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L'essentiel sur l'audit CSRD en 2026

La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive, Directive UE 2022/2464) est applicable depuis l'exercice 2024, avec un calendrier échelonné jusqu'en 2028. Elle s'impose aux entreprises européennes franchissant deux des trois seuils croisés sur deux exercices consécutifs : plus de 250 collaborateurs, plus de 640 M€ de chiffre d'affaires, plus de 320 M€ de total de bilan. L'ANC estime environ 50 000 entreprises européennes concernées contre 11 700 sous la NFRD. L'audit du rapport de durabilité est obligatoire et confié à un commissaire aux comptes ou à un Organisme Tiers Indépendant (OTI) accrédité COFRAC selon la norme ISAE 3000, en assurance limitée jusqu'en 2028 puis assurance raisonnable.

Le reporting suit les 12 standards ESRS (European Sustainability Reporting Standards) élaborés par EFRAG, couvrant 11 thématiques ESG : Cross-cutting (ESRS 1 principes généraux, ESRS 2 informations générales), Environment (E1 climat, E2 pollution, E3 eau et ressources marines, E4 biodiversité et écosystèmes, E5 économie circulaire), Social (S1 collaborateurs propres, S2 travailleurs de la chaîne de valeur, S3 communautés affectées, S4 consommateurs et utilisateurs finaux), Governance (G1 conduite des affaires). Concrètement, 800 à 1 500 datapoints à publier annuellement après analyse de double matérialité, avec articulation obligatoire avec les KPI taxonomie verte (CA, CapEx, OpEx alignés).

Méthode Nehos en trois temps. Audit gap CSRD 3-5 semaines (à partir de 48 k€ HT) : double matérialité, cartographie datapoints par ESRS, gap par standard, plan d'action priorisé validé avec l'auditeur pressenti. Architecture datalake + automation 6-12 semaines (à partir de 19 k€ HT) : Postgres + S3 OVHcloud, connecteurs ERP/SIRH/énergie/carbone (Greenly, Sweep, Ecoact), calculs ESRS automatisés en continu, dashboards trimestriels. Accompagnement année 1 (212 k€ HT) : pilotage du premier exercice, génération rapport format ESEF/XBRL, coordination auditeur Big 4 ou OTI accrédité COFRAC.

Note importante : Nehos est intégrateur technologique spécialisé sur l'automation du reporting CSRD via datalake et connecteurs métier, pas commissaire aux comptes ni OTI accrédité. L'audit légal du rapport de durabilité est obligatoirement réalisé par un CAC ou OTI tiers (Big 4 typiquement Deloitte, EY, KPMG, PwC, ou Mazars, Grant Thornton, BDO, BL Évolution selon profil). Nehos prépare le terrain, automatise les calculs ESRS, livre les preuves auditables et coordonne avec l'auditeur, sans s'y substituer. Pour la veille juridique pure CSRD et l'articulation taxonomie verte fine, nous travaillons en co-prestation avec nos partenaires Bird & Bird et Carbone 4.

Audit CSRD — Reporting durabilité ESRS automatisé pour ETI (Directive UE 2022/2464)

Audit gap CSRD/ESRS en 3 à 5 semaines, architecture datalake unifié 6-12 semaines, calculs Scope 1-2-3 + parité + sécurité travail automatisés, dashboards trimestriels, rapport conforme année 1 validé auditeur Big 4. Méthode Nehos pour ETI 250-2 000 collaborateurs. Devis sous 48h.

Adapté à toute taille de structure

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#Pourquoi l'audit CSRD est devenu structurant en 2026

La CSRD — Corporate Sustainability Reporting Directive, formellement Directive UE 2022/2464 — a été adoptée en novembre 2022 et transposée en droit français par l'ordonnance du 6 décembre 2023. L'application est échelonnée de l'exercice 2024 (publication 2025) à l'exercice 2028 (publication 2029) selon la taille et le statut coté. Le retour terrain de nos missions chez 3 ETI agroalimentaires, 2 ETI manufacturing et 1 holding multi-filiales est sans ambiguïté : la CSRD n'est pas un exercice déclaratif allégé comme l'était la NFRD. C'est un programme structurant qui mobilise simultanément la Direction Financière, les Ressources Humaines, la fonction RSE, la Production et les Achats — sur 6 à 12 mois minimum la première année.

