Cloud Public vs Cloud Souverain France 2026 — AWS / Azure / GCP vs OVH / Scaleway / Outscale
Souveraineté des données, certifications SecNumCloud, catalogue services IA, prix compute, latence EU, conformité RGPD et CSRD : comparatif des clouds américains et des clouds souverains français sur 10 critères pour les entreprises françaises soumises à des exigences réglementaires.
Nos clients types
Verdict rapide
Cloud public (AWS/Azure/GCP) pour la richesse des services et la scalabilité mondiale. Cloud souverain (OVH/Scaleway) pour la conformité RGPD stricte, SecNumCloud et la maîtrise des données en France.
| Critère | Cloud public (AWS / Azure / GCP) | Cloud souverain FR (OVH / Scaleway / Outscale) |
|---|---|---|
| Souveraineté des données en France / UE | 2 | 5 |
| Certification SecNumCloud (ANSSI) | 1 | 5 |
| Prix compute mensuel (instance standard) | 3 | 5 |
| Catalogue services IA et ML natifs | 5 | 3 |
| Latence datacenter EU (Paris / Frankfurt) | 4 | 5 |
| Conformité RGPD et CSRD documentée | 2 | 5 |
| Qualité du support technique francophone | 3 | 5 |
| SLA de disponibilité (uptime garanti) | 5 | 4 |
| Portabilité et interopérabilité | 3 | 4 |
| Maturité et richesse de la plateforme | 5 | 3 |
Quel choix selon votre situation ?
Secteur public, hôpital ou organisme de défense française
→ Cloud souverain certifié SecNumCloud (Outscale ou OVH Cloud de confiance)ETI française voulant déployer des agents IA sur ses données RH
→ Architecture hybride — IA sur API cloud public, données sur cloud souverainStartup tech française cherchant la meilleure stack IA au meilleur prix
→ Scaleway pour l'infra + API cloud public pour l'IA générativeGrande ETI avec CSRD et reporting ESG obligatoire
→ Cloud souverain ou hyperscaler avec engagement carbone documentéETI sans contrainte réglementaire spécifique cherchant le meilleur ROI
→ AWS ou Azure pour les services IA, OVH pour les charges de travail standards#Cloud public vs cloud souverain : le verdict terrain de Nehos
Choisir entre un hyperscaler américain et un cloud souverain français, ce n'est pas un débat d'opinion. C'est une décision structurante qui engage votre conformité réglementaire, votre exposition juridique et votre capacité a déployer des services IA en production pendant les cinq prochaines années.
Chez Nehos Groupe, nos equipes déploient des infrastructures cloud pour des ETI et des organisations publiques en France, Belgique et Suisse depuis 2014. Plus de 200 projets livres, dont une quarantaine impliquant des architectures hybrides cloud souverain + API LLM. Ce comparatif ne sort pas d'un livre blanc générique : il s'appuie sur des retours de production mesures, des factures réelles et des audits de conformité que nous menons chaque trimestre.
Le constat rapide : AWS, Azure et GCP restent imbattables sur le catalogue de services et la scalabilite mondiale. OVHcloud, Scaleway et Outscale offrent une souveraineté juridique réelle, des prix compute inférieurs de 30 à 50 %, et la seule voie d'accès à la certification SecNumCloud. Pour la majorité des ETI françaises, la bonne réponse n'est ni l'un ni l'autre exclusivement -- c'est une architecture hybride intelligente.
#Tableau comparatif detaille : 10 critères mesures
Avant d'entrer dans l'analyse, voici la synthèse sur les 10 critères que nous évaluons systématiquement lors de nos audits d'infrastructure cloud. Chaque note est attribuée sur 5, basée sur nos retours de production et les benchmarks publics disponibles.
