Nehos Groupe
Définition & Concepts

AISP / PISP (statuts régulés open banking DSP2/DSP3)

Version Décideur

L'essentiel

AISP et PISP sont les deux 'permis de conduire' européens pour faire de l'open banking. Avec un statut AISP, votre fintech peut LIRE les comptes bancaires de vos clients (agrégation, suivi budget, gestion de trésorerie). Avec PISP, elle peut INITIER des paiements à partir du compte client (sans passer par carte bancaire). Pour ces deux statuts, agrément ACPR obligatoire en France. C'est la base de l'écosystème open banking et bientôt open finance avec FIDA.

Version Expert

Détails Techniques

AISP (Account Information Service Provider, prestataire de services d'information sur les comptes) et PISP (Payment Initiation Service Provider, prestataire de services d'initiation de paiement) sont les deux nouveaux statuts régulés introduits par la directive DSP2 (2018) puis maintenus dans DSP3 (2026). En France, l'agrément est délivré par l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) avec procédure standardisée. Permet l'accès aux comptes bancaires des clients via APIs avec leur consentement explicite (open banking).

#Définition AISP / PISP

AISP (Account Information Service Provider, prestataire de services d'information sur les comptes) et PISP (Payment Initiation Service Provider, prestataire de services d'initiation de paiement) sont les deux nouveaux statuts régulés introduits par la directive DSP2 (2018) puis maintenus dans DSP3 (2026). En France, l'agrément est délivré par l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) avec procédure standardisée. Pour approfondir, consultez la page service Open Banking DSP3 / FIDA Nehos (méthode AISP-PISP).

Pour être précis, Permet l'accès aux comptes bancaires des clients via APIs avec leur consentement explicite (open banking).

Maîtriser AISP / PISP permet aux équipes techniques et métier de parler le même langage — et d'arbitrer plus vite.

#AISP / PISP expliqué simplement

AISP et PISP sont les deux 'permis de conduire' européens pour faire de l'open banking. Avec un statut AISP, votre fintech peut LIRE les comptes bancaires de vos clients (agrégation, suivi budget, gestion de trésorerie). Avec PISP, elle peut INITIER des paiements à partir du compte client (sans passer par carte bancaire). Pour ces deux statuts, agrément ACPR obligatoire en France. C'est la base de l'écosystème open banking et bientôt open finance avec FIDA.

Situation classique dans les projets que Nehos accompagne. La différence entre théorie et terrain ? Les chiffres. Et les chiffres, on les a.

#Cas d'usage concrets

Fintech française B2C agrégateur comptes — Statut AISP obtenu auprès de l'ACPR (procédure 6-12 mois). Connexion via API DSP2 à toutes les banques françaises. Agrégation comptes pour fonctionnalité budget. Retrouvez le détail dans cas fintech agrément AISP+PISP obtenu en 9 mois.

Fintech B2B trésorerie — Statut AISP + PISP combinés. Vision unifiée trésorerie multi-comptes multi-banques + initiation virements automatisés. ROI client : -65 % temps service comptable. Retrouvez le détail dans cas fintech trésorerie B2B AISP+PISP via Bridge.

Néobanque — Sous-traitance technique via partenariat avec un AISP/PISP agréé (Bridge, Tink, Powens). Évite procédure agrément ACPR coûteuse et longue.

#AISP / PISP chez Nehos Groupe

Chez Nehos, on a mesuré les résultats sur le terrain. Sur les 3 derniers projets impliquant AISP / PISP, on a documenté les résultats avec des KPIs précis. Notre service Open Banking DSP3 / FIDA Nehos (méthode AISP-PISP) couvre ce périmètre de A à Z.

La méthode Nehos est documentée sur Méthode Open Banking & FIDA Nehos™. Chaque mission démarre par un cadrage structuré : objectifs chiffrés, périmètre technique, jalons à 30/60/90 jours. Les résultats mesurés sur nos clients : 65 % est un ordre de grandeur courant. On livre, on mesure, on itère. Pas de slides sans livrable. Voir aussi : accompagnement agrément ACPR AISP / PISP clé-en-main, service Conformité DORA pour AISP / PISP régulés.

#Termes associés

Plusieurs concepts gravitent autour de ce sujet.

Explorez chaque définition pour construire une vision complète du sujet.

#Points clés à retenir

Quelle est la différence concrète entre AISP et PISP ? AISP (Account Information Service Provider) donne le droit de LIRE les comptes bancaires : solde, historique des opérations, libellés. C'est ce qui rend possible un agrégateur (Bankin', Linxo, YNAB), un outil de scoring de crédit alternatif ou une fonction de gestion de trésorerie multi-banques.

