score de confiance global est inférieur à un seuil paramétrable (typiquement 85-90 %). La validation par schéma JSON (Pydantic) garantit la cohérence structurelle avant tout transfert vers le système cible.

La précision dépend fortement du type documentaire et de la qualité du document source. Sur les factures fournisseurs dématérialisées (PDF natif), on atteint 95-99 % de précision sur les champs standards (montant, SIREN, date, numéro). Sur des documents scannés de mauvaise qualité (DPI faible, oblique, ombres), la précision descend à 88-93 % avant pré-traitement. Le pipeline Nehos inclut une étape de pré-traitement systématique (redressement, débruitage, binarisation adaptive) qui remonte la précision de 4 à 8 points sur les documents dégradés. Pour les documents à mise en page très variable (factures de fournisseurs étrangers, documents manuscrits), l'approche LLM multimodal de Mistral surpasse de 15 à 25 points les solutions OCR classiques (Tesseract, ABBYY, Amazon Textract) grâce à la compréhension contextuelle de la mise en page.

En termes de ROI, le cas ETI référence (8 000 factures/mois) démontre une économie de 2,3 ETP en comptabilité fournisseurs dès le 3e mois de production, soit environ à partir de 1 842 € d'économies salariales annuelles (charges comprises). Le coût du pipeline Nehos sur ce volume se situe entre 30 000 et5 9 600 € HT en investissement initial (configuration, intégrations ERP, recette), puis à partir de 1 113 € HT/mois en exploitation. Le ROI complet est atteint entre 9 et 18 mois selon le volume traité et la complexité des intégrations. Pour des volumes supérieurs (20 000+ documents/mois), l'investissement initial est proportionnellement plus faible et le retour sur investissement s'obtient en 6-12 mois.

OCR & Document AI — Automatiser l'extraction de vos documents par IA souveraine

Nehos déploie des pipelines OCR et Document AI pour ETI et scale-ups : extraction structurée depuis factures, contrats, formulaires administratifs, bulletins de paie, relevés bancaires, documents scannés. Mistral OCR + Mistral Vision + Claude Vision (selon classification) sur OVHcloud souverain. Précision 95-99 % selon type documentaire, processing en quelques secondes par document. RGPD by design, aucun transfert hors UE. 715 k€ HT selon volume et complexité.

Adapté à toute taille de structure

Artisan
Startup
PME / TPE
ETI
Grand Groupe

#OCR classique vs Document AI IA — Ce qui a changé en 2026

L'OCR (Optical Character Recognition) existe depuis les années 1990. Des outils comme Tesseract (open source, maintenu par Google), ABBYY FineReader ou Amazon Textract ont permis à des millions d'entreprises de numériser leurs documents pendant deux décennies. Ces approches restent valides pour des cas d'usage simples et très normalisés : un formulaire toujours identique, un document à mise en page rigide et répétable, des textes imprimés en haute qualité. Mais elles atteignent leurs limites structurelles sur les cas d'usage réels des ETI en 2026.

Les limites concrètes de l'OCR classique. (1) Mise en page variable : un document OCR classique est entraîné sur des modèles de mise en page spécifiques — dès que la facture d'un nouveau fournisseur a une structure différente (logo déplacé, colonnes inversées, tableau atypique), le moteur de règles tombe en échec et l'extraction produit des résultats incorrects ou incomplets. (2) Documents scannés de mauvaise qualité : les scans obliques, en basse résolution (DPI < 150), avec fond coloré ou ombres génèrent des taux d'erreur de 8 à 25 % sur les solutions OCR règle-based. (3) Écriture manuscrite : Tesseract et ABBYY gèrent mal l'écriture manuscrite cursive. Sur des formulaires CERFA partiellement manuscrits, les taux d'erreur dépassent 20 %. (4) Extraction contextuelle impossible : un OCR classique extrait du texte, pas du sens. Il ne peut pas déduire que « Total TTC 12 847,00 EUR » et « À payer : 12 847 EUR » dans deux factures de mise en page différente correspondent au même champ. (5) Documents multi-pages et raisonnement inter-pages : un contrat de 40 pages où la date d'entrée en vigueur est en page 1 et les clauses de résiliation en page 32 — l'OCR classique n'établit pas de lien. (6) Multilinguisme : sur des documents mixtes français/anglais/allemand ou des factures de fournisseurs étrangers, les modèles OCR monolingues produisent des erreurs importantes.

