Nehos Groupe
Distribution multi-marques — magasins physiques, e-commerce et places de marché

Retailer omnicanal — Architecture composable CommerceLayer + Akeneo + Mirakl

Sortie d'une suite e-commerce monolithique vers une architecture composable. Migration réalisée en 32 semaines. 419 k€ par an d'économie de licences, time-to-market divisé par 3, équipe produit déchargée du travail manuel Excel et des traducteurs.

Durée

32 semaines, du lancement de la migration au décommissionnement du contrat de licence historique

Équipe

5 experts

Technologies clés

CommerceLayer Akeneo Mirakl Front-office découplé consommant les API commerce et contenu

32 semaines

Durée de la migration, du lancement au décommissionnement du socle monolithique

419 k€/an

Économie de licences après sortie du contrat de la suite e-commerce monolithique

/3

Time-to-market divisé par 3 sur les évolutions front après découplage

Recentrage équipe

Équipe produit déchargée du travail manuel Excel et des traducteurs, recentrée sur stratégie et merchandising

#Contexte

Retailer omnicanal français, anonymisé au titre d'un accord de confidentialité. Distribution multi-marques, magasins physiques, site e-commerce propriétaire et vente sur des places de marché tierces. La plateforme est copilotée par la direction e-commerce et la DSI — configuration fréquente dans le secteur E-commerce & Retail : l'une porte le chiffre d'affaires en ligne, l'autre le contrat de licence.

Le socle historique est une suite monolithique : catalogue, commande, contenu et front-office vivent dans le même produit, sous le même contrat annuel. Le catalogue, lui, ne vit pas vraiment dans la plateforme. Il vit dans des classeurs Excel que l'équipe produit s'échange, complète et corrige à la main. Les traductions sont confiées à des traducteurs externes, au fil de l'eau, fichier par fichier, sans référentiel commun.

Ce montage a tenu tant que l'enseigne vendait sur un canal. Il a cédé quand la direction générale a décidé d'élargir l'offre par une place de marché.

#L'enjeu

Trois problèmes se cumulaient, et un seul apparaissait dans les tableaux de bord de direction.

Le premier est financier. La licence du monolithe représentait une ligne fixe importante, pour un périmètre fonctionnel dont l'entreprise n'utilisait qu'une partie. Payer chaque année des modules qu'on n'active pas est la dépense la plus indolore du mid-market : elle ne déclenche aucune alerte, elle se reconduit.

Le deuxième est opérationnel. Chaque évolution du front dépendait du calendrier de la suite : livrer une nouvelle mécanique commerciale se comptait en trimestres, pas en semaines.

Le troisième est humain, et personne ne le chiffrait. L'équipe produit passait l'essentiel de son temps à saisir, relire des tableurs et coordonner des traducteurs — des profils recrutés pour arbitrer un assortiment, occupés à de la recopie.

Notre position d'entrée : on chiffre le ROI avant de signer. Avant tout engagement, nous avons reconstitué le coût complet du statu quo — licences, charge d'équipe absorbée par la saisie, délais subis — et l'avons comparé à celui d'une architecture cible. C'est ce chiffrage, et non une préférence technologique, qui a déclenché la décision.

#La solution

Une architecture composable : des briques spécialisées reliées par API, plutôt qu'un produit unique qui prétend tout couvrir (définition composable commerce, guide stack composable mid-market).

CommerceLayer comme moteur de commerce headless : panier, prix, stocks et commandes exposés en API et consommés par un front découplé (définition headless commerce). Akeneo PIM devient le référentiel produit unique : le catalogue quitte les classeurs Excel pour un outil où chaque attribut a un propriétaire, un statut de complétude et un cycle de validation (définition PIM). Mirakl porte la brique place de marché et permet d'élargir l'offre sans porter le stock.

Le point déterminant n'est pas la liste des outils, c'est le contrat de responsabilité entre eux. Akeneo est source de vérité du contenu produit, CommerceLayer du transactionnel, Mirakl de l'offre des vendeurs tiers. Chaque donnée a un et un seul propriétaire système, ce qui supprime la classe de bugs la plus coûteuse en e-commerce omnicanal : deux référentiels qui divergent sans que personne ne sache lequel fait autorité.

Nous avons écarté le big bang : le monolithe est sorti surface par surface, chaque brique quittant le périmètre historique une fois sa remplaçante vérifiée en production.

#Déroulé

Trente-deux semaines entre le lancement de la migration et le décommissionnement du socle historique.

La séquence a commencé par le référentiel produit, délibérément. Tant que le catalogue reste dans des tableurs, aucune brique en aval ne peut être fiable. La reprise du catalogue, le modèle d'attributs et les règles de complétude ont constitué le premier jalon — démarche détaillée dans notre guide implémentation Akeneo PIM en ETI.

Le moteur de commerce a suivi, avec une bascule progressive et une période de fonctionnement en parallèle pour comparer les comportements réels avant coupure.

La place de marché est arrivée en dernier, une fois le référentiel stabilisé : l'ouvrir sur un catalogue non maîtrisé revient à industrialiser le désordre.

Le décommissionnement du contrat de licence historique a clôturé la séquence. C'est cette date, et non la mise en production, qui déclenche l'économie réelle.

#Résultats

L'économie de licences s'établit à 419 k€ par an, par sortie du contrat monolithique remplacé par des abonnements aux briques effectivement utilisées.

Le time-to-market est divisé par 3 sur les évolutions front. Une modification qui devait s'aligner sur le calendrier de la suite se livre au rythme propre de l'équipe.

