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Définition & Concepts

Empreinte Carbone Numérique

Version Décideur

L'essentiel

Chaque fois que vous envoyez un email, regardez une vidéo YouTube ou posez une question à ChatGPT, des serveurs quelque part dans le monde consomment de l'électricité — et cette électricité est en partie produite à partir de combustibles fossiles, ce qui génère du CO2. L'empreinte carbone numérique, c'est la somme de tout ce CO2 lié au numérique : la fabrication de votre téléphone, l'usage de votre ordinateur, les serveurs qui hébergent votre site web, les réseaux qui transportent vos données. Le chiffre qui surprend toujours : ce n'est pas l'usage qui pèse le plus lourd, c'est la fabrication des appareils. Votre smartphone a généré environ 70 kg de CO2 à sa fabrication. Le charger tous les jours pendant 4 ans n'en génère que 12 à 20 kg supplémentaires. Donc le geste le plus efficace n'est pas d'éteindre votre WiFi la nuit — c'est de garder votre téléphone le plus longtemps possible avant d'en racheter un. Pour les entreprises, l'enjeu devient réglementaire : depuis 2026, les ETI de plus de 250 salariés doivent mesurer et déclarer leur empreinte numérique dans leur rapport CSRD. Ce n'est plus du volontariat.

Version Expert

Détails Techniques

L'empreinte carbone numérique est la quantification des émissions de gaz à effet de serre (GES), exprimées en équivalent CO2 (CO2eq), imputables au cycle de vie complet des technologies de l'information et de la communication (TIC). Elle couvre trois postes : (1) Terminaux utilisateurs — fabrication (extraction minerais, usines, transport), usage (consommation électrique), fin de vie (recyclage ou décharge). En France, 80 % de l'impact des terminaux provient de leur fabrication (ADEME 2023). (2) Réseaux — infrastructure fixe (fibre, câbles sous-marins) et mobile (4G, 5G), consommation des équipements actifs. Les réseaux représentent 20-25 % de la consommation électrique du numérique mondial. (3) Datacenters — serveurs, refroidissement, alimentation sans interruption. PUE (Power Usage Effectiveness) moyen mondial : 1,57 (2022, IEA) ; hyperscalers (AWS, GCP, Azure) : 1,1-1,2. Méthodologie de mesure : ACV (ISO 14040/14044), bilan GES selon le protocole GHG Protocol (Scope 1 émissions directes, Scope 2 électricité achetée, Scope 3 chaîne de valeur). Outils open source : Boavizta API (ACV serveurs et équipements), CO2.js (Green Web Foundation, empreinte par kWh selon pays), Carbonalyser (extension navigateur, émissions par site web), Cloud Carbon Footprint (Scope 2/3 cloud AWS/GCP/Azure). Valeurs de référence (IEA, ADEME, Hugging Face 2022-2024) : email texte 4g CO2eq, email +PJ 50g, recherche Google 0,2g, requête GPT-4 25g, streaming 1h HD 36g, visioconférence 1h 50-250g.

#Définition Empreinte Carbone Numérique

L'empreinte carbone numérique est la quantification des émissions de gaz à effet de serre (GES), exprimées en équivalent CO2 (CO2eq), imputables au cycle de vie complet des technologies de l'information et de la communication (TIC). Elle couvre trois postes : (1) Terminaux utilisateurs — fabrication (extraction minerais, usines, transport), usage (consommation électrique), fin de vie (recyclage ou décharge). Pour approfondir, consultez la page service Souveraineté Numérique Responsable Nehos.

Du point de vue technique, En France, 80 % de l'impact des terminaux provient de leur fabrication (ADEME 2023). (2) Réseaux — infrastructure fixe (fibre, câbles sous-marins) et mobile (4G, 5G), consommation des équipements actifs. Les réseaux représentent 20-25 % de la consommation électrique du numérique mondial. (3) Datacenters — serveurs, refroidissement, alimentation sans interruption. PUE (Power Usage Effectiveness) moyen mondial : 1,57 (2022, IEA) ; hyperscalers (AWS, GCP, Azure) : 1,1-1,2. Méthodologie de mesure : ACV (ISO 14040/14044), bilan GES selon le protocole GHG Protocol (Scope 1 émissions directes, Scope 2 électricité achetée, Scope 3 chaîne de valeur). Outils open source : Boavizta API (ACV serveurs et équipements), CO2.js (Green Web Foundation, empreinte par kWh selon pays), Carbonalyser (extension navigateur, émissions par site web), Cloud Carbon Footprint (Scope 2/3 cloud AWS/GCP/Azure). Valeurs de référence (IEA, ADEME, Hugging Face 2022-2024) : email texte 4g CO2eq, email +PJ 50g, recherche Google 0,2g, requête GPT-4 25g, streaming 1h HD 36g, visioconférence 1h 50-250g.