Les seuils d'application sont croisés et évolutifs. La CSRD s'impose aux entreprises européennes franchissant deux des trois seuils suivants sur deux exercices consécutifs : plus de 250 collaborateurs en moyenne annuelle, plus de 40 millions d'euros de chiffre d'affaires net, plus de 20 millions d'euros de total de bilan. Les grandes entreprises cotées sur un marché réglementé européen sont assujetties quel que soit l'effectif dès franchissement des seuils financiers. Les PME cotées entrent dans le périmètre l'exercice 2026 avec un standard ESRS-LSME allégé. Les filiales européennes de groupes non-UE réalisant plus de 2400 M€ de CA en Europe sont concernées dès 2028. À noter : la Commission européenne a engagé en 2025 un paquet Omnibus simplification qui pourrait décaler certaines vagues — à suivre de près mais à ne pas attendre pour démarrer.

Les sanctions sont effectives en France depuis 2025. L'ordonnance du 6 décembre 2023 prévoit une amende pouvant atteindre 75 000 euros pour l'absence de publication, des sanctions pénales pour le dirigeant en cas d'obstruction à l'audit (jusqu'à 75 000 euros et 5 ans d'emprisonnement pour entrave aux fonctions du commissaire aux comptes), et la nullité possible de l'arrêté des comptes si le rapport de durabilité fait défaut. À ce socle s'ajoutent les risques de réputation (refus de financement par les banques sous pression SFDR, désengagement d'investisseurs ISR) et des pénalités contractuelles dans les appels d'offres publics qui intègrent désormais des critères ESG vérifiés. Pour beaucoup d'ETI, le coût d'opportunité commercial dépasse rapidement l'amende administrative.

#Les 11 thématiques ESRS — Ce que l'auditeur vérifie réellement

Les standards ESRS sont structurés en quatre familles couvrant 11 thématiques et 12 standards normatifs. Chaque ETI doit déterminer par analyse de double matérialité lesquels lui sont applicables.

#Cross-cutting standards — ESRS 1 et ESRS 2

L'ESRS 1 pose les principes généraux du reporting de durabilité : qualité de l'information, conformité, périmètre de consolidation, horizon temporel, chaîne de valeur amont et aval, double matérialité. L'ESRS 2 impose les informations générales obligatoires pour toutes les entreprises assujetties, indépendamment des thématiques retenues comme matérielles : gouvernance, stratégie, gestion des impacts/risques/opportunités, métriques et objectifs. Ce sont les deux standards incontournables — environ 200 datapoints sont publiés au titre de l'ESRS 2 seul.

La double matérialité est l'un des éléments les plus discriminants de la CSRD vs les référentiels antérieurs. Une thématique est matérielle si elle remplit l'un des deux critères : matérialité d'impact (l'entreprise impacte significativement l'environnement ou la société sur ce sujet) ou matérialité financière (la thématique impacte significativement la valeur de l'entreprise à court, moyen ou long terme). En pratique, ces deux axes sont scorés par parties prenantes consultées et validés par le COMEX. C'est un exercice qu'on accompagne systématiquement en phase 1.

#Environment — ESRS E1 à E5

ESRS E1 Changement climatique : émissions Scope 1 (sources directes), Scope 2 (énergie achetée), Scope 3 (chaîne de valeur amont et aval, 15 catégories GHG Protocol), plan de transition climat aligné 1,5°C avec objectifs SBTi recommandés, gouvernance climat, vulnérabilité physique et de transition. C'est le standard le plus volumineux : 50 à 80 datapoints. Pour les industriels, le Scope 3 (notamment catégorie 1 achats de biens et services et catégorie 11 utilisation produits vendus) représente typiquement 70-90 % du bilan carbone total.

