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L'essentiel sur l'audit NIS2 en 2026

NIS2 (Network and Information Security Directive 2, Directive UE 2022/2555) a été adoptée en décembre 2022 et transposée en France en octobre 2024 par une loi dédiée portée par l'ANSSI. Les sanctions sont effectives depuis 2025, sans phase de tolérance pour la grande majorité des obligations. Amendes jusqu'à 160 M€ ou 2 % du chiffre d'affaires mondial annuel pour les entités essentielles à partir de 1,8 M€ ou 1,4 % pour les entités importantes. L'ANSSI estime entre 10 000 et 15 000 le nombre d'entités françaises assujetties, contre environ 300 sous NIS1.

Le périmètre couvre 18 secteurs critiques. Les entités essentielles regroupent l'énergie (électricité, gaz, pétrole, hydrogène), les transports, la banque et les marchés financiers, la santé, l'eau potable et usées, les infrastructures numériques (DNS, IXP, fournisseurs cloud, datacenters), l'administration publique et l'espace. Les entités importantes ajoutent les services postaux, la gestion des déchets, la chimie, l'agroalimentaire, la fabrication critique (dispositifs médicaux, matériel de transport, machines), les fournisseurs numériques et la recherche. Seuil général : 50 salariés ou 2499 k€ de CA, avec exceptions pour acteurs critiques quelle que soit la taille.

Quatre piliers structurent les obligations : (1) gestion documentée des risques cyber sur 10 domaines (politiques, gestion des incidents, continuité, supply chain, cryptographie, gestion des accès, etc.), (2) gouvernance assumée par la direction avec formation obligatoire des dirigeants, (3) notification d'incident significatif sous 24 heures (alerte précoce) et 72 heures (rapport circonstancié) à l'ANSSI, (4) sécurisation de la chaîne d'approvisionnement avec registre des fournisseurs et clauses contractuelles. Méthode Nehos en trois temps : audit 3-5 sem (à partir de 1 618 € HT), plan 12-26 sem, tests pénétration optionnels. Tarification programme complet : ETI industrielle 712 k€, énergéticien régional 171 k€.

Note importante : Nehos est intervenant tech intégrateur qui maîtrise le référentiel NIS2 et qui remplit lui-même les exigences pour être référencé sous-traitant critique de ses clients assujettis (clauses fournisseur ANSSI, plan BCP/DRP, ISO 27001 en cours, audits et PenTests autorisés, infrastructure OVHcloud SecNumCloud). Pour les opérateurs essentiels (énergie, santé, eau, transports), les pentests sont coordonnés avec une red team accréditée OT/IT externe (Synacktiv, Wavestone Cyber, Sopra Steria). Pour la veille juridique pure et le contentieux administratif ANSSI, on travaille en co-prestation avec nos partenaires Bird & Bird et De Gaulle Fleurance.

Audit NIS2 — Conformité à la Directive UE 2022/2555 (énergie, industrie, santé, eau, cloud)

Audit 360° des 4 piliers NIS2 en 3 à 5 semaines, plan de mise en conformité 12-26 semaines, tests pénétration optionnels pour opérateurs essentiels. Nehos remplit les exigences ANSSI pour être référencé sous-traitant critique de ses clients NIS2. Devis sous 48h.

Adapté à toute taille de structure

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PME / TPE
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#Pourquoi l'audit NIS2 est devenu urgent en 2026

NIS2 — Network and Information Security Directive 2, formellement Directive UE 2022/2555 — a été adoptée en décembre 2022 et transposée en droit français en octobre 2024 par une loi dédiée portée par l'ANSSI. Plus d'année de grâce. Les contrôles ANSSI sur la conformité NIS2 sont effectifs depuis 2025 et montent en intensité tout au long de 2026. Le retour terrain de nos missions chez 2 énergéticiens régionaux, 1 industriel chimie SEVESO et 3 ETI manufacturing est sans ambiguïté : l'ANSSI ne se contente plus de la documentation, elle veut voir les registres tiers critiques, les rapports d'incidents réels, les preuves de formation effective des dirigeants.