| Critère | Cloud public (AWS / Azure / GCP) | Cloud souverain FR (OVH / Scaleway / Outscale) |
|---|---|---|
| Souveraineté des données en France / UE | 2/5 -- filiales américaines soumises au Cloud Act, données accessibles sur requête judiciaire US | 5/5 -- entreprises de droit français, données exclusivement en France/UE, hors juridiction américaine |
| Certification SecNumCloud (ANSSI) | 1/5 -- aucune offre hyperscaler qualifiée SecNumCloud en 2026, malgré les annonces S3NS et Bleu | 5/5 -- Outscale certifie SecNumCloud, OVH en cours de qualification pour son offre Cloud de confiance |
| Prix compute mensuel (instance standard) | 3/5 -- à partir de 45 euros/mois pour une VM 4 vCPU / 16 Go RAM sur AWS eu-west-3 | 5/5 -- à partir de 25 euros/mois pour une VM équivalente sur OVH, 28 euros/mois sur Scaleway |
| Catalogue services IA et ML natifs | 5/5 -- plus de 200 services AWS, SageMaker, Bedrock, Azure AI, Vertex AI | 3/5 -- GPU A100/H100 disponibles, AI Endpoints OVH, Mistral sur Scaleway, mais MLOps natifs limites |
| Latence datacenter EU (Paris / Frankfurt) | 4/5 -- regions eu-west-3 (Paris) et eu-central-1 (Frankfurt), latence sous 5 ms intra-region | 5/5 -- datacenters a Roubaix, Gravelines, Paris, latence sous 2 ms depuis la France métropolitaine |
| Conformité RGPD et CSRD documentée | 2/5 -- DPA disponibles mais transferts extra-UE possibles via Cloud Act, position CNIL défavorable | 5/5 -- conformité RGPD native, pas de transfert extra-UE, DPA certifies par des cabinets français |
| Qualité du support technique francophone | 3/5 -- support en français disponible sur les plans Business et Enterprise, délai moyen 4 a 8 heures | 5/5 -- support natif en français, interlocuteurs bases en France, délai moyen sous 2 heures |
| SLA de disponibilité (uptime garanti) | 5/5 -- SLA a 99,99 % sur les services critiques, redondance multi-AZ native | 4/5 -- SLA a 99,95 % chez OVH, 99,99 % chez Scaleway sur les instances Premium |
| Portabilité et interopérabilité | 3/5 -- services propriétaires créant du lock-in (Lambda, DynamoDB, Cloud Functions) | 4/5 -- standards ouverts privilégiés (OpenStack chez OVH, Kubernetes natif chez Scaleway) |
| Maturité et richesse de la plateforme | 5/5 -- écosystème le plus riche du marche, documentation exhaustive, communauté mondiale | 3/5 -- catalogue en croissance rapide mais encore loin des hyperscalers sur les services manages |
#Souveraineté et Cloud Act : le noeud juridique
La souveraineté des données n'est pas un argument marketing. C'est une contrainte juridique concrete qui impacte directement la responsabilité du DSI et du DPO.
Le problème du Cloud Act. Depuis 2018, le Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act (CLOUD Act) permet aux autorités américaines d'exiger la communication de données stockées par des entreprises américaines, y compris quand ces données sont hébergées physiquement en Europe. Concrètement, si votre base PostgreSQL tourne sur une instance AWS eu-west-3 à Paris, le gouvernement américain peut légalement exiger qu'Amazon lui transmette vos données sans meme en informer les autorités françaises.
Ce n'est pas théorique. La CNIL a publie plusieurs avis confirmant que l'utilisation de services cloud américains pour le traitement de données personnelles de citoyens européens presente un risque juridique reel au regard du RGPD, meme avec des clauses contractuelles types (SCC) et un DPA en place.
La position des hyperscalers. AWS, Azure et Google ont tente de répondre a cette preoccupation avec des offres localisées : AWS Europe (region Paris eu-west-3), Azure France Central, Google Cloud europe-west9. Mais ces regions restent opérées par des filiales de droit américain, ce qui ne résout pas le problème du Cloud Act. Les initiatives S3NS (Google + Thales) et Bleu (Microsoft + Capgemini + Orange) visent a créer des entités de droit français exploitant des technologies américaines sous licence. En 2026, S3NS propose un catalogue restreint de services Google Cloud operes par Thales, mais la qualification SecNumCloud n'est toujours pas obtenue.
La réponse souveraine. OVHcloud, Scaleway et Outscale sont des entreprises de droit français (ou européen pour certaines filiales). Leurs datacenters en France ne sont pas soumis au Cloud Act. L'entité juridique qui traite vos données est française, les employes qui administrent l'infrastructure sont en France, et les décisions de gouvernance sont prises en France. C'est la seule garantie de souveraineté réelle en 2026.
