Audit RGAA 4.1 — Conformité accessibilité numérique (collectivités, opérateurs publics, grandes entreprises)
Audit complet des 106 critères RGAA 4.1, plan de mise en conformité priorisé, déclaration d'accessibilité générée et publiée. Stack axe-core + WAVE + Lighthouse + tests lecteurs d'écran NVDA/JAWS/VoiceOver. Validation par un cabinet indépendant en option. Devis sous 48 h.
Nos clients types
#Pourquoi l'audit RGAA 4.1 est devenu non négociable en 2026
Le RGAA n'est pas une nouveauté. La loi du 11 février 2005 dans son article 47, renforcée par la loi République Numérique de 2016, impose depuis longtemps l'accessibilité numérique aux administrations publiques. Ce qui a changé radicalement, c'est le passage à l'effectivité des sanctions.
Le décret du 25 juillet 2019 a organisé un dispositif de contrôle et de sanction administrative. Les sanctions administratives sont désormais applicables : la période d'observation est finie.
Les signalements d'usagers se sont multipliés. Les associations de personnes en situation de handicap (APF France Handicap, Valentin Haüy, UNAPEI) ont structuré des procédures de signalement systématique sur les sites non conformes. La plateforme acceder.numerique.gouv.fr centralise les signalements et les fait remonter automatiquement à la DGCS.
Sur le terrain, beaucoup de sites audités à froid ont un niveau de conformité initial bas, et certains ont déjà fait l'objet d'un signalement.
Une nuance honnête : l'enjeu n'est pas seulement réglementaire. De nombreuses personnes en situation de handicap (visuel, auditif, moteur) utilisent les services numériques publics avec des technologies d'assistance. Pour une métropole, une mairie, un opérateur public, c'est un public d'usagers de plein droit qui ne peut pas accéder aux services numériques essentiels — état civil, demande de logement social, inscription scolaire, prise de rendez-vous CAF. La conformité RGAA n'est pas un coût, c'est l'accès au service public.
#Le référentiel RGAA 4.1 — Les 13 thématiques
Le RGAA 4.1 version actuelle est structuré en 13 thématiques qui couvrent l'ensemble des situations d'usage. Chacune contient un nombre variable de critères, pour un total de 106 critères opposables et 257 tests précis.
1. Images (9 critères) : alternatives textuelles pour les images informatives, gestion des images décoratives, captchas accessibles, légendes pour les illustrations complexes (graphiques, infographies, cartes). Erreur la plus fréquente : alt vide sur image porteuse d'information, ou alt sur image purement décorative.
2. Cadres (2 critères) : titres des cadres iframe accessibles (carte interactive, vidéo YouTube intégrée, formulaire externe). Souvent oublié sur les sites institutionnels qui intègrent des outils tiers.
3. Couleurs (3 critères) : ratio de contraste suffisant (4,5:1 pour texte normal, 3:1 pour texte large), pas d'information transmise uniquement par la couleur (graphiques, statuts). Test rapide : passer la maquette en niveaux de gris — si l'information est perdue, c'est non conforme.
4. Multimédia (10 critères) : sous-titres synchronisés pour les vidéos, transcription textuelle complète, audio-description pour vidéos informatives, alternative aux médias non textuels temporels, contrôles clavier sur les players. C'est une thématique coûteuse en pratique : sous-titrage et transcription de chaque vidéo.
5. Tableaux (10 critères) : tableaux de données correctement balisés (<th>, scope, headers), tableaux de mise en page proscrits, titres et résumés présents. Les sites publicss anciens basés sur tableaux de mise en page demandent une refonte structurelle.
6. Liens (3 critères) : intitulés de liens explicites hors contexte (proscrire "cliquez ici", "en savoir plus"), titres de lien complémentaires si nécessaire, indication des ouvertures dans une nouvelle fenêtre.
7. Scripts (10 critères) : compatibilité technologie d'assistance, scripts contrôlables au clavier, alternatives accessibles aux composants riches (carrousels, accordéons, menus déroulants, autocomplete). Les composants React modernes mal implémentés font sauter cette thématique en bloc.
8. Éléments obligatoires (8 critères) : déclaration de la langue principale, balisage HTML valide, titre de page explicite et unique, identification du contenu en différentes langues, indication des modifications du contexte. Les bases souvent négligées.