Le troisième résultat est le moins spectaculaire et probablement le plus structurant : l'équipe produit a été déchargée du travail manuel Excel et de la coordination des traducteurs, et s'est recentrée sur la stratégie et le merchandising. Le PIM a absorbé la saisie et la propagation multilingue ; les personnes qui portaient ces tâches sont revenues à leur métier.

#Enseignements

Commencer par le référentiel produit. C'est contre-intuitif — le PIM est la brique la moins visible pour un comité de direction — mais c'est la seule séquence qui évite de reconstruire deux fois.

L'économie de licences ne se réalise qu'à la sortie du contrat. Une migration qui ne planifie pas explicitement le décommissionnement produit un gain qui n'arrive jamais dans le compte de résultat.

Le composable n'est pas un objectif, c'est un arbitrage. Il apporte de la modularité et coûte de l'intégration : chaque brique est un contrat d'API à maintenir. Sur un catalogue simple et mono-canal, une suite intégrée reste souvent le bon choix. Ici, l'ouverture marketplace et la contrainte multilingue rendaient l'arbitrage net (service Headless Commerce Nehos).

Une limite assumée : nous ne publions pas le budget de ce projet. Le montant relève du NDA, et nous préférons une étude de cas sans budget à une étude de cas avec un chiffre approximatif. Ce qui engage un client, c'est le chiffrage produit avant signature.

Résultats mesurés après décommissionnement du socle historique

419 k€ par an d'économie de licences après sortie du contrat de la suite monolithique

Time-to-market divisé par 3 sur les évolutions front grâce au découplage

Migration réalisée en 32 semaines, du lancement au décommissionnement du socle historique

Équipe produit déchargée du travail manuel Excel et de la coordination des traducteurs

Équipe produit recentrée sur la stratégie produit et le merchandising

Un seul propriétaire système par donnée : plus de divergence entre référentiels catalogue, transactionnel et place de marché

L'essentiel sur ce cas client

Retailer omnicanal français anonymisé NDA : distribution multi-marques, magasins physiques, site e-commerce et places de marché tierces. Socle historique : une suite e-commerce monolithique, un catalogue produit géré dans des classeurs Excel et des traductions sous-traitées au fil de l'eau.

Mission Nehos : sortir du monolithe vers une architecture composable. CommerceLayer comme moteur de commerce headless, Akeneo comme référentiel produit unique, Mirakl pour la brique place de marché. Chaque donnée a un et un seul propriétaire système. Pas de big bang : sortie du monolithe surface par surface.

Migration réalisée en 32 semaines, du lancement au décommissionnement du contrat de licence historique. Séquence délibérée : le référentiel produit d'abord, le moteur de commerce ensuite, la place de marché en dernier.

Résultats : 419 k€ par an d'économie de licences, time-to-market divisé par 3, et une équipe produit déchargée du travail manuel Excel et de la coordination des traducteurs, recentrée sur la stratégie et le merchandising.

Questions & Réponses

Questions fréquentes sur ce cas client

Parce que le montant relève de l'accord de confidentialité signé avec ce client, et parce que nous refusons de publier un ordre de grandeur approximatif pour combler la case. Une étude de cas sans budget est plus honnête qu'une étude de cas avec un chiffre invérifiable. Nous chiffrons en revanche systématiquement le projet avant signature, sur la base du coût réel du statu quo du client — c'est ce chiffrage-là qui engage, pas un montant publié sur une page web.

Parce que tant que le catalogue vit dans des classeurs Excel, aucune brique en aval ne peut être fiable. Le moteur de commerce et la place de marché consommeraient des données dont personne ne garantit la fraîcheur ni la complétude, et il faudrait reconstruire une fois le référentiel assaini. Commencer par le référentiel produit est contre-intuitif pour un comité de direction — le PIM est la brique la moins visible — mais c'est la seule séquence qui évite de payer deux fois le même travail.

Un accord de confidentialité couvre cette mission. Dans la distribution, l'architecture technique, la structure du catalogue et les conditions de licence négociées avec un éditeur sont des informations exploitables par la concurrence. Les chiffres présentés ici sont réels et vérifiables par Nehos sur demande, sous NDA réciproque.

Non, et c'est une limite qu'on assume. Le composable apporte de la modularité et coûte de l'intégration : chaque brique ajoutée est un contrat d'API à maintenir. Sur un catalogue simple, mono-canal et mono-langue, une suite intégrée reste souvent l'arbitrage rationnel. Dans ce cas précis, l'ouverture d'une place de marché et la contrainte multilingue rendaient l'arbitrage net — et nous l'avons démontré chiffres à l'appui avant de signer, pas après.

Par différence entre le contrat de la suite monolithique sorti du périmètre et les abonnements aux briques effectivement utilisées dans l'architecture cible. Le calcul est daté du décommissionnement du contrat historique, pas de la mise en production de la nouvelle plateforme. C'est une distinction importante : une migration qui ne planifie pas explicitement la sortie du contrat produit un gain qui n'arrive jamais dans le compte de résultat.

Que pour chaque type de donnée, une seule brique fait autorité. Le contenu produit appartient au PIM, le transactionnel appartient au moteur de commerce, l'offre des vendeurs tiers appartient à la place de marché. Les autres briques la consomment mais ne la modifient pas. Cette règle supprime la classe de bugs la plus coûteuse en e-commerce omnicanal : deux référentiels qui divergent sans que personne ne sache lequel a raison.

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