Pour les entreprises qui traitent des données de santé (HDS), des données de defense (DR), ou des données d'administrations publiques, cette distinction n'est pas un luxe. C'est une obligation légale.
#SecNumCloud et certifications : qui est qualifie en 2026
SecNumCloud est la qualification délivrée par l'ANSSI pour les offres de cloud computing répondant aux exigences de sécurité les plus élevées de l'État français.
État des lieux en 2026. Outscale (filiale de Dassault Systèmes) reste le seul fournisseur cloud disposant de la qualification SecNumCloud pour son offre IaaS. OVHcloud a engage la demarche de qualification pour son offre "Hosted Private Cloud powered by VMware" et certaines briques de son offre Public Cloud, mais la qualification n'est pas encore obtenue sur l'ensemble de la gamme. Scaleway n'a pas encore engage de processus SecNumCloud.
Qui a besoin de SecNumCloud ? La qualification est obligatoire pour :
- les systèmes d'information d'importance vitale (OIV) au sens de la loi de programmation militaire
- les opérateurs de services essentiels (OSE) au sens de la directive NIS 2
- les systèmes traitant des données classifiées ou des données de santé critiques
- les marches publics exigeant explicitement la qualification dans leur cahier des charges
Pour la majorité des ETI privées, SecNumCloud n'est pas obligatoire. Mais certains donneurs d'ordre publics l'exigent dans leurs appels d'offres, et la tendance est a la généralisation dans les secteurs reglemente (banque, assurance, énergie).
Les initiatives hybrides. S3NS (Google Cloud + Thales) et Bleu (Azure + Capgemini + Orange) visent a proposer des services cloud américains operes par des entités françaises qualifiées SecNumCloud. Le principe est séduisant : bénéficier du catalogue de services Google ou Microsoft avec une gouvernance française. En pratique, le catalogue disponible reste très restreint par rapport à l'offre native des hyperscalers, les tarifs sont supérieurs de 20 à 40 %, et les délais de mise a disposition des nouvelles fonctionnalités sont de 6 à 18 mois. Notre recommandation : évaluez ces offres si votre secteur l'exige, mais ne construisez pas votre architecture autour d'un catalogue qui n'est pas encore stabilise.
#Prix compute : le cloud souverain 30 a 50 % moins cher
Le prix est l'argument le plus tangible du cloud souverain, et il est verifie par nos factures de production.
Comparatif instances standards (4 vCPU, 16 Go RAM, SSD 80 Go, region Paris) :
- AWS (m6i.xlarge, eu-west-3) : à partir de 45 euros/mois en reserved instance 1 an, 120 euros/mois en on-demand
- Azure (Standard_D4s_v5, France Central) : à partir de 48 euros/mois en reserved 1 an, 125 euros/mois en pay-as-you-go
- GCP (n2-standard-4, europe-west9) : à partir de 42 euros/mois en committed use 1 an, 115 euros/mois en on-demand
- OVHcloud (B3-16, Gravelines/Roubaix) : à partir de 25 euros/mois, tarif fixe sans engagement
- Scaleway (DEV1-L, Paris) : à partir de 28 euros/mois, tarif fixe sans engagement
L'écart se creuse davantage sur les coûts annexes. Les frais de sortie de données (egress) des hyperscalers américains sont un poste souvent sous-estime : AWS facture 0,09 euro/Go au-delà des 100 premiers Go, Azure et GCP ont des grilles similaires. OVHcloud inclut un quota d'egress généreux dans ses offres, et Scaleway ne facture pas l'egress intra-region.
Comparatif GPU pour l'inférence IA :
- AWS (p4d.24xlarge, 8x A100 40 Go) : à partir de 8 500 euros/mois en reserved 1 an
- OVHcloud (GPU A100, 1x A100 80 Go) : à partir de 1 800 euros/mois, tarif fixe
- Scaleway (GPU-3070-S, 1x L4) : à partir de 450 euros/mois, tarif fixe
Les prix GPU souverains sont compétitifs pour l'inférence de modèles open source (Mistral, LLaMA 3). Pour l'entraînement de modèles à grande échelle, la disponibilité GPU reste un avantage des hyperscalers américains qui ont securise des stocks massifs de H100.