On voit trop de projets échouer par méconnaissance de Empreinte Carbone Numérique. La théorie compte — mais la mise en pratique encore plus.

#Empreinte Carbone Numérique expliqué simplement

Chaque fois que vous envoyez un email, regardez une vidéo YouTube ou posez une question à ChatGPT, des serveurs quelque part dans le monde consomment de l'électricité — et cette électricité est en partie produite combustibles fossiles, ce qui génère du CO2. L'empreinte carbone numérique, c'est la somme de tout ce CO2 lié au numérique : la fabrication de votre téléphone, l'usage de votre ordinateur, les serveurs qui hébergent votre site web, les réseaux qui transportent vos données. Le chiffre qui surprend toujours : ce n'est pas l'usage qui pèse le plus lourd, c'est la fabrication des appareils. Votre smartphone a généré environ 70 kg de CO2 à sa fabrication. Le charger tous les jours pendant 4 ans n'en génère que 12 à 20 kg supplémentaires. Donc le geste le plus efficace n'est pas d'éteindre votre WiFi la nuit — c'est de garder votre téléphone le plus longtemps possible avant d'en racheter un. Pour les entreprises, l'enjeu devient réglementaire : depuis 2026, les ETI de plus de 250 salariés doivent mesurer et déclarer leur empreinte numérique dans leur rapport CSRD. Ce n'est plus du volontariat.

Situation classique dans les projets que Nehos accompagne. Voilà pourquoi on insiste sur la mesure : pas de décision sans donnée.

#Cas d'usage concrets

ETI retail (bilan GES numérique pour rapport CSRD 2026) — ETI retail (350 salariés, 84,8 M€ CA) soumise à la CSRD depuis l'exercice 2026. Mission Nehos : quantification de l'empreinte numérique Scope 3 (achats IT, usage produits digitaux clients). Méthodologie ADEME Bilan Carbone + Boavizta API pour le parc serveurs AWS. Résultats : 187 tonnes CO2eq/an (Scope 2 + Scope 3 numérique), dont 41 % sur la fabrication des 320 terminaux renouvelés annuellement. Recommandation actée : allongement durée de vie terminaux de 3 à 5 ans, économie projetée 54 tonnes CO2eq/an et à partir de 24 k€ d'achats IT.

Scale-up SaaS IA (mesure empreinte inférence LLM) — Startup SaaS IA B2B (50 salariés) utilisant GPT-4 et Claude 3.5 Sonnet en production via API. Mission : quantification de l'empreinte carbone des appels d'API IA (Scope 3 catégorie 1). Méthodologie : CO2.js + facteurs d'émission Boavizta + données public Hugging Face Model Cards. Estimation : 4,2 tonnes CO2eq/an pour 18 millions de tokens/mois. Optimisation actée : cache sémantique sur requêtes répétitives (réduction 35 % des appels) + migration partielle vers Haiku (modèle plus sobre). Empreinte réduite à 2,6 tonnes CO2eq/an.

Collectivité (audit infrastructure numérique pour plan de sobriété) — Métropole de 280 000 habitants souhaitant construire un plan de sobriété numérique conformément à la circulaire DINUM 2022. Audit Nehos : inventaire 4 200 postes de travail, 180 serveurs datacenter interne, 14 applications SaaS cloud. Empreinte calculée via bilan GES ADEME : 890 tonnes CO2eq/an, dont 68 % sur la fabrication et renouvellement des terminaux (durée vie moyenne : 3,2 ans). Plan d'action : allongement à 5 ans (–230 T CO2eq), virtualisation 40 serveurs physiques (–85 T CO2eq), migration messagerie vers hébergeur certifié énergie renouvelable (–22 T CO2eq). Total réduction projetée : -337 T CO2eq/an (38 %).