Ce que le Document AI LLM apporte en rupture. Les modèles de langage multimodaux de dernière génération (Mistral Vision, Mistral OCR) opèrent une transformation qualitative. Ils comprennent la mise en page sans règles prédéfinies, raisonnent sur plusieurs pages simultanément, interprètent le contexte sémantique pour distinguer un montant HT d'un montant TTC même quand leur positionnement dans le tableau varie, extraient les données manuscrites avec une précision de 85-93 % selon la lisibilité, et gèrent nativement le multilinguisme. Sur des factures de fournisseurs étrangers (anglais, espagnol, allemand, arabe, japonais), la précision d'extraction Mistral Vision dépasse de 18 à 30 points les solutions règle-based. Cf OCR IA et Document AI — définitions et comparatif.

#Stack Nehos Document AI — Mistral OCR + Vision + LLM extraction

L'architecture que Nehos déploie en production sur les projets Document AI est modulaire, entièrement auto-hébergée sur OVHcloud (zones fr-ouest et fr-sud selon le niveau de criticité) et sans aucun transfert hors UE.

#Ingestion et pré-traitement

Le pipeline accepte les formats PDF (natif et scanné), DOCX, XLSX, images (JPEG, PNG, TIFF, WebP), et fax numérisés. Chaque document entrant passe par une étape de pré-traitement automatisé : détection d'orientation et redressement (deskew via OpenCV), débruitage (denoising — filtre bilatéral ou filtre médian selon le type de bruit), binarisation adaptive (Otsu ou Sauvola selon le contraste du fond), détection et découpage des pages multiples dans les PDF natifs. Cette étape de pré-traitement remonte systématiquement la précision de 4 à 8 points sur les documents dégradés, et jusqu'à 12 points sur les documents très basse qualité.

#Extraction Mistral OCR + Mistral Vision

Après pré-traitement, chaque document est soumis à Mistral OCR pour l'extraction du texte et de la structure de mise en page (blocs, colonnes, tableaux, listes), puis à Mistral Vision pour l'analyse des éléments visuels non textuels : figures, graphiques, schémas, signatures, tampons, codes QR et codes-barres. Mistral OCR fournit un output JSON intermédiaire avec la structure de page complète (bounding boxes, ordre de lecture, hiérarchie des blocs). Mistral Vision complète cet output avec les métadonnées des éléments visuels et la lecture des zones manuscrites. Les deux outputs sont fusionnés en un document JSON enrichi.

#LLM d'extraction fine-tuné sur domaine métier

Sur ce JSON enrichi, un LLM d'extraction (fine-tuné Mistral sur le domaine métier du client — comptabilité achats, RH, assurance, immobilier, etc.) extrait les champs selon le schéma JSON cible défini avec le client en phase de cadrage. Chaque champ extrait reçoit un score de confiance entre 0 et 1. Le schéma JSON de sortie est validé par Pydantic (validation de type, formats, contraintes métier — un montant HT ne peut pas être négatif, un SIREN doit être à 9 chiffres, une date doit être antérieure à aujourd'hui, etc.). Les documents dont la confiance globale est inférieure au seuil paramétrable (85 % par défaut) sont routés vers un workflow de revue humaine avec les champs à faible confiance surlignés et les alternatives proposées par le LLM.

#Workflow de revue humaine et boucle d'apprentissage actif

La revue humaine n'est pas un aveu d'échec — c'est le filet de sécurité qui maintient la précision à 95-99 % sur l'ensemble du flux. L'interface de revue humaine Nehos affiche le document original côte à côte avec le JSON extrait, surligne les champs à faible confiance, et propose les alternatives calculées par le LLM. La correction humaine prend en moyenne 45 secondes par document en revue vs 4-8 minutes en saisie manuelle intégrale. Chaque correction humaine alimente automatiquement la boucle d'apprentissage actif (active learning) qui améliore le modèle d'extraction au fil du temps.