ESRS E2 Pollution : pollution de l'air, de l'eau, du sol, substances préoccupantes, microplastiques. Très matériel pour la chimie SEVESO, l'agroalimentaire, le textile, la métallurgie. ESRS E3 Eau et ressources marines : consommation, prélèvement, rejets, stress hydrique des sites, dépendance aux ressources marines. Matériel pour agroalimentaire, énergie, papier-carton. ESRS E4 Biodiversité et écosystèmes : sites en zones sensibles, impacts sur espèces protégées, dépendances aux services écosystémiques. ESRS E5 Économie circulaire : entrées de ressources, taux de recyclage, conception produits, déchets — souvent sous-estimé par les industriels mais auditeurs particulièrement vigilants.

#Social — ESRS S1 à S4

ESRS S1 Collaborateurs propres : effectifs ventilés (CDI, CDD, intérimaires, genre, âge, pays), couverture conventions collectives, dialogue social, rémunérations et écart salarial femmes/hommes (objectifs index égalité), santé et sécurité au travail (taux de fréquence, taux de gravité, décès, presque-accidents), formation (heures, types, populations), diversité, droits humains, vie privée. C'est le deuxième standard le plus volumineux après E1 : 60 à 100 datapoints. Sa qualité repose sur la propreté du SIRH (Workday, PeopleDoc, Lucca, ADP, Cegid) — d'où l'importance d'un connecteur SIRH dédié dans le datalake CSRD.

ESRS S2 Travailleurs de la chaîne de valeur : conditions de travail des sous-traitants directs et indirects (Tier 1, Tier 2, Tier 3), droits humains amont, due diligence supply chain alignée loi française devoir de vigilance + CSDDD. ESRS S3 Communautés affectées : impacts sur communautés locales autour des sites de production, peuples autochtones, droits fonciers. Très matériel pour énergie, mines, infrastructure. ESRS S4 Consommateurs et utilisateurs finaux : sécurité produits, vie privée, accès, information, accessibilité — articulation forte avec RGPD et audit RGAA accessibilité pour les usages numériques.

#Governance — ESRS G1

ESRS G1 Conduite des affaires : éthique, prévention de la corruption (programmes Sapin 2), lobbying et influence (registre transparence UE), animaux (welfare), relations fournisseurs et délais de paiement, culture éthique. Moins volumineux que les standards E ou S (15-30 datapoints) mais à fort enjeu d'opinion — auditeurs particulièrement attentifs.

#Méthode Nehos audit CSRD

Notre méthode en trois temps, calibrée par retour d'expérience sur 7 missions ETI 2024-2026 (3 agroalimentaire, 2 manufacturing, 1 holding multi-filiales, 1 scale-up SaaS en anticipation).

Phase 1 — Audit gap CSRD/ESRS (3 à 5 semaines selon scope, 12 000-448 000 € HT) : analyse de double matérialité avec consultation parties prenantes (10-25 interviews internes, 5-15 externes), cartographie des 11 thématiques ESRS applicables et des datapoints associés (typiquement 300 à 1 500 selon profil), revue documentaire (BEGES existant, rapport RSE antérieur, données SIRH, contrats fournisseurs), gap par standard avec scoring (vert/orange/rouge), plan d'action priorisé budgété, validation avec l'auditeur légal pressenti (CAC ou OTI). Livrables : rapport d'audit 60-120 pages, matrice de matérialité double-axe, gap list par ESRS, devis détaillé phase 2 et 3.

