Nehos Groupe
Définition & Concepts

Ecoindex

Version Décideur

L'essentiel

L'Ecoindex, c'est un peu comme le diagnostic de performance énergétique (DPE) d'un appartement, mais pour une page web. Le DPE mesure la consommation d'énergie d'un logement et lui donne une note de A (très économe) à G (énergivore). L'Ecoindex fait la même chose pour une page web : il mesure combien elle 'pèse' sur le réseau et combien de travail elle demande à l'ordinateur du visiteur, puis donne une note de A à G. Pour calculer la note, il regarde trois choses : combien d'éléments la page affiche (une page avec 100 boutons, titres et images, c'est plus léger qu'une page avec 1 500 éléments), combien de kilooctets sont téléchargés (images, vidéos, polices), et combien de fois votre navigateur doit faire des allers-retours avec le serveur pour charger tout ça. Plus le score est élevé, moins la page consomme d'énergie et émet de CO2. Une page de grade B émet nettement moins de CO2 qu'une page de grade F, pour le même contenu affiché.

Version Expert

Détails Techniques

L'Ecoindex est une métrique et un outil open source créés par GreenIT.fr en 2013, désormais maintenus par la communauté Ecoindex.fr. Il évalue l'empreinte environnementale d'une page web via trois paramètres mesurés lors d'un chargement réel de la page : (1) DOM size — nombre d'éléments HTML dans l'arbre DOM après rendu complet. Valeurs de référence : <100 éléments (excellent), 200-600 (correct), >1 500 (problématique). Page web moyenne : ~1 400 éléments. (2) Network weight — poids total des ressources transférées (HTML, CSS, JS, images, fonts, XHR) en kilooctets. Valeur de référence : <500 ko (excellent), 1-2 Mo (correct), >3 Mo (problématique). Page web moyenne : ~2,2 Mo. (3) HTTP requests — nombre total de requêtes HTTP/HTTPS émises. Valeurs de référence : <25 requêtes (excellent), 40-70 (correct), >100 (problématique). Page web moyenne : ~72 requêtes. Calcul du score : combinaison pondérée logarithmique des 3 indicateurs, normalisée de 0 à 100. Grille de grades : A (76-100), B (65-75), C (50-64), D (35-49), E (20-34), F (5-19), G (0-4). Conversion CO2 : l'Ecoindex estime l'empreinte en gCO2eq par page vue (score 100 = 0,3 gCO2/page vue, score 0 = 2,4 gCO2/page vue). Outils disponibles : extension Chrome GreenIT Analysis (v4+), site ecoindex.fr (analyse à distance), API REST publique, intégration Playwright pour CI/CD.

#Définition Ecoindex

L'Ecoindex est une métrique et un outil open source créés par GreenIT.fr en 2013, désormais maintenus par la communauté Ecoindex.fr. Il évalue l'empreinte environnementale d'une page web via trois paramètres mesurés lors d'un chargement réel de la page : (1) DOM size — nombre d'éléments HTML dans l'arbre DOM après rendu complet. Pour approfondir, consultez la page service Souveraineté Numérique Responsable Nehos.

D'un point de vue métier, Valeurs de référence : <100 éléments (excellent), 200-600 (correct), >1 500 (problématique). Page web moyenne : ~1 400 éléments. (2) Network weight — poids total des ressources transférées (HTML, CSS, JS, images, fonts, XHR) en kilooctets. Valeur de référence : <500 ko (excellent), 1-2 Mo (correct), >3 Mo (problématique).

Page web moyenne : ~2,2 Mo. (3) HTTP requests — nombre total de requêtes HTTP/HTTPS émises. Valeurs de référence : <25 requêtes (excellent), 40-70 (correct), >100 (problématique). Page web moyenne : ~72 requêtes. Calcul du score : combinaison pondérée logarithmique des 3 indicateurs, normalisée de 0 à 100.

Grille de grades : A (76-100), B (65-75), C (50-64), D (35-49), E (20-34), F (5-19), G (0-4). Conversion CO2 : l'Ecoindex estime l'empreinte en gCO2eq par page vue (score 100 = 0,3 gCO2/page vue, score 0 = 2,4 gCO2/page vue). Outils disponibles : extension Chrome GreenIT Analysis (v4+), site ecoindex.fr (analyse à distance), API REST publique, intégration Playwright pour CI/CD.

Maîtriser Ecoindex permet aux équipes techniques et métier de parler le même langage — et d'arbitrer plus vite.