9. Structuration de l'information (12 critères) : hiérarchie des titres correcte (H1 unique, pas de saut de niveau), listes correctement balisées (<ul>, <ol>), citations (<blockquote>), structuration logique de la page. Critique pour les lecteurs d'écran qui s'appuient sur cette structure pour la navigation rapide.
10. Présentation de l'information (13 critères) : pas de perte d'information en cas de désactivation des CSS, espacement et taille des polices ajustables, focus visible au clavier, contenu lisible avec un zoom 200 %. La thématique la plus volumineuse en termes de tests.
11. Formulaires (13 critères) : étiquettes (<label>) associées aux champs, indications des champs obligatoires accessibles, regroupement logique (<fieldset>, <legend>), messages d'erreur accessibles et utiles, suggestions de correction. C'est la thématique qui pose le plus de problèmes sur les téléservices des collectivités — déclaration d'urbanisme, inscription périscolaire, demande de subvention.
12. Navigation (8 critères) : présence d'au moins deux systèmes de navigation parmi (menu, plan du site, moteur de recherche), liens d'évitement vers contenus principaux, mise en évidence cohérente de la page active. Critique pour les sites publics avec arborescence profonde.
13. Consultation (5 critères) : possibilité de stopper, de mettre en pause les contenus en mouvement ou clignotants, gestion des sessions et timeouts, alternatives accessibles aux contenus cryptographiques. Critique pour les téléservices avec session courte.
#Méthode Nehos audit RGAA 4.1
Notre méthode en quatre temps, calibrée par notre pratique des audits de collectivités et d'opérateurs publics.
Phase 1 — Audit RGAA 4.1 complet (durée selon le périmètre) : revue documentaire (déclaration existante, schéma pluriannuel d'accessibilité), audit automatisé sur l'ensemble des templates (axe-core, Lighthouse, Pa11y, WAVE), audit manuel sur un échantillon représentatif de pages selon le périmètre (la DINUM recommande un échantillon minimal de pages représentatives et l'ensemble des téléservices), tests lecteurs d'écran NVDA (Windows), JAWS si l'entreprise utilise cette technologie d'assistance pour ses agents, VoiceOver (macOS/iOS) pour les iPhones.
Livrables : rapport d'audit détaillé, matrice de conformité critère par critère avec preuves (captures, code source, vidéos courtes des bugs lecteur d'écran), gap list priorisée par criticité × effort, devis détaillé phase 2.
Phase 2 — Plan de mise en conformité priorisé : roadmap d'actions dont la durée dépend de le volume de non-conformités et la taille du site, validation avec la DSI client, la direction de la communication, et le référent accessibilité interne (si désigné — obligatoire pour les collectivités depuis 2019).
Identification des actions internes (équipe client, redaction-correction d'alternatives textuelles, validation contenus) vs externes (Nehos + partenaires, refonte composants techniques, intégration accessible).
Phase 3 — Mise en œuvre : intégration des correctifs techniques (composants React/Vue accessibles, formulaires conformes, navigation clavier), automation CI/CD avec axe-core sur chaque pull request via jest-axe ou Cypress-axe, Lighthouse-CI dans GitHub Actions avec seuil bloquant a11y > 95, formation des équipes contenu (rédacteurs web, community manager) aux bonnes pratiques RGAA (alternatives textuelles, hiérarchie de titres, choix de liens explicites).
Phase 4 — Déclaration d'accessibilité et suivi annuel : génération automatique de la déclaration d'accessibilité conforme au modèle DINUM (statut de conformité, contenus non accessibles, dérogations, moyens d'alerte et de contact, voies de recours), publication et liaison depuis le footer du site (obligation légale), inscription du site sur le portail DINUM accessibilite.numerique.gouv.fr, mise en place du suivi annuel obligatoire (audit interne automatisé, validation manuelle trimestrielle sur les nouveaux contenus).
Les entités concernées doivent aussi établir un schéma pluriannuel d'accessibilité sur 3 ans — nous le rédigeons en accompagnement.
#Outils utilisés — Stack technique transparente
Notre stack d'audit RGAA combine outils automatisés et tests manuels. Aucun outil automatisé ne couvre à lui seul l'ensemble des critères RGAA : c'est la combinaison avec les tests manuels qui fait la qualité.
Automatisés CI/CD : axe-core de Deque Systems (référence mondiale, intégration jest-axe pour tests unitaires React/Vue, Cypress-axe pour tests E2E), Lighthouse a11y dans GitHub Actions (score consolidé performance + accessibilité + SEO + best practices), Pa11y-CI pour parcours utilisateur complets (formulaires multi-étapes, téléservices).