Phase 2 — Architecture datalake unifié + automation (6 à 12 semaines selon complexité, 80 000-3 520 000 € HT) : déploiement Postgres managé + S3 OVHcloud, développement des connecteurs vers ERP (SAP, Sage X3, Cegid, Microsoft Dynamics), SIRH (Workday, PeopleDoc, Lucca, ADP), facturation énergie (Enedis Datahub, GRDF Mon Compte Pro, fournisseurs alternatifs), outils carbone spécialisés (Greenly, Sweep, Ecoact, Carbo, Tennaxia), supply chain (EcoVadis, IntegrityNext). Calculs ESRS automatisés en continu : bilan carbone Scope 1-2-3 avec facteurs ADEME Base Empreinte, indicateurs S1 (parité, taux de fréquence accidents, formation), KPI taxonomie verte (CA, CapEx, OpEx alignés sur les 6 objectifs environnementaux). Dashboards trimestriels Next.js avec accès cloisonné DAF, DRH, RSE, COMEX.

Phase 3 — Accompagnement année 1 + coordination auditeur (10 à 16 semaines, 40 000-1 520 000 € HT) : pilotage du premier exercice de reporting CSRD, génération assistée du rapport de durabilité au format ESEF/XBRL balisé (obligation EFRAG depuis exercice 2024), préparation des liasses auditables (justification de chaque datapoint, preuves source, méthode de calcul), coordination avec le commissaire aux comptes ou OTI accrédité COFRAC (réponse aux demandes, organisation des réunions de cadrage, gestion des écarts). Mise en place du cycle annuel pour année 2 (objectif rapport en 4 à 6 semaines vs 6 à 9 mois en mode manuel).

#Stack technique Nehos pour reporting CSRD automatisé

Notre stack 2026 repose sur quatre couches.

Couche connecteurs : intégrations natives Greenly, Sweep, Ecoact, Carbo pour le volet carbone (mode pull API + push manuel pour les factures non digitalisées) ; connecteurs SIRH Workday, PeopleDoc, Lucca, ADP, Cegid Talents pour les indicateurs S1 ; Enedis Datahub et GRDF Mon Compte Pro pour les consommations énergie multi-sites ; EcoVadis et IntegrityNext pour la due diligence fournisseurs Tier 1 ; ERP SAP/Sage/Cegid pour les volumes physiques et financiers (CA, CapEx, OpEx alignés taxonomie).

Couche datalake unifié : Postgres 16 managé en haute disponibilité chez OVHcloud (zone France, conforme SecNumCloud sur les charges sensibles), stockage objet S3 OVHcloud pour les pièces justificatives auditables (PDF factures énergie, certificats d'audit BEGES, preuves de formation, déclarations RH), modèle de données aligné sur les datapoints ESRS officiels EFRAG (taxonomie XBRL CSRD), versioning pour traçabilité audit.

Couche calculs custom : moteur de calcul bilan carbone Scope 1-2-3 avec facteurs d'émission ADEME Base Empreinte mis à jour automatiquement, calculs parité et écart salarial selon méthode index égalité française, indicateurs sécurité travail (TF1, TF2, TG selon norme INSEE), KPI taxonomie verte avec test DNSH (Do No Significant Harm) et garanties sociales minimales, consolidation multi-filiales avec gestion des périmètres hétérogènes.

Couche restitution : dashboards Next.js 16 + Shadcn avec accès cloisonné par profil (DAF, DRH, RSE, COMEX, auditeur en lecture), génération du rapport CSRD au format ESEF/XBRL balisé pour dépôt légal sur le portail ANC, exports auditables (Excel détaillé avec preuves source par datapoint, PDF pour le COMEX). Voir notre méthode Stack Souveraine Nehos™ pour la dimension d'hébergement et de souveraineté.

#Cas clients — Retour d'expérience 2024-2026

ETI agroalimentaire 850 collaborateurs (Vague 2 — exercice 2025, publication 2026). Première mission CSRD complète. Avant Nehos, l'estimation interne du temps de production du rapport en mode manuel atteignait 6 mois mobilisant 3,5 ETP (DAF adjointe, RSE manager, DRH adjoint, contrôleur de gestion). Après mise en place du datalake et automation : production du rapport ramenée à 4 semaines, avec auditeur Big 4 satisfait dès la première année et double matérialité validée sans réserve. Périmètre : ESRS 1, ESRS 2, E1 (Scope 1-2-3 sur 14 sites de production), E3 (eau, stress hydrique), E5 (économie circulaire emballages), S1 (collaborateurs), G1. Budget total 3840 k€ HT sur 22 semaines. Voir cas ETI agroalimentaire automation CSRD.

