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Définition & Concepts

DSP3 (3e Directive européenne sur les services de paiement)

Version Décideur

L'essentiel

DSP3 est la 3e version de la loi européenne sur les paiements bancaires. Elle remplace DSP2 (qui depuis 2018 oblige les banques à laisser d'autres acteurs accéder aux comptes clients avec leur autorisation). DSP3 améliore la fraude, simplifie l'authentification (moins de SMS de validation pour les petits paiements), et étend les obligations open banking. Combiné avec FIDA, on passe à 'l'open finance' : pas seulement les comptes, mais aussi l'épargne, le crédit, l'assurance.

Version Expert

Détails Techniques

Directive sur les services de paiement de 3e génération (Payment Services Directive 3), proposée par la Commission européenne en juin 2023, en cours de négociation finale prévue Q3 2026. Successor à DSP2 (2018), DSP3 renforce considérablement le cadre open banking : amélioration de l'authentification forte SCA (Strong Customer Authentication) avec nouveaux cas d'exemption, responsabilités prestataires AISP/PISP renforcées, sanctions financières effectives, intégration FIDA compagnon (open finance étendu).

#Définition DSP3

Directive sur les services de paiement de 3e génération (Payment Services Directive 3), proposée par la Commission européenne en juin 2023, en cours de négociation finale prévue Q3 2026. Successor à DSP2 (2018), DSP3 renforce considérablement le cadre open banking : amélioration de l'authentification forte SCA (Strong Customer Authentication) avec nouveaux cas d'exemption, responsabilités prestataires AISP/PISP renforcées, sanctions financières effectives, intégration FIDA compagnon (open finance étendu). Pour approfondir, consultez la page DSP2, le socle réglementaire historique de l'open banking.

Le concept de DSP3 prend tout son sens dans un contexte B2B où chaque décision technique impacte directement le ROI.

#DSP3 expliqué simplement

DSP3 est la 3e version de la loi européenne sur les paiements bancaires. Elle remplace DSP2 (qui depuis 2018 oblige les banques à laisser d'autres acteurs accéder aux comptes clients avec leur autorisation). DSP3 améliore la fraude, simplifie l'authentification (moins de SMS de validation pour les petits paiements), et étend les obligations open banking. Combiné avec FIDA, on passe à 'l'open finance' : pas seulement les comptes, mais aussi l'épargne, le crédit, l'assurance.

Situation classique dans les projets que Nehos accompagne. C'est la réalité du terrain — loin des définitions académiques.

#Cas d'usage concrets

Fintech AISP/PISP en série B — Bascule infrastructure API DSP2 vers DSP3 anticipée : conformité ACPR, partenariat Bridge/Tink/Powens, sécurité renforcée, prep FIDA 2027.

Banque traditionnelle réseau — Modernisation API DSP3 + FIDA : exposition API REST conforme nouveaux standards, audit sécurité renforcé, monetisation potentielle données.

E-commerçant — paiements — Adaptation paiements DSP3 : SCA optimisée (moins de friction parcours achat <à partir de 480 €), réduction des paniers abandonnés.

#DSP3 chez Nehos Groupe

On connaît les limites autant que les forces de cette technologie. Sur les 3 derniers projets impliquant DSP3, on a documenté les résultats avec des KPIs précis. Notre accompagnement open banking DSP3 / FIDA par Nehos couvre ce périmètre de A à Z.

La méthode Nehos est documentée sur Méthode Nehos ROI-First IA appliquée aux paiements. Chaque mission démarre par un cadrage structuré : objectifs chiffrés, périmètre technique, jalons à 30/60/90 jours. On livre, on mesure, on itère. Pas de slides sans livrable.

#Termes associés

Comprendre ce terme implique de maîtriser son écosystème.

Explorez chaque définition pour construire une vision complète du sujet.

#Points clés à retenir

Quand DSP3 entre-t-elle en application en France ? Le calendrier prévisionnel, sous réserve de l'aboutissement du trilogue européen attendu Q3 2026, prévoit une publication au Journal officiel de l'UE fin 2026 ou début 2027. S'agissant d'une directive (et non d'un règlement comme FIDA), elle nécessite une transposition nationale : la France disposera d'environ 18 mois pour l'inscrire dans le Code monétaire et financier.