#Ecoindex expliqué simplement

L'Ecoindex, c'est un peu comme le diagnostic de performance énergétique (DPE) d'un appartement, mais pour une page web. Le DPE mesure la consommation d'énergie d'un logement et lui donne une note de A (très économe) à G (énergivore). L'Ecoindex fait la même chose pour une page web : il mesure combien elle 'pèse' sur le réseau et combien de travail elle demande à l'ordinateur du visiteur, puis donne une note de A à G. Pour calculer la note, il regarde trois choses : combien d'éléments la page affiche (une page avec 100 boutons, titres et images, c'est plus léger qu'une page avec 1 500 éléments), combien de kilooctets sont téléchargés (images, vidéos, polices), et combien de fois votre navigateur doit faire des allers-retours avec le serveur pour charger tout ça.

Plus le score est élevé, moins la page consomme d'énergie et émet de CO2. Une page de grade B émet nettement moins de CO2 qu'une page de grade F, pour le même contenu affiché.

Prenez un cas concret : une entreprise de 50 personnes qui accélère sa croissance. Voilà pourquoi on insiste sur la mesure : pas de décision sans donnée.

#Cas d'usage concrets

Exemple de situation : site de collectivité (obligation RGESN, audit avant refonte) — Exemple de situation : audit Ecoindex sur plusieurs parcours clés du site d'une communauté d'agglomération. Le score initial est très bas : DOM très chargé, images non compressées, nombreux scripts tiers (analytics, réseaux sociaux, chatbot) qui ajoutent des requêtes.

Plan d'action priorisé : compression des images en WebP, suppression des scripts tiers non essentiels, refonte des templates pour réduire le DOM. On remesure le score après correction, pour documenter la conformité à la loi REEN.

Exemple de situation : e-commerce mode — Ecoindex et Core Web Vitals corrélés — Exemple de situation : une DNVB mode audite avec Ecoindex et Lighthouse sa page d'accueil et ses pages catégories (l'essentiel du trafic). Optimisations : images AVIF et lazy loading, polices custom remplacées par system-ui, bundle JS allégé par tree-shaking et code splitting. On suit l'Ecoindex, le LCP, l'INP, la conversion et l'empreinte carbone estimée par page vue, avant et après.

Exemple de situation : application SaaS B2B (intégration de l'Ecoindex dans la CI/CD) — Exemple de situation : une plateforme SaaS analytics intègre l'audit Ecoindex automatisé dans sa CI/CD via Playwright et l'API Ecoindex REST. Un seuil de blocage est défini : en dessous d'un certain score, le build est bloqué et un ticket est créé automatiquement.

Le score moyen progresse sprint après sprint, et les régressions sont détectées avant la production, sans alourdir le processus de l'équipe.

#Ecoindex chez Nehos Groupe

Nehos Groupe a fait de cette approche un standard projet. Notre service Souveraineté Numérique Responsable Nehos couvre ce périmètre de A à Z.

Chaque mission démarre par un cadrage structuré : objectifs chiffrés, périmètre technique, jalons à 30/60/90 jours. On livre, on mesure, on itère. Pas de slides sans livrable. Voir aussi : service développement web éco-conçu Nehos, audit CSRD et bilan numérique responsable.

#Termes associés

Ce terme s'inscrit dans un écosystème plus large.

Chaque terme est défini dans notre glossaire avec la même approche : définition technique, vulgarisation, cas concrets et méthode Nehos.

Applications Concrètes

Contexte : Exemple de situation : site de collectivité (obligation RGESN, audit avant refonte)

« Exemple de situation : audit Ecoindex sur plusieurs parcours clés du site d'une communauté d'agglomération. Le score initial est très bas : DOM très chargé, images non compressées, nombreux scripts tiers (analytics, réseaux sociaux, chatbot) qui ajoutent des requêtes. Plan d'action priorisé : compression des images en WebP, suppression des scripts tiers non essentiels, refonte des templates pour réduire le DOM. On remesure le score après correction, pour documenter la conformité à la loi REEN. »

Contexte : Exemple de situation : e-commerce mode — Ecoindex et Core Web Vitals corrélés

« Exemple de situation : une DNVB mode audite avec Ecoindex et Lighthouse sa page d'accueil et ses pages catégories (l'essentiel du trafic). Optimisations : images AVIF et lazy loading, polices custom remplacées par system-ui, bundle JS allégé par tree-shaking et code splitting. On suit l'Ecoindex, le LCP, l'INP, la conversion et l'empreinte carbone estimée par page vue, avant et après. »