Attention aux coûts caches. Le prix affiche d'un hyperscaler ne reflète pas le coût reel. Les egress fees, les coûts de transfert inter-regions, les licences de support Enterprise, et les majorations sur les services manages (RDS, ElastiCache, CloudFront) peuvent doubler la facture initiale. Nos audits de coûts montrent que le coût total de possession (TCO) sur 3 ans d'une infrastructure OVH est en moyenne 40 % inférieur a une infrastructure AWS équivalente pour des workloads standards (applications web, bases de données, CI/CD).
#Catalogue services IA et ML natifs : l'avantage structurel des hyperscalers
C'est le principal argument en faveur du cloud public américain, et il est incontestable en 2026.
AWS propose SageMaker (MLOps complet), Bedrock (accès à Claude, Mistral, LLaMA, Titan via API unifiée), Comprehend (NLP), Rekognition (vision), Textract (OCR), et des dizaines de services spécialisés. Azure offre Azure AI Studio, Azure OpenAI Service (accès exclusif a GPT-4 et o1), Cognitive Services et Azure ML. Google Cloud propose Vertex AI, Gemini API, et un écosystème BigQuery ML pour le ML à grande échelle sur données structurées.
OVHcloud propose des instances GPU (A100, H100) pour l'inférence et le fine-tuning, une offre AI Endpoints hébergeant des modèles Mistral et LLaMA, et des services Kubernetes manages pour le déploiement de modèles. Le catalogue MLOps natif est encore rudimentaire : pas de feature store, pas de pipeline d'entraînement automatique, pas d'équivalent a SageMaker Studio.
Scaleway propose des GPU, un accès à Mistral AI via son partenariat, et une plateforme Kubernetes solide. L'offre est plus moderne et developer-friendly qu'OVH, mais le catalogue IA reste limite aux briques d'infrastructure.
La stratégie pragmatique. Pour une ETI française qui veut déployer des agents IA en production, la bonne approche n'est pas de choisir entre cloud souverain et cloud public pour l'IA. C'est de séparer les couches :
- Infrastructure et données sur cloud souverain (OVH, Scaleway)
- Appels API LLM vers des providers externes (Anthropic, OpenAI) avec anonymisation des données en amont
- Modèles open source (Mistral, LLaMA 3) deployes sur GPU souverains pour les cas d'usage ou les données ne doivent pas sortir de l'infrastructure
Cette approche est exactement celle que nous déployons chez nos clients via nos agents IA souverains pour ETI françaises. Elle couvre 95 % des cas d'usage IA B2B tout en respectant les exigences RGPD les plus strictes.
#Performance, latence et SLA : des différences mesurables
La performance brute des hyperscalers américains est légendaire, mais elle merite d'être nuancée pour un usage en France métropolitaine.
Latence réseau. Nos mesures de production sur les 12 derniers mois montrent :
- AWS eu-west-3 (Paris) : latence moyenne de 3,2 ms depuis Paris, 8,5 ms depuis Lyon
- Azure France Central (Paris) : latence moyenne de 3,8 ms depuis Paris, 9,1 ms depuis Lyon
- OVHcloud (Roubaix/Gravelines) : latence moyenne de 1,4 ms depuis Paris, 4,2 ms depuis Lyon
- Scaleway (Paris DC5) : latence moyenne de 1,1 ms depuis Paris, 3,8 ms depuis Lyon
Pour des applications B2B servies en France métropolitaine, la latence des clouds souverains est systématiquement inférieure. L'écart est significatif pour les applications temps réel (API REST, websockets, streaming video).
SLA de disponibilité. AWS et Azure offrent des SLA a 99,99 % (soit 52 minutes d'indisponibilité par an) sur leurs services critiques (EC2, RDS, S3). OVHcloud propose un SLA a 99,95 % (soit 4 heures 23 minutes par an) sur ses instances Public Cloud, et Scaleway offre 99,99 % sur ses instances Premium. En pratique, les incidents majeurs existent des deux cotes : l'incendie du datacenter OVH à Strasbourg en 2021 a marque les esprits, mais AWS a aussi connu des pannes majeures (us-east-1 en décembre 2021, 7 heures d'indisponibilité).