#Empreinte Carbone Numérique chez Nehos Groupe

Nehos Groupe a fait de cette approche un standard projet. Sur les 3 derniers projets impliquant Empreinte Carbone Numérique, on a documenté les résultats avec des KPIs précis. Notre service Souveraineté Numérique Responsable Nehos couvre ce périmètre de A à Z.

Chaque mission démarre par un cadrage structuré : objectifs chiffrés, périmètre technique, jalons à 30/60/90 jours. Les résultats mesurés sur nos clients : 35 % est un ordre de grandeur courant. On livre, on mesure, on itère. Pas de slides sans livrable. Voir aussi : audit CSRD empreinte numérique Nehos.

#Termes associés

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Explorez chaque définition pour construire une vision complète du sujet.

Applications Concrètes

Contexte : ETI retail (bilan GES numérique pour rapport CSRD 2026)

"ETI retail (350 salariés, 84,8 M€ CA) soumise à la CSRD depuis l'exercice 2026. Mission Nehos : quantification de l'empreinte numérique Scope 3 (achats IT, usage produits digitaux clients). Méthodologie ADEME Bilan Carbone + Boavizta API pour le parc serveurs AWS. Résultats : 187 tonnes CO2eq/an (Scope 2 + Scope 3 numérique), dont 41 % sur la fabrication des 320 terminaux renouvelés annuellement. Recommandation actée : allongement durée de vie terminaux de 3 à 5 ans, économie projetée 54 tonnes CO2eq/an et à partir de 24 k€ d'achats IT."

Contexte : Scale-up SaaS IA (mesure empreinte inférence LLM)

"Startup SaaS IA B2B (50 salariés) utilisant GPT-4 et Claude 3.5 Sonnet en production via API. Mission : quantification de l'empreinte carbone des appels d'API IA (Scope 3 catégorie 1). Méthodologie : CO2.js + facteurs d'émission Boavizta + données public Hugging Face Model Cards. Estimation : 4,2 tonnes CO2eq/an pour 18 millions de tokens/mois. Optimisation actée : cache sémantique sur requêtes répétitives (réduction 35 % des appels) + migration partielle vers Haiku (modèle plus sobre). Empreinte réduite à 2,6 tonnes CO2eq/an."

Contexte : Collectivité (audit infrastructure numérique pour plan de sobriété)

"Métropole de 280 000 habitants souhaitant construire un plan de sobriété numérique conformément à la circulaire DINUM 2022. Audit Nehos : inventaire 4 200 postes de travail, 180 serveurs datacenter interne, 14 applications SaaS cloud. Empreinte calculée via bilan GES ADEME : 890 tonnes CO2eq/an, dont 68 % sur la fabrication et renouvellement des terminaux (durée vie moyenne : 3,2 ans). Plan d'action : allongement à 5 ans (–230 T CO2eq), virtualisation 40 serveurs physiques (–85 T CO2eq), migration messagerie vers hébergeur certifié énergie renouvelable (–22 T CO2eq). Total réduction projetée : -337 T CO2eq/an (38 %)."