Les sanctions sont calibrées pour faire mal et différenciées selon le type d'entité. Pour les entités essentielles, les amendes peuvent atteindre 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires mondial annuel — le montant le plus élevé étant retenu. Pour les entités importantes, le plafond est de 7 millions d'euros ou 1,4 % du CA mondial. À cela s'ajoutent la responsabilité personnelle des dirigeants (suspension temporaire d'une fonction de direction prononcée par l'ANSSI), les injonctions, les mises en demeure publiques, les retraits d'agréments sectoriels et les obligations de notification publique des incidents non corrigés. Au-delà du chiffre, la sanction réputationnelle est immédiate dans des secteurs où la confiance publique est centrale (santé, énergie, eau).

Une nuance honnête : la conformité NIS2 n'est pas une cible binaire. C'est un programme continu qui aligne la posture cyber sur le niveau de criticité opérationnelle. L'objectif d'un audit n'est pas seulement de cocher des cases pour l'ANSSI — c'est de bâtir une résilience opérationnelle qui sert l'entreprise. Les industriels qui ont pris NIS2 au sérieux dès 2023-2024 nous rapportent un effet positif inattendu : meilleure visibilité sur leur stack IT/OT, meilleure gestion des fournisseurs cloud et MSP, réduction du temps moyen de résolution d'incident, meilleure assurabilité cyber. La conformité bien faite devient un avantage opérationnel et un argument commercial vis-à-vis des donneurs d'ordre du secteur public.

#Classification NIS2 — Entités essentielles vs entités importantes

La distinction entité essentielle / entité importante est centrale parce qu'elle conditionne l'intensité des obligations, le régime de supervision (ex ante vs ex post) et les plafonds de sanction.

#Entités essentielles (régime de supervision proactif ex ante)

Les entités essentielles sont supervisées a priori par l'ANSSI : audits programmés, inspections sur site, demande de preuves documentaires sans préavis. Onze secteurs y figurent : énergie (électricité, gaz, pétrole, chauffage urbain, hydrogène), transports (aérien, ferroviaire, maritime, routier), banque et marchés financiers (note : pour ces deux secteurs, DORA prime au titre lex specialis pour le volet TIC), santé (hôpitaux, fabricants de dispositifs médicaux, laboratoires de recherche pharmaceutique, distributeurs pharmaceutiques), eau potable, eaux usées, infrastructures numériques (DNS, registres TLD, IXP, fournisseurs cloud, datacenters, CDN, services de confiance qualifiés), gestion des services TIC (MSP, MSSP), administration publique centrale et régionale, espace.

Le seuil d'application est généralement fixé à 250 salariés ou 50 M€ de CA et bilan > 43 M€, avec des exceptions pour les acteurs critiques quelle que soit leur taille (typiquement les opérateurs DNS racine, les registres TLD, les fournisseurs cloud avec un nombre d'utilisateurs significatif).

#Entités importantes (régime de supervision réactif ex post)

Les entités importantes sont supervisées a posteriori : l'ANSSI intervient uniquement sur signalement, plainte ou incident. Sept secteurs y figurent : services postaux et courrier, gestion des déchets, fabrication, production et distribution de produits chimiques, production, transformation et distribution alimentaires, fabrication (dispositifs médicaux et diagnostic in vitro, équipements informatiques, électroniques et optiques, machines et équipements, véhicules à moteur, autres matériels de transport), fournisseurs numériques (places de marché, moteurs de recherche, plateformes de réseaux sociaux), recherche.

Le seuil est plus bas : 50 salariés ou 10 M€ de CA et bilan > 10 M€. Une PME industrielle de 70 personnes en chimie fine entre dans NIS2. Une ETI fabricant de dispositifs médicaux de 200 personnes aussi. Les microentreprises (moins de 10 salariés et CA inférieur à 2 M€) sont exclues du périmètre.