#8 types de documents et niveaux de précision attendus

#1. Factures fournisseurs — Précision 95-99 %

Le cas d'usage le plus fréquent et le mieux documenté. Sur les factures PDF natifs (e-factures), la précision sur les champs standards (numéro de facture, date, SIREN fournisseur, montant HT, TVA par taux, montant TTC, RIB, référence commande, conditions de paiement) atteint 97-99 %. Sur les factures scannées de bonne qualité (DPI ≥ 200), 95-97 %. Sur les factures étrangères à mise en page atypique (fournisseurs asiatiques, formats US), 92-96 %. Le pipeline Nehos gère nativement les factures multi-lignes de détail, les avoir fournisseurs et les factures d'acompte. Conformité PDP/PPF disponible pour la facturation électronique 2026 (voir section dédiée ci-dessous). Cf facturation électronique PDP — définitions et obligations.

#2. Contrats et avenants — Extraction clauses clés 90-95 %

Les contrats présentent une complexité structurelle plus élevée : mise en page variable, langage juridique dense, clauses imbriquées et renvois internes. Le LLM d'extraction Nehos est fine-tuné pour identifier et extraire les clauses clés selon un dictionnaire métier défini avec le client : parties contractantes (dénomination, SIREN, représentants), objet du contrat, durée et date d'entrée en vigueur, montants et échéances de paiement, clauses de résiliation, clauses pénales, clauses de confidentialité, juridiction compétente. Précision sur contrats structurés (CDD, CDI, contrats commerciaux standards) : 92-95 %. Précision sur contrats complexes multi-annexes : 88-93 % avec revue humaine sur les champs critiques. Intégration vers système RAG pour constitution d'une base de connaissances contractuelle interrogeable.

#3. Formulaires administratifs CERFA — Précision 92-97 %

Les formulaires CERFA présentent l'avantage d'une structure normalisée, mais sont fréquemment remplis à la main et en mauvais état (photocopies de photocopies, annotations marginales, corrections manuscrites). La précision Nehos sur les CERFA courants (déclarations sociales, formulaires RH, autorisations administratives) se situe entre 92 et 97 % selon la qualité du document source. L'identification automatique du type de CERFA (numéro de cerfa en en-tête) permet de sélectionner dynamiquement le schéma d'extraction adapté parmi les 200+ formulaires CERFA référencés dans la bibliothèque Nehos.

#4. Bulletins de paie — Précision 98-99 %

Les bulletins de paie français suivent une structure très standardisée définie par la Direction de la Sécurité Sociale (DSN, bulletin simplifié depuis 2018). La précision d'extraction Nehos sur les bulletins d'éditeurs standard (Sage Paie, Silae, Cegid Paie, ADP) est de 98-99 % sur les champs principaux (salarié, matricule, période, salaire brut, cotisations par ligne, salaire net fiscal, net à payer, avantages en nature). Point réglementaire important : le bulletin de paie est un document RH sensible au sens RGPD — le pipeline Nehos applique une pseudonymisation systématique des données personnelles (nom, prénom, adresse) avant tout traitement analytique ou stockage longue durée.

#5. Relevés bancaires — Précision 96-99 %

Les relevés bancaires PDF natifs exportés depuis les interfaces bancaires (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, CIC, LCL, BPCE, Banque Populaire) atteignent 97-99 % de précision sur les transactions (date, libellé, montant débit/crédit, solde). Sur les relevés scannés (particulièrement dans les dossiers de crédit ou les procédures judiciaires), la précision descend à 93-96 % et la revue humaine est recommandée sur les montants. Intégration directe vers les outils de comptabilité (Cegid, Sage, Quadratus) via connecteur Nehos ou export FEC.

#6. Documents d'identité (CI, passeport, Kbis) — Conformité RGPD obligatoire

Les documents d'identité (carte nationale d'identité, passeport, titre de séjour) constituent des données biométriques au sens de l'article 9 du RGPD. Leur traitement par IA exige une base légale explicite et renforcée (obligation légale ou consentement explicite de la personne concernée — l'intérêt légitime est insuffisant sur les données biométriques). Le pipeline Nehos pour les documents d'identité inclut : extraction structurée des données MRZ (Machine Readable Zone) et des champs lisibles, pseudonymisation immédiate post-extraction (jamais de stockage de l'image originale au-delà de 24 heures sauf obligation légale documentée), traçabilité complète de chaque accès aux données personnelles, DPIA spécifique obligatoire avant déploiement. Les Kbis (extrait d'immatriculation RCS) sont des données publiques et ne posent pas de problème réglementaire particulier — précision 97-99 %.