Navigateur et validation visuelle : WAVE (WebAIM, extension Chrome/Firefox, excellent pour la revue visuelle rapide), Stark pour Figma au stade design (contraste, daltonisme simulé, hiérarchie focus), Chrome DevTools Accessibility tree pour debug DOM.
Tests manuels lecteurs d'écran : NVDA (NonVisual Desktop Access, gratuit, dominant en France pour les personnes malvoyantes), JAWS (Freedom Scientific, payant, dominant en entreprise et chez les utilisateurs avancés), VoiceOver (Apple, intégré macOS et iOS, dominant sur mobile Apple), TalkBack (Google Android, intégré, dominant sur mobile Android).
Nehos teste systématiquement NVDA + VoiceOver, ajoute JAWS sur demande client si les agents de la collectivité utilisent JAWS en interne.
Audit indépendant (en option) : des cabinets spécialisés en audit RGAA, comme Tanaguru, Empreinte Digitale ou Atalan, peuvent réaliser un audit indépendant. Nous vous orientons vers l'un d'eux selon votre préférence ou la contrainte de votre marché public. Le coût de cet audit, facturé par le cabinet, s'ajoute au nôtre.
Notre opinion assumée : nous n'auditons jamais notre propre travail sur le livrable final destiné au superviseur. Quand le client veut une validation opposable à valeur juridique, c'est un cabinet indépendant qui signe. Notre rôle dans ce schéma est d'arriver au plus haut taux de conformité possible avant l'audit du cabinet, puis de corriger ce qu'il identifie. C'est plus cher, mais c'est la seule manière d'éviter le conflit d'intérêts.
#Exemples de situations
Il s'agit de situations types, pas de clients publiés.
Une métropole qui refond son site. L'audit RGAA est intégré dès le brief design, avec un site Next.js conçu pour l'accessibilité. Un cabinet indépendant valide ensuite le niveau de conformité, la déclaration d'accessibilité est publiée et le schéma pluriannuel rédigé. L'accessibilité fait partie du budget de la refonte, pas d'un chantier à part.
Une commune dont le site vieillit. Un audit avant refonte révèle un niveau de conformité initial faible : CMS ancien, téléservices développés au fil de l'eau par plusieurs prestataires. La refonte remet à plat les téléservices (état civil, urbanisme, périscolaire, logement social) avec FranceConnect+ et l'accessibilité en critère d'acceptation.
Un opérateur public avec un portail métier. Audit RGAA 4.1 d'un portail à parcours déclaratifs complexes, validation indépendante complémentaire, puis mise en conformité par lots. Le chantier peut s'articuler avec un programme de conformité audit DORA pour le volet bancaire éventuel.
#Tarification
L'audit RGAA, la mise en conformité, la validation par un cabinet indépendant, le schéma pluriannuel d'accessibilité et le suivi annuel sont chiffrés sur devis, en 48 h après un premier échange. Le prix dépend du périmètre : nombre de pages et de gabarits, nombre de téléservices, taille du site.
Pour les petits sites institutionnels, un audit peut être cadré en quelques jours ; pour une métropole, un département ou un opérateur national, il demande davantage. Dans les deux cas, le périmètre est défini avant tout engagement.
Nous livrons par défaut nos nouveaux projets de refonte avec un socle méthode accessibilité RGAA Nehos, intégré au budget projet. L'audit et la mise en conformité concernent les sites existants à reprendre.
#Articulation RGAA avec les autres référentiels 2026
Le RGAA 4.1 ne vit pas seul dans l'écosystème de conformité numérique 2026. Pour les collectivités et opérateurs publics, la convergence comprend également : RGESN (Référentiel Général d'Écoconception de Services Numériques, recommandé fortement même si non strictement opposable hors marchés publics intégrant la clause éco-responsabilité), FranceConnect+ (authentification unifiée, accessibilité native du parcours), NIS2 (cybersécurité, transposition octobre 2024, collectivités > 50 agents potentiellement concernées comme entités essentielles ou importantes), RGPD (toujours), doctrine cloud au centre et hébergement souverain SecNumCloud pour les données sensibles.
Pour les grandes entreprises privées soumises au RGAA (CA supérieur à 250 M€), la convergence inclut aussi AI Act (chatbots, recommandation, scoring), DORA (si secteur financier), DSP3/FIDA (si activités paiement).