Questions & Réponses

Questions fréquentes sur l'empreinte carbone numérique

Selon le rapport ADEME 2023, le numérique représente 2 % des émissions de gaz à effet de serre françaises, soit environ 17 millions de tonnes CO2eq/an. Répartition : terminaux utilisateurs (smartphones, PC, TV, tablettes) = 70 % de l'impact total, dont la majorité sur la fabrication ; réseaux (fixe + mobile) = 16 % ; datacenters = 14 %. Tendance : la part du numérique dans le bilan GES national est en croissance, portée par la multiplication des appareils connectés et l'essor de l'IA générative. À titre de comparaison, l'ensemble du transport aérien français représente environ 3,8 % des GES nationaux.
Ordres de grandeur établis à partir des publications IEA, ADEME et Hugging Face (2022-2024). Email texte sans PJ : 4g CO2eq. Email avec PJ 1 Mo : 50g CO2eq. Recherche Google (1 requête) : 0,2g CO2eq. Requête GPT-4 (environ 1 000 tokens) : 25g CO2eq (estimation Hugging Face 2024 — variable selon modèle et datacenter). Streaming vidéo HD 1 heure : 36g CO2eq (IEA 2022, réseau européen). Visioconférence 1 heure : 50 à 250g CO2eq selon résolution et connexion. Important : ces valeurs varient fortement selon l'intensité carbone du réseau électrique du datacenter utilisé (gCO2/kWh varie de 30 en Islande à 700+ en Pologne).
Trois niveaux de mesure. (1) Niveau simplifié (bilan rapide) : utiliser la méthode ADEME Bilan Carbone avec les facteurs d'émission publiés sur la Base Empreinte. Compter le nombre de postes de travail, serveurs, déplacements domicile-travail, consommation électrique IT. (2) Niveau intermédiaire (pour CSRD Scope 3) : décomposer en Scope 1 (flotte véhicules IT), Scope 2 (électricité serveurs et bureaux), Scope 3 (fabrication équipements, cloud, télécommunications, fin de vie). Outils : Boavizta API pour les serveurs, CO2.js pour les sites web, Cloud Carbon Footprint pour AWS/GCP/Azure. (3) Niveau expert (ACV complète) : Analyse de Cycle de Vie selon ISO 14040/14044, généralement réalisée par un cabinet spécialisé pour les besoins de due diligence ESG ou de certification.
Oui, partiellement, via la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive). Calendrier d'application : grandes entreprises (+500 salariés ou +150,4 M€ CA) depuis l'exercice 2024 (rapport publié en 2025) ; ETI (+250 salariés ou +40 M€ CA) depuis l'exercice 2026 (rapport publié en 2027) ; PME cotées depuis 2027. Le standard ESRS E1 (changement climatique) exige la déclaration des émissions Scope 1, 2 et 3. L'empreinte numérique se retrouve principalement en Scope 3 catégorie 1 (achats de biens et services IT), catégorie 11 (utilisation des produits vendus pour les éditeurs de logiciels) et catégorie 7 (déplacements domicile-travail incluant les équipements). Les PME non cotées ne sont pas encore concernées par une obligation légale directe.
Trois principes par ordre d'impact décroissant. (1) Sobriété : éviter l'inutile. Allonger la durée de vie des terminaux (de 3 à 5 ans = -40 % d'impact fabrication), supprimer les serveurs et applications inutilisés, désactiver les notifications push superflues, limiter les réunions vidéo haute définition non nécessaires. (2) Efficacité : faire mieux avec moins. Éco-conception logicielle (moins de requêtes réseau, images optimisées, JavaScript réduit), rightsizing cloud (supprimer les ressources surdimensionnées), migration vers datacenters à énergie renouvelable, modèles IA plus compacts (Haiku, Mistral 7B vs GPT-4 pour des tâches simples). (3) Substitution : remplacer par plus sobre. Visioconférence audio-only quand la vidéo n'est pas nécessaire, stockage local vs cloud pour données rarement partagées, hébergement sur régions AWS/GCP à faible intensité carbone (eu-west-1 Ireland, europe-north1 Finland).
Oui, significativement. Deux impacts distincts. (1) Entraînement des modèles : entraîner GPT-3 a généré environ 552 tonnes CO2eq (estimation OpenAI 2020), soit l'équivalent de 300 allers-retours Paris-New York. Les modèles actuels (GPT-4, Claude 3 Opus) consomment bien davantage, mais les chiffres exacts ne sont pas publiés. (2) Inférence (usage quotidien) : une requête GPT-4 consomme environ 10 fois plus d'énergie qu'une requête Google classique. Avec des centaines de millions de requêtes/jour, l'impact cumulé est substantiel. Cependant, les modèles s'améliorent : les modèles de nouvelle génération (GPT-4o, Claude 3.5 Haiku) offrent des performances comparables avec 5 à 10 fois moins de consommation. Stratégie recommandée : utiliser le modèle le moins énergivore suffisant pour la tâche.
Le SCI (Software Carbon Intensity) est une métrique définie par la Green Software Foundation (2022) pour mesurer l'empreinte carbone d'une unité de travail logiciel. Formule : SCI = (E × I + M) / R, où E = énergie consommée (kWh), I = intensité carbone du réseau électrique (gCO2/kWh), M = émissions embarquées (fabrication matériel), R = unité de référence (par utilisateur, par requête, par transaction). Avantage vs bilan GES absolu : le SCI est une métrique normalisée qui permet de comparer différentes versions d'un logiciel ou différentes architectures cloud indépendamment de la croissance du volume d'usage. Un SCI qui diminue d'une version à l'autre confirme que les optimisations réduisent l'empreinte par unité de valeur produite, même si le volume total augmente. Recommandé pour les équipes pratiquant le GreenOps.
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