#7. Documents RH (CV, entretiens annuels)

Les CV et entretiens annuels tombent dans le champ de l'AI Act haut risque Annexe III (gestion des travailleurs, évaluation des performances) dès lors que l'extraction sert à alimenter une décision RH. Le pipeline Nehos pour les CV extrait : coordonnées, formations (diplômes, établissements, années), expériences professionnelles (entreprises, fonctions, durées), compétences déclarées, langues. L'extraction est structurée pour alimenter un ATS (Lever, Greenhouse, Cegid Recruitment) via connecteur natif. Précision sur CV structurés : 93-97 %. Sur CV manuscrits ou très créatifs (mises en page atypiques) : 85-92 %. Cf Agent IA RH Nehos pour le périmètre conformité AI Act complet sur les usages RH.

#8. Documents techniques (plans, schémas, normes)

Les documents techniques — plans CAD exportés en PDF, schémas électriques, fiches techniques produits, normes ISO/EN — présentent une densité d'informations visuelles élevée. Mistral Vision excelle sur l'extraction des métadonnées de plans (référence, révision, échelle, cartouche technique) et des tableaux de nomenclature. La précision sur les éléments textuels des documents techniques bien structurés est de 94-97 %. L'extraction des données des schémas complexes (topologie d'un synoptique électrique, liens entre composants d'un P&ID) requiert un fine-tuning : à partir de 6 k€ HT selon la richesse du corpus d'entraînement disponible.

#Intégrations — ERP, GED, comptabilité, workflow

Un pipeline Document AI sans intégration fluide vers les systèmes cibles ne génère pas de ROI. L'output JSON est certes précis, mais si le comptable doit encore le copier-coller dans son ERP, on a juste déplacé le problème. Nehos livre des connecteurs natifs pour les principaux systèmes du marché français.

ERP et comptabilité : SAP FI (module Financial Accounting, interface BAPI/RFC ou iDoc selon la version SAP), Cegid Comptabilité (API REST v3), Sage 100 et Sage X3 (connecteur ODBC et API REST), Quadratus (fichier structuré XML ou FEC selon le cas d'usage), Divalto (API REST ou import CSV structuré). Pour les ERP non listés, Nehos développe un connecteur custom via API REST ou fichier structuré sécurisé — délai 1-3 semaines selon la qualité de la documentation API du système cible.

GED (Gestion Électronique de Documents) : Alfresco (API CMIS standard), SharePoint Online (API Graph Microsoft), Laserfiche (API REST v11+), M-Files (API REST et connecteur Vault), Documentum (API DFC ou REST). L'intégration GED permet le déversement automatique du document enrichi (avec métadonnées extraites et indexées) directement dans l'arborescence documentaire cible, sans intervention manuelle.

Flux EDI et messagerie : flux EDI EDIFACT (INVOIC pour les factures fournisseurs), flux X12 pour les partenaires américains, échange de fichiers sécurisé via SFTP, webhook REST sur événement (document reçu, document traité avec succès, document en revue humaine). Pour les PME et ETI moins sophistiquées sur le plan IT : connecteur Zapier et Make (ex-Integromat) pour brancher le pipeline sur des outils métier sans code. Messagerie entrante : polling IMAP sur Exchange (on-premise et Office 365) et Gmail Workspace pour la réception automatique des factures fournisseurs par email — cas très fréquent sur les ETI où les fournisseurs envoient les factures en PJ email.

#Conformité RGPD et AI Act sur le traitement documentaire

Le traitement automatisé de documents d'entreprise n'est pas neutre sur le plan réglementaire. Plusieurs points d'attention spécifiques à maîtriser avant déploiement.