ETI manufacturing 600 collaborateurs (Vague 2 — première publication CSRD complète ESRS S1 + E1). Profil industriel avec fort enjeu énergie (3 usines, consommation supérieure à 35 GWh/an). Stack mise en place : connecteur Enedis Datahub pour Scope 2 en temps réel, factures énergie centralisées sur S3 OVHcloud, calcul Scope 1 à partir de s combustibles et gaz frigorigènes, Scope 3 via EcoVadis + Sweep pour la catégorie 1 (achats). Volet S1 piloté via SIRH Lucca avec calcul automatique parité, écart salarial, formation, sécurité travail. Budget total 3120 k€ HT sur 18 semaines. Articulation transverse avec notre cas ETI manufacturing maintenance prédictive sur le volet énergie et efficacité.

Volet RSE rebranding ETI industrielle (450 collabs, anticipation CSRD). Cas atypique d'entreprise non encore assujettie mais en anticipation pour positionnement commercial B2B premium. Mise en place gouvernance ESG (comité RSE rattaché au CODIR), collecte 18 mois en avance, formation du DAF et du COMEX sur la double matérialité, premier rapport prêt en 5 semaines. Le rebranding s'est appuyé sur les premiers chiffres ESG validés pour repositionnement sur appels d'offres grands comptes ESG-sensibles. Voir cas rebranding ETI industrielle.

#Articulation CSRD avec taxonomie verte et autres réglementations

La CSRD n'arrive pas seule. Pour une ETI européenne, la convergence réglementaire 2024-2027 comprend également : la Taxonomie verte UE (Règlement 2020/852, application déjà effective) avec ses 6 objectifs environnementaux (atténuation climat, adaptation, eau, économie circulaire, pollution, biodiversité) et ses tests d'alignement (contribution substantielle, DNSH, garanties sociales minimales) ; la CSDDD (Corporate Sustainability Due Diligence Directive, adoptée 2024, en application progressive 2027-2029) qui complète l'ESRS S2 sur le devoir de vigilance Tier 1/2/3 ; l'AI Act pour les industriels déployant des systèmes IA à haut risque ; la NIS2 pour les opérateurs critiques (énergie, eau, santé, fabrication critique) ; le DORA Act pour les acteurs financiers.

L'articulation CSRD / taxonomie verte est particulièrement structurante. La CSRD est le véhicule de reporting qui rend la taxonomie effective : toute entreprise assujettie doit publier trois KPI taxonomiques dans son rapport ESRS — part du CA aligné, part des CapEx aligné, part des OpEx aligné sur les 6 objectifs environnementaux. Concrètement, cela signifie que les directions financières doivent ventiler chaque ligne d'investissement et d'exploitation selon les codes NACE et les critères techniques par activité économique — exercice complexe que nous outillons via un module dédié du datalake.

Notre angle : on traite la CSRD + Taxonomie verte + CSDDD dans un programme intégré quand le profil le justifie, parce que 40 à 55 % des datapoints se recoupent (notamment sur les volets E1 climat, S2 chaîne de valeur, G1 conduite des affaires). Cela divise typiquement le budget total par 1,2 à 1,5 versus programmes séparés. Pour la veille juridique pure CSRD et l'articulation taxonomie verte fine, nous travaillons en co-prestation avec Bird & Bird et Carbone 4, qui restent les références françaises sur ces sujets.

#Tarification — Budget CSRD selon profil ETI

Nos retours d'expérience 2024-2026 sur 7 missions ETI donnent les fourchettes suivantes (budget total programme année 1, hors audit légal CAC/OTI qui se rémunère à part).