Dans nos missions 2025-2026, voici la répartition observée : 28 % énergéticiens régionaux (distribution, production renouvelable), 22 % industriels chimie ou fabrication critique, 18 % établissements de santé et fabricants dispositifs médicaux, 12 % opérateurs eau et déchets, 10 % fournisseurs cloud et MSP, 10 % autres (logistique, agroalimentaire, services numériques).

#Les 4 piliers NIS2 — Ce que l'auditeur vérifie réellement

#Pilier 1 : Gestion des risques cyber (Article 21)

L'Article 21 de NIS2 impose une gestion documentée des risques cyber sur dix domaines obligatoires : (1) politiques d'analyse des risques et de sécurité des systèmes d'information, (2) gestion des incidents, (3) continuité d'activité (sauvegardes, reprise après sinistre, gestion de crise), (4) sécurité de la chaîne d'approvisionnement, (5) sécurité dans l'acquisition, le développement et la maintenance des SI, (6) politiques et procédures d'évaluation de l'efficacité des mesures, (7) pratiques de cyber-hygiène et formation, (8) cryptographie et chiffrement, (9) sécurité des ressources humaines, gestion des actifs et contrôle d'accès, (10) authentification multifacteur, sécurisation des communications, communications de secours.

Ce qu'on vérifie en audit : existence et validation formelle d'une politique sécurité par dirigeants nommés, cartographie complète des actifs IT et OT (technologies opérationnelles) pour les industriels, indicateurs de tolérance au risque, revue interne. Écueil fréquent : les industriels disposent d'un référentiel IT solide mais aucune cartographie OT — automates Siemens, Schneider, Rockwell, capteurs, PLC, SCADA — alors que ces actifs sont les plus exposés et les plus difficiles à patcher. Notre méthode inclut systématiquement une revue OT avec un sachant terrain.

#Pilier 2 : Gouvernance et formation obligatoire des dirigeants (Article 20)

C'est probablement la bascule la plus structurante. L'Article 20 impose que l'organe de direction approuve les mesures de gestion des risques cyber et supervise leur mise en œuvre. Les dirigeants doivent suivre une formation obligatoire sur la cybersécurité — formation qui doit être documentée, datée, avec attestation de présence et contenu validé. C'est une rupture culturelle pour les ETI industrielles habituées à déléguer ces sujets au RSSI ou au DSI.

Responsabilité personnelle : en cas de manquement caractérisé, l'ANSSI peut suspendre temporairement un dirigeant de sa fonction de direction au sein de l'entité concernée. Cette sanction n'est pas symbolique — elle a été utilisée en 2025 dans plusieurs États membres pour des cas de non-coopération manifeste avec l'autorité.

En audit, on regarde : nomination formelle du dirigeant responsable de la conformité NIS2 dans l'organe de direction, fréquence et qualité des comités sécurité (mensuel a minima pour entités essentielles), formations dirigeants effectivement suivies (preuves de présence, supports, durée minimale recommandée 8h/an), capacité du dirigeant à défendre la posture cyber devant un inspecteur ANSSI. Notre méthode inclut un mock interview ANSSI avec le COMEX.

#Pilier 3 : Notification des incidents significatifs 24h/72h ANSSI (Article 23)

NIS2 harmonise les obligations de notification des incidents IT/OT significatifs. Pour un incident qualifié significatif, l'entité doit transmettre à l'ANSSI : (1) une alerte précoce dans les 24 heures suivant la qualification, indiquant si l'incident est suspecté d'origine malveillante et son potentiel impact transfrontalier, (2) une notification circonstanciée sous 72 heures avec évaluation initiale de gravité, impact, indicateurs de compromission, (3) un rapport intermédiaire sur demande, (4) un rapport final sous un mois après le traitement de l'incident.

Les critères de qualification d'un incident significatif sont précisés par les actes d'exécution de la Commission européenne et par la doctrine ANSSI : interruption opérationnelle, impact monétaire, nombre de personnes affectées, impact transfrontalier. Ils combinent seuils quantitatifs et qualitatifs.