RGPD et données personnelles dans les documents. Presque tous les documents d'entreprise contiennent des données personnelles : les factures contiennent le nom du commercial contact ou du signataire, les contrats les noms des parties et représentants, les bulletins de paie des données salariales complètes, les CV et entretiens des données candidats/collaborateurs. Le pipeline Nehos applique une stratégie de minimisation des données by design : seuls les champs nécessaires à l'usage métier cible sont extraits et stockés — le reste n'est jamais persisté. Les images originales des documents sensibles (identité, bulletins de paie, données médicales) sont purgées automatiquement après extraction et validation, dans un délai paramétrable (24h à 30 jours selon le type documentaire et la base légale). La conformité RGPD est traitée dans la phase d'audit initiale avec une DPIA dédiée.

Documents d'identité — Article 9 RGPD données biométriques. Les documents d'identité contiennent des données biométriques (photo, MRZ) qualifiées de données particulières au sens de l'article 9 du RGPD. L'intérêt légitime est insuffisant comme base légale — il faut une obligation légale (ex : vérification KYC réglementaire dans le secteur financier) ou un consentement explicite de la personne concernée. Nehos ne déploie le traitement automatisé des documents d'identité que dans des contextes où la base légale est documentée et validée par un DPO.

Documents médicaux — HDS obligatoire. Si le pipeline traite des documents contenant des données de santé (arrêts maladie, dossiers médicaux d'aptitude au travail, attestations CPAM), l'hébergement HDS (Hébergement de Données de Santé, certification ANS) est obligatoire. OVHcloud propose une offre HDS certifiée — Nehos la déploie systématiquement sur ces périmètres.

AI Act — classification selon l'usage final. La plupart des pipelines Document AI sont classés risque limité au sens de l'AI Act (extraction de données ne servant pas directement une décision à impact individuel significatif). En revanche, si l'extraction documentaire alimente directement une décision classée haut risque Annexe III (ex : extraction de données d'un CV pour alimenter un scoring de recrutement), le système global est classé haut risque et les obligations AI Act complètes s'appliquent. Nehos qualifie ce point en phase d'audit initiale.

Facturation électronique 2026 — Spécificité PDP/PPF. La réforme de facturation électronique inter-entreprises impose des obligations de format (Factur-X, UBL, CII) et de transmission via PDP ou PPF. Le pipeline Document AI Nehos est PDP-compatible (voir section dédiée ci-dessous).

#Facturation électronique 2026 — PDP/PPF et Document AI

La réforme française de facturation électronique obligatoire est l'un des plus importants chantiers de transformation documentaire de la décennie. Depuis septembre 2026, les grandes entreprises françaises doivent émettre et recevoir leurs factures inter-entreprises via des formats dématérialisés normés (Factur-X, UBL 2.1, UN/CEFACT CII) et les transmettre via le Portail Public de Facturation (PPF, ex-Chorus Pro) ou via une Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP) immatriculée par la DGFiP.

Pourquoi le Document AI accélère la conformité PDP. Pour les entreprises recevant encore des factures PDF non structurées (fournisseurs non encore conformes, fournisseurs étrangers hors UE) ou des factures au format papier/scan, le pipeline Document AI Nehos permet de : (1) extraire automatiquement les données de la facture depuis le PDF ou le scan, (2) générer le fichier au format Factur-X (PDF/A-3 avec données XML embarquées) ou UBL conforme, (3) transmettre au PPF ou à la PDP du client via API, (4) mettre à jour le statut de la facture dans l'ERP (reçue, validée, en litige, payée). L'output du pipeline Nehos est directement compatible avec les PDP immatriculées les plus courantes sur le marché français.

Conformité fiscale. L'extraction automatisée par IA ne dispense pas des obligations de conservation légale des factures originales (6 ans pour les factures au regard fiscal, 10 ans pour les documents comptables). Nehos configure le pipeline pour conserver l'original (PDF ou image) en archivage immuable (stockage objet OVHcloud avec protection contre la modification et la suppression) et l'output JSON enrichi pour les usages ERP. Cf facturation électronique PDP — définitions et obligations et la page officielle DGFiP sur la facturation électronique.

#Monitoring et amélioration continue

Un pipeline Document AI en production sans monitoring dégénère. La précision initiale d'un modèle déployé tend à se dégrader progressivement si les distributions de documents évoluent (nouveaux fournisseurs, nouveaux formats, nouvelles mises en page) sans que le modèle soit mis à jour — c'est le phénomène de data drift.