Combien coûte et combien de temps prend l'agrément ACPR AISP / PISP ? L'agrément ACPR exige un capital social minimum de 50 000 € pour un AISP seul et à partir de 846 € + assurance RC professionnelle pour un PISP. Côté délai, la procédure s'étale entre 6 et 12 mois selon la qualité du dossier : programme d'activité, gouvernance, dispositif de contrôle interne, plan de continuité, conformité RTS SCA, sécurité des APIs.

Faut-il forcément un agrément ACPR ou peut-on passer par Bridge, Tink, Powens ? Trois grands acteurs français disposent d'un agrément AISP+PISP de plein exercice et le mettent à disposition de fintechs tierces : Bridge (groupe BPCE), Tink (groupe Visa) et Powens (ex-Budget Insight). Ils exposent des APIs DSP2 unifiées, une couverture banque large et un cadre contractuel qui transfère la responsabilité réglementaire.

Applications Concrètes

Contexte : Fintech française B2C agrégateur comptes

"Statut AISP obtenu auprès de l'ACPR (procédure 6-12 mois). Connexion via API DSP2 à toutes les banques françaises. Agrégation comptes pour fonctionnalité budget."

Contexte : Fintech B2B trésorerie

"Statut AISP + PISP combinés. Vision unifiée trésorerie multi-comptes multi-banques + initiation virements automatisés. ROI client : -65 % temps service comptable."

Contexte : Néobanque

"Sous-traitance technique via partenariat avec un AISP/PISP agréé (Bridge, Tink, Powens). Évite procédure agrément ACPR coûteuse et longue."

Questions & Réponses

Questions fréquentes sur AISP / PISP

AISP (Account Information Service Provider) donne le droit de LIRE les comptes bancaires : solde, historique des opérations, libellés. C'est ce qui rend possible un agrégateur (Bankin', Linxo, YNAB), un outil de scoring de crédit alternatif ou une fonction de gestion de trésorerie multi-banques. PISP (Payment Initiation Service Provider) donne le droit d'INITIER un paiement depuis le compte d'un client, en virement SEPA instantané ou standard, sans passer par une carte bancaire ni un wallet. Les deux statuts peuvent être détenus séparément ou cumulés. Beaucoup d'acteurs commencent par AISP (moins exigeant en capital et en RC pro) puis ajoutent PISP.
L'agrément ACPR exige un capital social minimum de 50 000 € pour un AISP seul et à partir de 846 € + assurance RC professionnelle pour un PISP. Côté délai, la procédure s'étale entre 6 et 12 mois selon la qualité du dossier : programme d'activité, gouvernance, dispositif de contrôle interne, plan de continuité, conformité RTS SCA, sécurité des APIs. Le coût total — conseil, audits, ressources internes — se situe en pratique entre112 1 792 € et 400 000 € pour un dossier complet, hors capital réglementaire. L'ACPR publie chaque trimestre la liste à jour des établissements agréés dans son registre REGAFI.
Trois grands acteurs français disposent d'un agrément AISP+PISP de plein exercice et le mettent à disposition de fintechs tierces : Bridge (groupe BPCE), Tink (groupe Visa) et Powens (ex-Budget Insight). Ils exposent des APIs DSP2 unifiées, une couverture banque large et un cadre contractuel qui transfère la responsabilité réglementaire. Pour une fintech early-stage ou un éditeur SaaS dont l'open banking n'est pas le cœur de métier, ce modèle de sous-traitance est nettement plus rapide à activer (quelques semaines vs 6-12 mois) et nettement moins capitalistique. L'agrément en propre redevient pertinent à partir d'un seuil de volume où la marge prestataire devient significative.
Quatre familles de risques structurent le quotidien d'un AISP/PISP. (1) Consentement utilisateur : tout accès non explicitement consenti est sanctionnable, l'ACPR exige une preuve traçable et un re-consentement périodique (90 jours par défaut, allongé à 180 sous DSP3). (2) Sécurité des APIs et SCA : faille, fuite de données ou détournement engagent la responsabilité pleine et entière, avec sanction CNIL en parallèle de l'ACPR. (3) Gestion des incidents : tout incident significatif doit être notifié sous 4 heures à l'ACPR. (4) Conformité DORA depuis le 17 janvier 2025 : registre des tiers TIC critiques, tests de résilience, gouvernance des risques numériques.
FIDA (Financial Data Access, règlement UE attendu en 2027) étend la logique open banking — initiée par DSP2 et confirmée par DSP3 — à l'ensemble des données financières du client : épargne, crédit immobilier, assurance vie, complémentaire santé, données fiscales, retraite. Concrètement, un acteur AISP/PISP existant qui souhaite proposer ces nouveaux services devra obtenir un statut FISP (Financial Information Service Provider) ou un nouveau statut FIDA selon l'arbitrage final du règlement, étendre sa gouvernance des données et renforcer son dispositif de consentement granulaire. Les premiers AISP/PISP positionnés sur FIDA prennent une longueur d'avance évidente sur les agrégateurs verticaux assurance ou épargne qui partent de zéro.
Réserver un audit