La redondance multi-zones (AZ) est native chez les hyperscalers et suppose une architecture applicative adaptée. OVH et Scaleway proposent également des zones de disponibilité multiples, mais l'automatisation du failover est moins avancée que chez AWS ou GCP.
IOPS et throughput stockage. AWS EBS io2 offre des performances de stockage supérieures aux volumes standards OVH. Pour les workloads nécessitant des IOPS eleves (bases de données transactionnelles a fort volume), les hyperscalers restent en avance. Pour les workloads standards (applications web, stockage objet, archivage), la différence est négligeable.
#Migration et portabilité : éviter le lock-in
La portabilité est un critère stratégique souvent négligé au moment du choix initial. Changer de cloud après 3 ans d'exploitation est un projet majeur qui peut coûter l'équivalent de 6 à 18 mois de facture cloud.
Le lock-in des hyperscalers. AWS, Azure et GCP proposent des centaines de services propriétaires qui n'ont pas d'équivalent standardise. Si vous utilisez AWS Lambda, DynamoDB, Step Functions et SQS, votre application est profondément couplée a l'écosystème AWS. Migrer vers OVH ou Scaleway suppose de réécrire les composants dependant de ces services.
L'approche standards ouverts des souverains. OVHcloud s'appuie sur OpenStack pour sa couche IaaS et Kubernetes pour l'orchestration de conteneurs. Scaleway propose également Kubernetes natif et des API compatibles S3 pour le stockage objet. Cette approche standards ouverts facilite la portabilité : une application déployée sur Kubernetes chez Scaleway peut être migrée vers OVH, AWS EKS ou n'importe quel autre provider Kubernetes avec un effort minimal.
Notre recommandation pour minimiser le lock-in :
- Privilégiez les conteneurs Docker et Kubernetes plutôt que les services serverless propriétaires
- Utilisez PostgreSQL ou MySQL plutôt que DynamoDB, Cosmos DB ou Cloud Spanner
- Stockez vos objets via une API compatible S3 (disponible chez tous les providers)
- Gérez votre infrastructure avec Terraform, qui supporte tous les clouds majeurs
- Documentez les dépendances cloud dans votre architecture (ADR) pour faciliter une migration future
Si vous êtes déjà sur un hyperscaler et envisagez une migration vers un cloud souverain, notre equipe realise des audits de portabilité qui identifient les composants a risque et estiment le coût de migration. Les projets de migration que nous avons menes se chiffrent typiquement entre 15 000 et 80 000 euros selon la complexité, avec un délai de 3 à 6 mois.
#Stratégie hybride : la réponse pragmatique pour les ETI françaises
La dichotomie "cloud public ou cloud souverain" est un faux choix. La majorité de nos clients déploient une architecture hybride qui tire le meilleur de chaque monde.
Architecture hybride recommandée par Nehos :
-
Couche données sensibles sur cloud souverain. Toutes les données personnelles (clients, employes, candidats), les données financières et les données de santé sont stockées exclusivement sur OVH ou Scaleway, avec chiffrement au repos (AES-256) et en transit (TLS 1.3). Les clés de chiffrement sont gérées par le client, pas par le provider.
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Pipeline d'anonymisation en amont. Avant tout appel a un service externe (API LLM, service tiers), les données passent par un pipeline de pseudonymisation qui remplace les informations identifiantes par des tokens réversibles côté serveur. Ce pipeline tourne sur l'infrastructure souveraine.
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Appels API LLM sur données anonymisees. Les inferences LLM (Claude via API Anthropic, GPT-4 via Azure OpenAI) sont effectuées uniquement sur des données anonymisees. Les réponses sont re-identifiées côté serveur souverain après reception.
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Modèles open source sur GPU souverains. Pour les cas d'usage ou meme les données anonymisees ne doivent pas sortir de l'infrastructure (audit interne, données classifiées), des modèles open source (Mistral Large, LLaMA 3) sont deployes sur des GPU OVH ou Scaleway.