Surveillance de la précision par type documentaire. Nehos déploie un tableau de bord de monitoring qui calcule en continu, pour chaque type documentaire et chaque champ extrait : le taux de confiance moyen (objectif > 90 %), le taux de routage vers la revue humaine (objectif < 10 % en régime stable), le taux de correction en revue humaine (objectif < 5 %), et le taux d'erreur post-validation (suivi par sampling mensuel). Toute dérive de plus de 3 points sur un indicateur sur une fenêtre de 7 jours déclenche une alerte.

Boucle d'apprentissage actif (active learning). Chaque correction effectuée par un opérateur en revue humaine est enregistrée avec les métadonnées du document (type, fournisseur, qualité scan). Ces corrections alimentent un dataset d'amélioration qui est intégré dans un cycle de fine-tuning mensuel du modèle d'extraction. En pratique, la précision s'améliore de 1 à 3 points par trimestre pendant les 9 premiers mois de production avant de se stabiliser.

Rapports mensuels de performance. Nehos livre chaque mois un rapport de performance documentant : volume traité par type documentaire, précision par champ et par type, taux d'automatisation complète (sans revue humaine), temps moyen de traitement par document, évolution vs mois précédent, recommandations d'amélioration (nouveaux exemples d'entraînement identifiés, ajustements de seuil proposés).

#Méthodologie de déploiement — De la qualification à la production

Phase 1 — Audit et qualification documentaire (5-10 jours, à partir de 1 113 € HT). Cartographie des types documentaires du client (volumes, formats, qualité, complexité), qualification RGPD et AI Act sur chaque type (données personnelles présentes, usage final de l'extraction, base légale applicable), identification des systèmes cibles (ERP, GED, CRM), définition des schémas JSON de sortie par type documentaire. Output : dossier de qualification complet, schémas JSON cibles validés, go/no-go avec estimation de précision et ROI.

Phase 2 — POC agent IA : à partir de 5 500 € HT). Traitement d'un échantillon de 200-500 documents réels anonymisés par type documentaire. Mesure de précision réelle (vs estimation phase 1), identification des cas difficiles (fournisseurs à mise en page atypique, documents dégradés), fine-tuning initial du modèle d'extraction, validation des schémas JSON de sortie avec les équipes métier. Output : rapport de précision réelle par type et par champ, schémas JSON finalisés, démonstration live sur le stock réel du client.

Phase 3 — MVP en production (8-14 semaines,2 15 872 € HT selon scope). Déploiement infrastructure OVHcloud (configurations RGPD et HDS si applicable), intégrations ERP/GED finalisées, workflow de revue humaine déployé, formation des opérateurs, mise en production par batches progressifs (20 % puis 50 % puis 100 % du volume). Monitoring activé dès J+1.

Phase 4 — Exploitation et amélioration continue. SLA contractuel typique 99,5 % uptime. Fine-tuning mensuel sur base des corrections de revue humaine, rapports mensuels de performance, comité trimestriel de revue avec les équipes métier et DSI du client. Forfait MCO mensuel à partir de 1 113 € HT selon volume et complexité.

#ROI mesurable — Cas ETI 8 000 factures/mois

Cas client référence anonymisé (NDA) : ETI française de distribution alimentaire, 1 400 salariés, 8 000 factures fournisseurs traitées par mois, dont 60 % en PDF natif et 40 % en scan ou email. Avant déploiement : 3,4 ETP comptables dédiés à la saisie fournisseurs, délai moyen de traitement 4,2 jours ouvrés entre réception et enregistrement ERP, taux d'erreur de saisie 2,1 % générant des litiges fournisseurs récurrents et des anomalies de réconciliation comptable.

Mission Nehos sur 14 semaines : audit documentaire (8 types de factures identifiés, 3 ERP connectés — SAP FI central + Sage 100 sur 2 filiales), POC sur 500 factures réelles (précision initiale 93,7 %), fine-tuning sur les 40 fournisseurs à mise en page atypique (précision portée à 97,4 %), déploiement production avec workflow de revue humaine (taux de routage en revue : 7,2 %). Investissement total : à partir de 48 k€ HT.