Notre angle : nous proposons un programme intégré RGAA + RGESN + (NIS2 ou AI Act selon profil) quand la collectivité ou l'entreprise le souhaite, parce qu'une partie des actions techniques se recoupent (gouvernance, documentation, monitoring, formation des équipes), ce qui évite de les payer deux fois.
Questions & réponses
Questions fréquentes sur l'audit RGAA 4.1
L'obligation RGAA 4.1 couvre l'État, les collectivités territoriales (régions, départements, métropoles, EPCI, communes), les établissements publics (hôpitaux, universités, SDIS, CAF, France Travail), les organismes délégataires d'une mission de service public, ainsi que les entreprises de droit privé dont le chiffre d'affaires en France dépasse 250 millions d'euros sur la moyenne des trois derniers exercices. Concrètement : ministères, mairies, métropoles, hôpitaux publics, universités, CAF, France Travail, mais aussi grandes banques, assurances, opérateurs télécoms, e-commerçants majeurs. Les sous-traitants doivent suivre quand le donneur d'ordre est lui-même assujetti — c'est typiquement le cas des éditeurs de logiciels métier vendus aux collectivités.
Le WCAG 2.1 (Web Content Accessibility Guidelines) est le standard international du W3C qui pose les quatre principes d'accessibilité — perceptible, utilisable, compréhensible, robuste — et trois niveaux de conformité (A, AA, AAA). Le RGAA 4.1 est sa transposition française opposable : il reprend l'intégralité des critères WCAG 2.1 niveau AA et y ajoute une méthodologie de test précise (257 tests détaillés avec preuves attendues), un format de déclaration d'accessibilité opposable au juge administratif, et un cadre juridique national plus contraignant (sanctions DGCS, schéma pluriannuel, suivi annuel). Un site conforme RGAA 4.1 est conforme WCAG 2.1 AA — l'inverse n'est pas toujours formellement vrai faute de déclaration et de tests documentés à la française.
Quand un client veut une certification RGAA opposable à valeur juridique (utilisable en cas de contrôle DGCS ou de procédure contentieuse), nous recommandons un cabinet indépendant spécialisé (Tanaguru, Empreinte Digitale ou Atalan, par exemple). La raison est éthique et pratique : nous ne pouvons pas être juge et partie sur le même livrable. Notre rôle dans ce schéma est d'amener le site au plus haut taux de conformité possible avant l'audit cabinet, puis de corriger les non-conformités résiduelles qu'il identifie. C'est un coût en plus, mais c'est la seule manière d'éviter un conflit d'intérêts. Pour les sites non soumis à contrôle (intranets internes, sites privés non assujettis), l'audit Nehos seul suffit largement.
Depuis le décret du 25 juillet 2019, l'absence de déclaration d'accessibilité ou de schéma pluriannuel expose à une sanction administrative, prononcée après signalement d'usagers ou contrôle d'office. Le détail des montants se vérifie sur le portail officiel de la DINUM. Au-delà du montant, la publicité de la sanction sur les sites institutionnels et la mention sur le portail DINUM créent un risque réputationnel marqué pour les collectivités. La période d'observation est terminée.
Oui, un suivi annuel est obligatoire pour les entités assujetties. Concrètement, la déclaration d'accessibilité doit être mise à jour au moins une fois par an, et idéalement à chaque changement majeur du site (refonte, ajout de téléservice, mise à jour du système de gestion de contenu). Le suivi inclut un audit automatisé régulier (CI/CD axe-core et Lighthouse), une validation manuelle trimestrielle des nouveaux contenus, et un audit complet annuel formalisé. Un schéma pluriannuel d'accessibilité couvrant 3 ans est obligatoire pour les entités assujetties — il fixe les objectifs, les budgets, et les indicateurs de suivi. Nous proposons un suivi annuel d'accessibilité, chiffré sur devis.
Le coût dépend du périmètre : taille du site, nombre de gabarits, nombre de téléservices, niveau de conformité de départ. L'audit, la mise en conformité, la validation par un cabinet indépendant (facturée par le cabinet) et le schéma pluriannuel sont chiffrés sur devis, en 48 h après un premier échange. Pour une refonte complète où l'accessibilité est intégrée dès le design, le surcoût est nettement plus faible qu'un rattrapage après livraison.
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