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Logs et observabilite sur cloud souverain. Tous les logs d'agents IA, les traces d'appels API et les métriques de performance sont stockes sur l'infrastructure souveraine. L'outil de monitoring (Grafana, Prometheus) tourne également en souverain.
Cette architecture couvre la grande majorité des cas d'usage IA B2B tout en respectant les exigences RGPD les plus strictes. Elle est directement liée à notre approche de souveraineté numérique responsable que nous détaillons dans notre page de services dédiée.
Coût d'une architecture hybride. Nos clients constatent un TCO inférieur de 20 à 35 % par rapport à une infrastructure 100 % hyperscaler, grace aux prix compute souverains. Le surcoat d'ingénierie pour la couche d'anonymisation et le routage multi-cloud est typiquement amorti en 6 a 9 mois.
#Quel choix selon votre cas : nos recommandations par profil
Le bon choix depend de votre secteur, de vos contraintes réglementaires et de vos ambitions IA. Voici nos recommandations par profil, basées sur nos retours de production.
Secteur public, hôpital ou organisme de defense française. Cloud souverain certifie SecNumCloud (Outscale) ou OVH Cloud de confiance. Les données de santé (HDS), les données de defense et les données d'organismes publics sont soumises a des exigences de souveraineté strictes incompatibles avec un cloud américain soumis au Cloud Act. Pas de compromis possible sur ce profil.
ETI française voulant déployer des agents IA sur ses données RH. Architecture hybride -- IA sur API cloud public, données sur cloud souverain. Les données RH (salaires, evaluations, données personnelles sensibles) doivent rester sur OVH ou Scaleway. Les modèles IA (Claude via API Anthropic, GPT-4 via Azure) peuvent être appelés via API sans que les données brutes sortent de l'infrastructure souveraine. C'est le cas d'usage le plus frequent chez nos clients, et celui ou notre expertise en agents IA apporte le plus de valeur.
Startup tech française cherchant la meilleure stack IA au meilleur prix. Scaleway pour l'infra + API cloud public pour l'IA generative. Scaleway offre le meilleur rapport compute/prix en Europe pour l'inférence de modèles open source (Mistral, LLaMA 3), avec une expérience développeur moderne et des GPU disponibles -- complete par des API LLM externes pour les cas nécessitant des modèles propriétaires.
Grande ETI avec CSRD et reporting ESG obligatoire. Cloud souverain ou hyperscaler avec engagement carbone documente. La directive CSRD oblige les ETI de plus de 250 salaries a reporter leur empreinte numérique. Scaleway (neutralité carbone documentée, datacenter Diiode avec recuperation de chaleur) et les engagements net-zero d'Azure et Google sont plus avances qu'OVH sur ce critère en 2026.
ETI sans contrainte réglementaire spécifique cherchant le meilleur ROI. AWS ou Azure pour les services IA, OVH pour les charges de travail standards. Sans contrainte de souveraineté stricte, l'optimisation est économique : utilisez OVH ou Scaleway pour les workloads standards (30 a 50 % moins cher), et AWS Bedrock ou Azure AI uniquement pour les inferences LLM nécessitant des modèles propriétaires.
Pour identifier votre profil et définir votre stratégie cloud, les données du Baromètre IA ETI France 2026 fournissent des benchmarks sectoriels utiles.
#Retour d'expérience Nehos : notre architecture en production
Nehos heberge son propre site et ses outils internes sur OVH Cloud (Paris) par conviction et par conformité RGPD. Pour nos projets clients impliquant des agents IA, nous utilisons l'architecture hybride décrite ci-dessus : données et logs sur OVH ou Scaleway, appels aux LLMs via API Anthropic (Claude) ou OpenAI avec des DPA contractuels, et anonymisation des données avant tout appel API externe.
Cette architecture nous permet de combiner la souveraineté des données sensibles et la puissance des LLMs américains sans compromis sur la conformité. Nous conseillons systématiquement à nos clients ETI de ne jamais envoyer de données personnelles brutes vers une API LLM américaine -- l'anonymisation ou la pseudonymisation en amont est obligatoire.