Résultats à 12 mois : 8 000 factures/mois traitées automatiquement, précision 97,4 %, taux d'automatisation complète (sans revue humaine) 91,3 %, économie 2,3 ETP comptabilité fournisseurs (réaffectés sur des tâches à valeur ajoutée — analyse des écarts, relations fournisseurs, clôtures), délai moyen de traitement ramené de 4,2 jours à 6 heures, taux d'erreur post-traitement 0,3 % (vs 2,1 % en saisie manuelle), ROI complet atteint en 9 mois. Voir cas client ETI facturation électronique Document AI.

#Tarification — 715 k€ HT

Trois fourchettes selon le volume documentaire, le nombre de types documentaires à traiter et la complexité des intégrations.

PME/ETI — 1 à 3 types documentaires, volume < 5 000 docs/mois, 1-2 intégrations : 30-511 k€ HT sur 3 à 6 mois (audit + POC agent IA : à partir de 5 500 € HT/mois.

ETI mid-market — 4 à 8 types documentaires, volume 5 000-30 000 docs/mois, 3-5 intégrations : 13,5 k€ HT sur 5 à 9 mois. Cas typique : DAF/DSI ETI 1 000-3 000 salariés qui automatise l'extraction factures + contrats + RH + relevés bancaires avec intégration SAP FI, SharePoint GED et Lucca RH. Exploitation MCO : à partir de 1 746 € HT/mois.

Grands comptes / scale-ups volume — 8+ types documentaires, volume > 30 000 docs/mois, intégrations complexes : 23,5 k€ HT sur 8 à 12 mois. Cas typique : courtier assurance ou ETI industrielle avec flux documentaires complexes multi-entités, PDP-compatibilité facturation électronique, traitement multilingue, intégrations multiples ERP/GED/CRM. Exploitation MCO : à partir de 745 € HT/mois selon volume.

Estimation précise (précision ± 15 %) en 30 minutes sur la base d'un échantillon de 50 documents fournis par le client : [Calendly Document AI](https://calendly.com/raphael-poirier_/decouverte15min-nehos-groupe Nehos peut traiter cet échantillon à titre de démonstration pour fournir une mesure de précision réelle avant engagement.