Quelle est la différence concrète entre DSP2 et DSP3 ? DSP2 (2018) a créé le cadre open banking en France : statuts AISP et PISP, accès aux comptes de paiement via API bancaires, authentification forte SCA. DSP3 (2027-2028) ne refait pas la révolution, elle corrige les angles morts : qualité d'API encadrée avec recours en cas de dégradation, SCA modernisée (moins de friction sur petits montants et paiements récurrents), responsabilités fraude clarifiées entre banque, marchand et prestataire, sanctions harmonisées au niveau UE.

Comment DSP3 simplifie-t-elle l'authentification forte SCA ? DSP3 introduit de nouveaux cas d'exemption à la double authentification, calibrés sur le risque réel : relèvement du seuil pour les petits montants (objectif sectoriel de à partir de 800 € au lieu de à partir de 480 €), simplification pour les paiements récurrents auprès d'un marchand déjà authentifié, exemption élargie pour les transactions « low-risk » selon le score d'analyse comportementale du PSP. L'objectif affiché : réduire d'environ 30 % les frictions SCA tout en maintenant la fraude sous contrôle via les obligations renforcées de surveillance transactionnelle imposées aux émetteurs.

Applications Concrètes

Contexte : Fintech AISP/PISP en série B

"Bascule infrastructure API DSP2 vers DSP3 anticipée : conformité ACPR, partenariat Bridge/Tink/Powens, sécurité renforcée, prep FIDA 2027."

Contexte : Banque traditionnelle réseau

"Modernisation API DSP3 + FIDA : exposition API REST conforme nouveaux standards, audit sécurité renforcé, monetisation potentielle données."

Contexte : E-commerçant — paiements

"Adaptation paiements DSP3 : SCA optimisée (moins de friction parcours achat <à partir de 480 €), réduction des paniers abandonnés."

Questions & Réponses

Questions fréquentes sur DSP3

Le calendrier prévisionnel, sous réserve de l'aboutissement du trilogue européen attendu Q3 2026, prévoit une publication au Journal officiel de l'UE fin 2026 ou début 2027. S'agissant d'une directive (et non d'un règlement comme FIDA), elle nécessite une transposition nationale : la France disposera d'environ 18 mois pour l'inscrire dans le Code monétaire et financier. L'application pleine et entière est donc attendue courant 2028, certaines dispositions techniques (SCA, qualité API) pouvant entrer en vigueur plus tôt via des Regulatory Technical Standards EBA.
DSP2 (2018) a créé le cadre open banking en France : statuts AISP et PISP, accès aux comptes de paiement via API bancaires, authentification forte SCA. DSP3 (2027-2028) ne refait pas la révolution, elle corrige les angles morts : qualité d'API encadrée avec recours en cas de dégradation, SCA modernisée (moins de friction sur petits montants et paiements récurrents), responsabilités fraude clarifiées entre banque, marchand et prestataire, sanctions harmonisées au niveau UE. Le règlement frère FIDA traite, lui, du périmètre élargi à l'épargne, crédit, assurance et retraite.
DSP3 introduit de nouveaux cas d'exemption à la double authentification, calibrés sur le risque réel : relèvement du seuil pour les petits montants (objectif sectoriel de à partir de 800 € au lieu de à partir de 480 €), simplification pour les paiements récurrents auprès d'un marchand déjà authentifié, exemption élargie pour les transactions « low-risk » selon le score d'analyse comportementale du PSP. L'objectif affiché : réduire d'environ 30 % les frictions SCA tout en maintenant la fraude sous contrôle via les obligations renforcées de surveillance transactionnelle imposées aux émetteurs.
DSP3 et FIDA forment un paquet législatif publié ensemble en juin 2023 par la Commission européenne. DSP3 est une directive (transposition nationale requise) qui traite des services de paiement : authentification, fraude, AISP/PISP, qualité API comptes. FIDA est un règlement (application directe, sans transposition) qui étend le périmètre open banking à l'ensemble des produits financiers — épargne, crédit, assurance, retraite, investissement. Concrètement : DSP3 modernise le « payer », FIDA ouvre le « savoir financier complet ». Les deux textes sont conçus pour être mis en œuvre conjointement par les institutions financières.
DSP3 harmonise les sanctions financières au niveau européen, là où DSP2 laissait une marge importante aux États membres. Le projet de directive prévoit des amendes administratives pouvant atteindre 10 % du chiffre d'affaires annuel mondial du groupe ou un plafond fixe entre800 000 € et 80 M€ selon la nature du manquement : qualité d'API dégradée, refus d'accès AISP/PISP non motivé, défaut de SCA, manquements aux obligations de surveillance fraude. L'ACPR conserve la compétence de supervision en France, avec pouvoir de retrait d'agrément et de publication des sanctions.
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