Un exemple concret : pour un client ETI du secteur assurance (850 salaries), nous avons déployé un agent IA de traitement de sinistres qui analyse des documents contenant des données personnelles sensibles. L'infrastructure de stockage et de traitement tourne sur OVH Cloud Paris. Les documents sont anonymises avant d'être envoyés a Claude via l'API Anthropic pour l'extraction et la classification. Les résultats sont re-identifies côté serveur OVH. Le coût d'infrastructure mensuel est de 1 200 euros, soit 60 % de moins qu'une architecture équivalente sur AWS.
#FAQ : les questions les plus frequentes
Qu'est-ce que la certification SecNumCloud et quelles entreprises en ont besoin ?
SecNumCloud est la qualification délivrée par l'ANSSI pour les offres de cloud computing répondant aux exigences de sécurité les plus élevées. En 2026, Outscale (filiale de Dassault Systèmes) est le principal acteur certifie SecNumCloud en France. Cette qualification est obligatoire pour les systèmes d'information d'importance vitale (OIV), les opérateurs de services essentiels (OSE) et les systèmes traitant des données classifiées. Pour la majorité des ETI privées, SecNumCloud n'est pas obligatoire mais peut être requis par certains donneurs d'ordre publics.
OVH est-il vraiment souverain si son infrastructure est en France ?
OVHcloud est une entreprise française (SA de droit français, siege a Roubaix) dont les datacenters en France ne sont pas soumis au Cloud Act américain -- contrairement à AWS Europe ou Azure France Central, qui restent des filiales d'entreprises américaines. En revanche, OVHcloud n'est pas certifie SecNumCloud sur l'ensemble de sa gamme et certains partenariats avec des acteurs américains peuvent introduire des dépendances. Pour les données les plus critiques, Outscale ou une infrastructure on-premise reste la garantie de souveraineté la plus absolue.
Les services IA d'OVH et Scaleway peuvent-ils rivaliser avec AWS SageMaker ou Azure AI ?
Pas encore en 2026 sur le catalogue natif. OVH propose des instances GPU (A100, H100) pour l'inférence et le fine-tuning, et heberge des modèles Mistral et LLaMA via son offre AI Endpoints. Scaleway propose également des GPU et un accès à Mistral AI. Mais la richesse des services manages (MLOps, feature stores, pipelines d'entraînement automatiques) d'AWS SageMaker ou Azure ML est très supérieure. La stratégie pragmatique est d'utiliser des GPU souverains pour les modèles open source et les données sensibles, et des API cloud public pour les LLMs propriétaires avec des données anonymisees.
Une ETI peut-elle avoir une stratégie cloud 100 % souveraine en France en 2026 ?
Techniquement oui, mais avec des compromis sur les services IA avances. Une ETI peut héberger 100 % de son infrastructure sur OVH, Scaleway ou Outscale, utiliser Mistral AI (entreprise française) pour les LLMs, et déployer des modèles open source sur des GPU souverains. La limitation principale est la maturité des modèles : en 2026, les meilleurs LLMs propriétaires restent supérieurs a Mistral sur de nombreux cas d'usage B2B complexes. Une approche 100 % souveraine est donc réaliste pour les données et l'infrastructure, mais difficile a maintenir pour les services IA les plus avances sans compromis de performance.
Comment structurer une architecture hybride cloud souverain + cloud public ?
Notre architecture recommandée pour une ETI française : 1) Données sensibles (RH, clients, financier) stockées sur OVH ou Scaleway avec chiffrement au repos. 2) Pipeline d'anonymisation en amont de tout appel API externe. 3) Inference LLM via API Anthropic, OpenAI ou Azure OpenAI sur des données anonymisees uniquement. 4) Logs et traces des agents IA stockes localement sur cloud souverain. 5) CI/CD et outils de développement sur GitHub ou GitLab avec code heberge sur une instance autogérée si nécessaire. Cette architecture couvre la grande majorité des cas d'usage IA B2B tout en respectant les exigences RGPD les plus strictes.
#Services complémentaires Nehos
Le choix de votre infrastructure cloud n'est que la première étape. La valeur se cree dans l'architecture, l'intégration et le déploiement en production. Voici comment Nehos vous accompagne :
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Audit d'infrastructure cloud : evaluation de votre infrastructure existante, identification des risques de conformité et des opportunités d'optimisation. À partir de 5 500 euros pour un audit complet avec recommandations d'architecture.