Contexte : Exemple de situation : application SaaS B2B (intégration de l'Ecoindex dans la CI/CD)

« Exemple de situation : une plateforme SaaS analytics intègre l'audit Ecoindex automatisé dans sa CI/CD via Playwright et l'API Ecoindex REST. Un seuil de blocage est défini : en dessous d'un certain score, le build est bloqué et un ticket est créé automatiquement. Le score moyen progresse sprint après sprint, et les régressions sont détectées avant la production, sans alourdir le processus de l'équipe. »

Questions & réponses

Questions fréquentes sur l'Ecoindex

Trois méthodes selon votre besoin. (1) Méthode rapide : site ecoindex.fr — entrez l'URL de votre page, l'outil la charge et restitue le score, grade, DOM, poids réseau et nombre de requêtes en 30 secondes. Gratuit, sans installation. Limite : mesure une URL à la fois, réseau peut varier. (2) Méthode développeur : extension Chrome GreenIT Analysis (v4, gratuit) — analyse la page en cours de navigation, données plus détaillées, liste des ressources à optimiser. (3) Méthode CI/CD : API REST publique Ecoindex + Playwright pour automatiser l'audit sur plusieurs URLs à chaque déploiement. Recommandation Nehos : mesurer les 5 à 10 parcours les plus visités (accueil, pages catégories, pages produits, tunnel de conversion), pas seulement la home.

Dépend du contexte. Minimum absolu : grade D (35/100) — en dessous, le site fait partie des plus impactants du web. Bonne pratique secteur privé : grade B (65/100). Obligation RGESN collectivités : grade B minimum sur les parcours principaux. Objectif premium / label NR : grade A (76/100). Le score cible se fixe parcours par parcours, en fonction de la complexité fonctionnelle de la page.

Complémentaires, pas concurrents. Lighthouse (Google) mesure la performance perçue par l'utilisateur : Core Web Vitals (LCP, INP, CLS), accessibilité, SEO technique, bonnes pratiques. Il n'intègre pas de dimension environnementale explicite. Ecoindex mesure l'empreinte environnementale (CO2, ressources) en proxy via DOM, réseau, requêtes. Une page peut avoir un bon score Lighthouse (performance perçue OK) et un mauvais Ecoindex (trop de ressources chargées même si elles sont cachées ou chargées en lazy). Et inversement. Recommandation : utiliser les deux en parallèle. Un Ecoindex A avec Lighthouse 95+ = objectif idéal, atteignable sur des projets bien conçus.

C'est un proxy utile mais pas un bilan carbone. L'Ecoindex mesure trois indicateurs côté client (DOM, réseau, requêtes) et les convertit en estimation CO2 via un modèle simplifié GreenIT.fr. Il ne mesure pas : la consommation du serveur (CPU, RAM, stockage), l'empreinte des CDN, la complexité JavaScript exécutée côté client (un SPA lourd peut avoir un DOM léger après rendu mais une consommation CPU élevée), ni l'empreinte de fabrication des terminaux. Pour un bilan carbone complet (CSRD, label NR niveau Expert), il faut compléter l'Ecoindex par une mesure de l'empreinte serveur (via monitoring CPU/RAM × PUE × mix énergétique) et une estimation de l'empreinte matériel des utilisateurs (parc terminal moyen de vos visiteurs). Nehos propose ces deux niveaux d'analyse selon le besoin.

Cinq actions, par ordre d'impact. (1) Optimisation des images : conversion WebP ou AVIF + compression + lazy loading, souvent le plus gros gain sur le poids réseau. (2) Réduction du DOM : auditer et supprimer les éléments HTML inutiles (wrappers vides, composants redondants, éléments masqués mais présents). (3) Suppression des scripts tiers non essentiels : chaque script de tracking, widget social ou chatbot ajoute des requêtes et du poids. (4) Mise en cache agressive : CDN + cache-control headers + service worker, pour réduire les requêtes des visites récurrentes. (5) Réduction du bundle JavaScript : tree-shaking, code splitting, suppression des librairies inutiles.

Nehos recommande de mesurer l'Ecoindex sur les cinq parcours principaux en début de projet (état initial documenté), de l'intégrer aux critères d'acceptation des sprints (pas de régression sous le score initial), puis de faire un audit final avant livraison avec un rapport : score par parcours, grade obtenu, comparaison avant/après et recommandations pour l'itération suivante. Le seuil de livraison visé est le grade B ; pour certaines applications SaaS complexes, un grade C avec un plan d'amélioration sur le trimestre suivant peut être accepté si les contraintes techniques sont documentées.

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