  • ETI services / scale-up B2B (250-400 collabs, faible matérialité E) : audit gap 12-288 k€ HT, automation 80-2080 k€ HT, accompagnement année 1 : 40-960 k€ HT. Total 130-3360 k€ HT sur 16-22 semaines.
  • ETI agroalimentaire ou distribution (400-1 000 collabs, matérialité E1+E3+S1+S2) : audit gap 18-384 k€ HT, automation 130-2880 k€ HT, accompagnement année 1 : 60-1280 k€ HT. Total 210-4480 k€ HT sur 20-26 semaines.
  • ETI manufacturing ou chimie (500-2 000 collabs, matérialité E1+E2+E5+S1+S2) : audit gap 22-448 k€ HT, automation 160-3520 k€ HT, accompagnement année 1 : 70-1520 k€ HT. Total 250-5440 k€ HT sur 24-32 semaines.
  • Holding multi-filiales (3-10 filiales, consolidation hétérogène) : audit gap 22-448 k€ HT, automation 180-3520 k€ HT (datalake multi-périmètres), accompagnement année 1 : 80-1520 k€ HT. Total 280-5440 k€ HT sur 26-32 semaines.
  • Audit légal CAC ou OTI (en sus, non Nehos) : 35 à 1440 k€ HT année 1 selon profil, soit typiquement 15-30 % du budget total Nehos. Économies dès l'année 2 grâce à l'automation : rapport en 4-6 semaines au lieu de 6-9 mois manuel.

Devis détaillé sous 48 heures après brief validé. Démarrage typique sous 2-3 semaines après signature.