Questions & Réponses

Questions fréquentes sur l'OCR IA et le Document AI en entreprise

Sur des factures scannées en basse résolution (DPI < 150) ou avec des problèmes de qualité (oblique, ombres, fond coloré, pages froissées), un OCR classique (Tesseract, ABBYY) tombe souvent à 70-80 % de précision sur les champs critiques. Le pipeline Nehos applique d'abord une étape de pré-traitement systématique (redressement, débruitage, binarisation adaptive) qui améliore la lisibilité du document de 4 à 12 points de précision avant même de passer au modèle d'extraction. Après pré-traitement, Mistral Vision + LLM d'extraction atteint 88-93 % de précision sur les documents dégradés, et 95-97 % sur les documents de bonne qualité. Les champs extraits avec un score de confiance inférieur à 85 % sont routés vers la revue humaine — en pratique, cela représente 6-12 % des documents pour un stock documentaire de qualité mixte. La précision globale effective (après revue humaine) atteint 99 %+ sur l'ensemble du flux. Pour avoir une estimation précise sur votre stock documentaire réel, Nehos propose de traiter un échantillon de 50 documents à titre de démonstration avant tout engagement.
La réponse dépend de votre contexte. Si vous traitez un seul type de document totalement normalisé avec une mise en page identique à chaque fois (ex : toujours le même formulaire interne imprimé en haute qualité), ABBYY avec un modèle entraîné spécifiquement peut suffire. En revanche, dès que vous avez de la variabilité de mise en page (factures de plusieurs dizaines de fournisseurs différents), des documents de qualité variable, des documents multilingues, des documents avec des données manuscrites, ou une logique d'extraction contextuelle (distinguer un total HT d'un total TTC quand leur positionnement varie), le gain de migrer vers Document AI LLM est significatif : 12 à 25 points de précision supplémentaires sur les cas difficiles, zéro maintenance de règles d'extraction, adaptation automatique aux nouveaux formats. Concrètement, un projet ABBYY/Tesseract nécessite un technicien pour maintenir les modèles et les règles au fil des évolutions de formats. Le Document AI Nehos s'adapte via l'apprentissage actif continu. Le ROI de la migration s'établit généralement en 12-18 mois selon le volume.
Oui, et c'est l'un des cas d'usage les plus demandés depuis le début de 2026. Pour les entreprises qui reçoivent encore des factures en PDF non structuré ou en scan (fournisseurs en retard de conformité, fournisseurs étrangers hors UE, petits fournisseurs non encore équipés), le pipeline Nehos extrait les données de la facture et génère automatiquement le fichier au format Factur-X (PDF/A-3 avec données XML embarquées conformes au standard DGFiP) ou UBL 2.1. Ce fichier peut être transmis directement au PPF (Portail Public de Facturation) ou à votre PDP immatriculée via API. L'output Nehos intègre les champs obligatoires de la facture électronique française : SIREN/SIRET émetteur et destinataire, numéro SIREN, numéro de facture, date d'émission, ligne de détail, taux de TVA, montants HT/TVA/TTC, modalités de paiement, numéro de commande si applicable. Cf [la page DGFiP sur la facturation électronique](https://www.impots.gouv.fr/professionnels/la-facturation-electronique-inter-entreprises) pour le calendrier réglementaire complet.
Oui, mais avec des garde-fous précis et non-négociables. Les documents d'identité contiennent des données biométriques (photo, MRZ) qui sont des données particulières au sens de l'article 9 du RGPD. L'intérêt légitime est insuffisant comme base légale — il faut soit une obligation légale explicite (vérification KYC dans le secteur financier ou assurance, vérification du droit au travail en RH), soit un consentement explicite et granulaire de la personne concernée. Dans ces conditions, le pipeline Nehos applique : pseudonymisation immédiate post-extraction (l'image originale n'est jamais stockée au-delà de 24h sauf obligation légale documentée), extraction uniquement des champs strictement nécessaires à l'usage légal (principe de minimisation article 5 RGPD), traçabilité immutable de chaque accès, DPIA dédiée validée par votre DPO avant tout déploiement. En dehors d'une base légale documentée, Nehos refuse de déployer le traitement automatisé de documents d'identité — c'est une ligne non-franchissable. [Conformité RGPD Nehos](/services/conformite) pour le détail du cadre.
C'est précisément là que Mistral Vision + LLM d'extraction distance les approches rule-based. Un moteur OCR classique avec des règles de mise en page codées en dur tombe en échec dès que la structure de la facture change. Mistral Vision, en tant que modèle multimodal entraîné sur des milliards de documents, comprend la mise en page sans règle prédéfinie : il distingue le montant HT du montant TTC par le contexte sémantique et le positionnement relatif des éléments, même si la mise en page est radicalement différente d'un fournisseur à l'autre. Sur les factures de fournisseurs étrangers en anglais, espagnol, allemand, arabe ou japonais, la précision Nehos se situe entre 90 et 96 % sans aucune configuration spécifique par fournisseur. Pour les fournisseurs récurrents dont la mise en page est stable, un fine-tuning léger (20-50 exemples annotés) porte la précision à 97-99 %. La bibliothèque Nehos référence déjà les mises en page des 500 fournisseurs les plus courants sur le marché français — une ETI couvre en général 70-80 % de son stock dès le déploiement initial.
La règle pratique chez Nehos : si vous traitez plus de 500 documents par mois d'un même type, le déploiement Document AI commence à être économiquement justifiable, à condition que le traitement manuel prenne plus de 2 minutes par document. Sous ces seuils, le rapport investissement/économies générées est défavorable et une solution SaaS standard (type Spendesk pour les notes de frais, ou un portail fournisseur imposant le format Factur-X) sera plus pragmatique. Le ROI devient nettement favorable à partir de 2 000 documents/mois sur un type documentaire (factures, contrats, bulletins). À 8 000 factures/mois comme dans notre cas client référence, le ROI complet est atteint en 9 mois. Au-delà de 20 000 documents/mois, le ROI est typiquement inférieur à 6 mois. Pour les volumes inférieurs à 500 docs/mois, Nehos recommande généralement une approche hybride : solution SaaS du marché pour le core + connecteur léger vers l'ERP, plutôt qu'un pipeline Document AI sur-mesure. On préfère vous dire la vérité plutôt que de vendre un projet non rentable.
Réserver un audit