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Agence IA Nehos : accompagnement stratégique et opérationnel sur l'ensemble de votre transformation IA, de la définition de la roadmap au déploiement en production.
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Agents IA souverains pour ETI françaises : conception, développement et déploiement d'agents IA sur architecture hybride. Données en souverain, inference optimisée, monitoring en production. Déploiement en 8 a 12 semaines.
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Souveraineté numérique responsable : notre offre dédiée pour les organisations souhaitant reprendre le controle de leurs données et de leur infrastructure numérique.
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SaaS vs développement sur mesure PME : notre comparatif pour les entreprises qui hésitent entre une solution SaaS et un développement sur mesure heberge en souverain.
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Plausible vs Matomo vs PostHog -- analytics RGPD : le choix de votre outil d'analytics est également un enjeu de souveraineté. Notre comparatif des solutions conformes RGPD.
Nos experts sont disponibles pour un premier echange. Pas de commercial, pas de pitch générique : un architecte cloud qui connaît votre secteur et vos contraintes réglementaires.
Questions fréquentes
SecNumCloud est la qualification délivrée par l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) pour les offres de cloud computing répondant aux exigences de sécurité les plus élevées. En 2026, seul Outscale (filiale de Dassault Systèmes) est certifié SecNumCloud en France. Cette qualification est obligatoire pour les systèmes d'information d'importance vitale (OIV), les opérateurs de services essentiels (OSE) et les systèmes traitant des données classifiées. Pour la majorité des ETI privées, SecNumCloud n'est pas obligatoire mais peut être requis par certains donneurs d'ordre publics.
OVHcloud est une entreprise française (SA de droit français, siège à Roubaix) dont les datacenters en France ne sont pas soumis au Cloud Act américain — contrairement à AWS Europe (Ireland) ou Azure France Central, qui restent des filiales d'entreprises américaines. En revanche, OVHcloud n'est pas certifié SecNumCloud et ses partenariats avec des acteurs américains pour certains services peuvent introduire des dépendances. Pour les données critiques, Outscale ou une infrastructure on-premise reste la seule garantie de souveraineté absolue.
Pas encore en 2026 sur le catalogue natif. OVH propose des instances GPU (A100, H100) pour l'inférence et le fine-tuning, et héberge des modèles Mistral et LLaMA via son offre AI Endpoints. Scaleway propose également des GPU et un accès à Mistral AI. Mais la richesse des services managés (MLOps, feature stores, pipelines d'entraînement automatiques) d'AWS SageMaker ou Azure ML est très supérieure. La stratégie pragmatique est d'utiliser des GPU souverains pour les modèles open source et les données sensibles, et des API cloud public pour les LLMs propriétaires avec des données anonymisées.
Techniquement oui, mais avec des compromis importants sur les services IA. Une ETI peut héberger 100 % de son infrastructure sur OVH/Scaleway/Outscale, utiliser Mistral AI (entreprise française) pour les LLMs, et déployer des modèles open source (LLaMA, Mistral) sur des GPU souverains. La limitation principale est la qualité des modèles : en 2026, Claude, GPT-4 et Gemini restent supérieurs à Mistral sur de nombreux cas d'usage B2B. Une approche 100 % souveraine est donc réaliste pour les données mais difficile à maintenir pour les services IA les plus avancés.
Notre architecture recommandée pour une ETI française : 1) Données sensibles (RH, clients, financier) stockées sur OVH/Scaleway avec chiffrement au repos. 2) Pipeline d'anonymisation/pseudonymisation en amont de tout appel API externe. 3) Inférence LLM via API Anthropic, OpenAI ou Azure OpenAI sur des données anonymisées uniquement. 4) Logs et traces des agents IA stockés localement sur cloud souverain. 5) CI/CD et outils de développement sur GitHub/GitLab avec code hébergé sur une instance autogérée si nécessaire. Cette architecture couvre 95 % des cas d'usage IA B2B tout en respectant les exigences RGPD les plus strictes.