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Définition & Concepts

AI Act (Règlement UE sur l'intelligence artificielle)

Version Décideur

L'essentiel

L'AI Act est la loi européenne qui définit ce qu'on a le droit de faire (ou pas) avec l'IA. Si vous utilisez l'IA pour recruter, scorer un crédit, faire de la reconnaissance faciale, vous tombez dans la catégorie « haut risque » et vous devez prouver à l'État que votre IA est éthique, transparente, et supervisée par un humain. Sans conformité, l'amende peut être faramineuse.

Version Expert

Détails Techniques

Règlement (UE) 2024/1689, premier cadre juridique mondial complet sur l'intelligence artificielle, adopté en 2024 et en application depuis le 1er août 2026. Classification des systèmes IA en 4 niveaux : risque inacceptable (interdit), haut risque (Annexe III), risque limité (transparence), risque minimal (libre). Sanctions jusqu'à 35 M€ ou 7 % du CA mondial.

#Définition AI Act

Règlement (UE) 2024/1689, premier cadre juridique mondial complet sur l'intelligence artificielle, adopté en 2024 et en application depuis le 1er août 2026. Classification des systèmes IA en 4 niveaux : risque inacceptable (interdit), haut risque (Annexe III), risque limité (transparence), risque minimal (libre). Pour approfondir, consultez la page service conformité AI Act Nehos.

Du point de vue technique, Sanctions jusqu'à 35 M€ ou 7 % du CA mondial.

Le concept de AI Act prend tout son sens dans un contexte B2B où chaque décision technique impacte directement le ROI.

#AI Act expliqué simplement

L'AI Act est la loi européenne qui définit ce qu'on a le droit de faire (ou pas) avec l'IA. Si vous utilisez l'IA pour recruter, scorer un crédit, faire de la reconnaissance faciale, vous tombez dans la catégorie « haut risque » et vous devez prouver à l'État que votre IA est éthique, transparente, et supervisée par un humain. Sans conformité, l'amende peut être faramineuse.

Visualisez le quotidien d'un directeur technique ou d'un CMO en scale-up. C'est la réalité du terrain — loin des définitions académiques.

#Cas d'usage concrets

Scale-up HR tech ATS — ATS classé haut risque (recrutement Annexe III). Mise en conformité Nehos en 16 semaines : gouvernance, documentation Annexe IV, audit biais Aequitas, supervision humaine, transparence candidat. Résultat : conformité validée en interne, levée de fonds Série B débloquée.

Banque mutualiste — scoring crédit — Système IA scoring solvabilité = haut risque automatique (Annexe III point 5b). Registre AI Act, DPIA conjointe RGPD, dataset audit avec rééchantillonnage, explicabilité LIME/SHAP, validation ACPR. Articulation avec exigences DORA sur la résilience opérationnelle.

ETI computer vision SEVESO — Détection EPI (casque, harnais, gants) sur site SEVESO classée haut risque (sécurité travailleurs, Annexe III point 4). Documentation Annexe IV, supervision continue par opérateur HSE, logs immutables conservés 10 ans pour audits CARSAT et DREAL.

#AI Act chez Nehos Groupe

Nehos Groupe applique ce concept au quotidien. Sur les 3 derniers projets impliquant AI Act, on a documenté les résultats avec des KPIs précis. Notre service conformité AI Act Nehos couvre ce périmètre de A à Z.

La méthode Nehos est documentée sur Méthode Nehos AI Act Compliance™. Chaque mission démarre par un cadrage structuré : objectifs chiffrés, périmètre technique, jalons à 30/60/90 jours. Les résultats mesurés sur nos clients : 16 semaines est un ordre de grandeur courant. On livre, on mesure, on itère. Pas de slides sans livrable.

#Termes associés

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#Points clés à retenir

Qu'est-ce qu'un système d'IA à haut risque au sens de l'AI Act ? Un système IA haut risque est un système listé en Annexe III du règlement : recrutement et gestion RH, scoring crédit, biométrie, infrastructures critiques (énergie, transport), accès aux services publics, justice, contrôle des frontières et application de la loi. Tout système IA composant de sécurité d'un produit déjà réglementé (dispositif médical, machine, jouet) bascule aussi en haut risque.

Quelles sont les sanctions concrètes en cas de non-conformité à l'AI Act ? Trois paliers : 35 millions d'euros ou 7 % du chiffre d'affaires mondial annuel (le plus élevé des deux) pour les pratiques interdites de l'article 5 (social scoring, manipulation cognitive, identification biométrique en temps réel non autorisée). 15 millions d'euros ou 3 % du CA mondial pour le non-respect des obligations sur les systèmes haut risque ou les modèles GPAI.