Questions & Réponses

Questions fréquentes sur l'audit CSRD

La CSRD s'applique aux entreprises européennes franchissant **deux des trois seuils croisés** sur deux exercices consécutifs : plus de 250 collaborateurs en moyenne annuelle, plus de 640 M€ de chiffre d'affaires net, plus de 320 M€ de total de bilan. Les grandes entreprises cotées sur un marché réglementé européen sont assujetties quel que soit l'effectif dès franchissement des seuils financiers. Les PME cotées (10-250 salariés) entrent dans le périmètre l'exercice 2026 avec un standard ESRS-LSME allégé et une option d'opt-out jusqu'en 2028. Les filiales européennes de groupes non-UE réalisant plus de 2400 M€ de CA en Europe sont concernées dès 2028. L'ANC estime environ 50 000 entreprises européennes assujetties contre 11 700 sous la NFRD. Pour la France, l'estimation est de l'ordre de 6 000 à 8 000 entreprises sur l'ensemble du calendrier 2024-2028.
Le déploiement s'effectue en quatre vagues. **Vague 1** (exercice 2024, publication 2025) : grandes entreprises déjà soumises à la NFRD, plus de 500 salariés cotés ou d'intérêt public. **Vague 2** (exercice 2025, publication 2026) : autres grandes entreprises (>250 salariés, >40 M€ CA ou >à partir de 307,2 M€ bilan), cotées ou non — la vague la plus volumineuse en nombre d'entités. **Vague 3** (exercice 2026, publication 2027) : PME cotées avec standard ESRS-LSME allégé. **Vague 4** (exercice 2028, publication 2029) : filiales européennes de groupes non-UE significatifs. La Commission européenne a engagé en 2025 un paquet Omnibus simplification qui pourrait décaler certaines vagues et alléger certains datapoints — nous suivons cette évolution mais notre recommandation est de **ne pas attendre**, car l'effort de structuration des données reste identique et les ETI qui ont anticipé en récoltent les bénéfices opérationnels (visibilité énergie, supply chain, RH).
L'audit du rapport de durabilité est **obligatoire** mais pas nécessairement par un Big 4. Le législateur français autorise deux types d'auditeurs : un commissaire aux comptes (CAC) inscrit sur la liste des CAC habilités au reporting de durabilité, ou un Organisme Tiers Indépendant (OTI) accrédité COFRAC selon la norme ISAE 3000. Les Big 4 (Deloitte, EY, KPMG, PwC) restent dominants pour les grandes entreprises et ETI internationales, mais Mazars, Grant Thornton, BDO et des cabinets régionaux sont actifs. Côté OTI, Bureau Veritas, SGS, EY CertifHy, BL Évolution, Lucie Compliance sont régulièrement mandatés. Phase 1 jusqu'en 2028 : niveau d'assurance limitée (limited assurance) avec un travail proche d'une revue. Phase 2 2028-2030 : passage à l'assurance raisonnable (reasonable assurance), équivalente à l'audit des états financiers et beaucoup plus exigeante. Coût typique audit légal : 8,5 k€ HT année 1, soit 15-30 % du budget total.
Les **ESRS** (European Sustainability Reporting Standards) sont les standards **obligatoires** édictés par EFRAG pour la CSRD, dotés de la force juridique d'une directive européenne. Le **GRI** (Global Reporting Initiative) est un référentiel international volontaire utilisé depuis plus de 25 ans. Les deux référentiels partagent environ **70 % d'indicateurs convergents**, ce qui facilite la transition. Trois différences clés. Premièrement, les ESRS imposent la **double matérialité** (impact de l'entreprise sur l'environnement ET impact des enjeux ESG sur l'entreprise), là où GRI privilégie historiquement l'impact unique. Deuxièmement, les ESRS sont plus prescriptifs sur la chaîne de valeur amont/aval (notamment ESRS S2 et E1 Scope 3). Troisièmement, les ESRS sont structurés en 11 thématiques cadrées (E1-E5, S1-S4, G1, plus ESRS 1+2 transverses) contre une approche par sujets matériels pour GRI. Une entreprise déjà mature GRI gagne typiquement 4 à 6 mois sur sa préparation CSRD. Voir notre [définition CSRD glossaire](/glossaire/csrd) pour le détail.
Pour une ETI manufacturing ou agroalimentaire de 500 collaborateurs, nos retours d'expérience 2024-2026 sur 7 missions donnent : **audit gap CSRD/ESRS 415 k€ HT** sur 3-5 semaines (double matérialité, cartographie datapoints, plan d'action priorisé), **automation datalake + connecteurs 321 k€ HT** sur 6-12 semaines (Postgres OVHcloud, intégrations ERP/SIRH/Greenly/Sweep, calculs ESRS automatisés, dashboards), **accompagnement année 1 + coordination auditeur à partir de 51 k€ HT** sur 10-16 semaines. Total Nehos : **521 k€ HT sur 20 à 26 semaines**. À cela s'ajoute l'audit légal CAC ou OTI accrédité COFRAC à 35-611 k€ HT année 1 (non Nehos). L'investissement se rentabilise dès l'année 2 : production rapport en 4-6 semaines au lieu de 6-9 mois manuel, soit environ 2 à 3 ETP libérés sur le cycle annuel. Devis détaillé sous 48h après brief.
La **taxonomie verte UE** (Règlement 2020/852) est le système de classification des activités économiques durables, tandis que la **CSRD** est le véhicule de reporting qui rend la taxonomie effective. Les entreprises soumises à la CSRD doivent publier **trois KPI taxonomiques** dans leur rapport ESRS : part du chiffre d'affaires aligné taxonomie, part des CapEx aligné taxonomie, part des OpEx aligné taxonomie. Les six objectifs environnementaux de la taxonomie (atténuation climat, adaptation climat, eau, économie circulaire, pollution, biodiversité) se retrouvent dans les standards ESRS environnementaux E1 à E5. En pratique, une activité est **taxonomy-aligned** si elle remplit trois critères cumulatifs : (1) contribution substantielle à l'un des six objectifs, (2) absence de préjudice significatif aux autres objectifs (test DNSH — Do No Significant Harm), (3) respect des garanties sociales minimales (OCDE, Principes directeurs ONU). Ventilation par codes NACE et critères techniques par activité — exercice complexe que nous outillons via un module dédié du datalake CSRD Nehos.
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