Qui doit se mettre en conformité avec l'AI Act ? Quatre rôles sont concernés. Les fournisseurs (providers) qui développent ou font développer un système IA et le mettent sur le marché UE.

Applications Concrètes

Contexte : Scale-up HR tech ATS

"ATS classé haut risque (recrutement Annexe III). Mise en conformité Nehos en 16 semaines : gouvernance, documentation Annexe IV, audit biais Aequitas, supervision humaine, transparence candidat. Résultat : conformité validée en interne, levée de fonds Série B débloquée."

Contexte : Banque mutualiste — scoring crédit

"Système IA scoring solvabilité = haut risque automatique (Annexe III point 5b). Registre AI Act, DPIA conjointe RGPD, dataset audit avec rééchantillonnage, explicabilité LIME/SHAP, validation ACPR. Articulation avec exigences DORA sur la résilience opérationnelle."

Contexte : ETI computer vision SEVESO

"Détection EPI (casque, harnais, gants) sur site SEVESO classée haut risque (sécurité travailleurs, Annexe III point 4). Documentation Annexe IV, supervision continue par opérateur HSE, logs immutables conservés 10 ans pour audits CARSAT et DREAL."

Questions & Réponses

Questions fréquentes sur l'AI Act

Un système IA haut risque est un système listé en Annexe III du règlement : recrutement et gestion RH, scoring crédit, biométrie, infrastructures critiques (énergie, transport), accès aux services publics, justice, contrôle des frontières et application de la loi. Tout système IA composant de sécurité d'un produit déjà réglementé (dispositif médical, machine, jouet) bascule aussi en haut risque. Ces systèmes doivent passer une évaluation de conformité, disposer d'une documentation Annexe IV, prévoir une supervision humaine effective et conserver des logs.
Trois paliers : 35 millions d'euros ou 7 % du chiffre d'affaires mondial annuel (le plus élevé des deux) pour les pratiques interdites de l'article 5 (social scoring, manipulation cognitive, identification biométrique en temps réel non autorisée). 15 millions d'euros ou 3 % du CA mondial pour le non-respect des obligations sur les systèmes haut risque ou les modèles GPAI. 7,5 millions d'euros ou 1 % du CA mondial pour communication d'informations inexactes aux autorités. Les PME bénéficient d'un plafonnement plus favorable.
Quatre rôles sont concernés. Les fournisseurs (providers) qui développent ou font développer un système IA et le mettent sur le marché UE. Les déployeurs (deployers, anciennement utilisateurs) qui exploitent un système IA dans le cadre de leur activité. Les importateurs et distributeurs qui mettent à disposition un système IA sur le marché européen. L'AI Act s'applique extraterritorialement : un fournisseur californien qui vend un ATS à une scale-up parisienne est soumis au règlement, exactement comme le RGPD.
Le règlement a été publié au JOUE le 12 juillet 2024 et est entré en vigueur le 1er août 2024. Les pratiques interdites de l'article 5 s'appliquent depuis le 2 février 2025. Les obligations sur les modèles GPAI (modèles d'usage général comme GPT-4, Mistral Large, Claude) depuis le 2 août 2025. Les règles sur les systèmes haut risque et l'essentiel du dispositif depuis le 1er août 2026. Les systèmes haut risque déjà déployés sous régulation produit (jouets, dispositifs médicaux) bénéficient d'un sursis jusqu'au 2 août 2027.
Le RGPD protège les données personnelles, quel que soit le traitement. L'AI Act encadre les systèmes IA, qu'ils traitent ou non des données personnelles. Les deux textes se complètent et ne se remplacent pas : un système IA haut risque entraîné sur données personnelles doit produire à la fois une DPIA RGPD (article 35) et la documentation Annexe IV AI Act. La CNIL recommande de mener les deux analyses conjointement pour éviter la duplication. À noter, les sanctions AI Act sont plus sévères : 7 % du CA mondial contre 4 % pour le RGPD.
DORA (résilience opérationnelle financière, en vigueur depuis janvier 2025) impose aux établissements financiers de tester la résilience de leurs systèmes critiques, y compris les modules IA. NIS2 (cybersécurité, transposée en France en 2024-2025) couvre les entités essentielles et importantes sur la sécurité des réseaux et systèmes d'information. Un système IA haut risque dans une banque doit simultanément respecter l'AI Act (gouvernance, biais, supervision), DORA (tests de résilience, registre des tiers) et NIS2 (déclaration incidents, mesures techniques). La triple conformité est gérable si elle est cadrée d'emblée, beaucoup plus coûteuse en rétroactif.
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