En audit, on regarde : procédure documentée de qualification d'incident, chaîne d'escalade testée (idéalement par exercice annuel type Cyber Posture France), templates de notification ANSSI pré-remplis et validés juridiquement, intégration outil SIEM (Wazuh, Splunk, Sentinel, Elastic) avec workflow d'alerte automatisé, formation équipes SOC. Erreur courante chez les industriels : avoir un excellent outillage technique de détection sur le périmètre IT mais aucune intégration côté OT — l'incident OT remonte par téléphone via le terrain et personne ne sait qui notifie quoi à l'ANSSI dans les 24 heures.

#Pilier 4 : Sécurité de la chaîne d'approvisionnement (Article 21 §3)

C'est probablement le pilier qui demande le plus d'effort organisationnel. NIS2 impose une approche structurée de la sécurité des fournisseurs TIC critiques et non critiques : registre des prestataires avec qualification de criticité, évaluation de la posture cyber des fournisseurs (questionnaires, audits, certifications), clauses contractuelles spécifiques (droits d'audit, notification d'incident, sortie d'urgence, sous-traitance encadrée, localisation des données pour entités essentielles), tests de réversibilité, gestion des vulnérabilités amont (CVE des produits utilisés).

En audit, on vérifie pour chaque sous-traitant critique : présence dans le registre avec niveau de criticité justifié, complétude des clauses cyber, plan de continuité documenté côté fournisseur, droits d'audit exerçables (et exercés au moins une fois sur les top 10 fournisseurs), tests de réversibilité réalisés pour les services cloud. Pour les contrats avec hyperscalers (AWS, Azure, GCP), on regarde les addendums NIS2 spécifiques. Notre recommandation pour entités essentielles : privilégier les fournisseurs cloud SecNumCloud (OVHcloud, Outscale, Numspot) sur les charges les plus sensibles, ce qui simplifie la démonstration de conformité.

#Articulation NIS2 avec les autres réglementations 2025-2027

NIS2 n'arrive pas seule. Pour une entité industrielle ou financière européenne, la convergence réglementaire 2025-2027 comprend également : DORA (Règlement UE 2022/2554, en application 17 janvier 2025, lex specialis pour le secteur financier — voir notre audit DORA conformité), AI Act (Règlement UE 2024/1689, en application 1er août 2026, systèmes IA à haut risque), RGPD (toujours), CRA — Cyber Resilience Act (publication finale 2024, application 2027, fabricants de produits avec composants numériques), réglementations sectorielles ANSSI (OIV, OSE, qualification SecNumCloud).

Le principe lex specialis posé par l'article 4 de NIS2 résout l'articulation : quand une réglementation sectorielle européenne couvre des exigences équivalentes ou plus strictes (DORA pour la finance, par exemple), elle prime sur NIS2 sur le périmètre concerné. Concrètement, une banque mutualiste est sous DORA pour son volet TIC, pas sous NIS2. À l'inverse, un fournisseur cloud servant une banque peut être à la fois sous NIS2 (en tant qu'opérateur essentiel infrastructure numérique) et désigné prestataire critique DORA par les ESAs — articulation double sur laquelle on intervient régulièrement.

Notre angle : on traite NIS2 + AI Act + (CRA selon profil produit) dans un programme intégré quand l'entité combine ces périmètres, parce que 50-65 % des actions techniques se recoupent (gouvernance, gestion incidents, traçabilité, audit, registre tiers). Cela divise typiquement le budget total par 1,3 à 1,7 versus programmes séparés. Voir notre méthode AI Act Compliance Nehos™ pour le volet IA et notre méthode Stack Souveraine Nehos™ pour la dimension supply chain et souveraineté.

#Méthode Nehos audit NIS2

Notre méthode en quatre temps, calibrée par retour d'expérience sur 12 missions secteurs critiques (énergie, industrie, santé, eau, cloud).

Phase 1 — Audit 360° (3 à 5 semaines selon scope, 9 500-22 000 € HT) : revue documentaire (politiques, procédures, registres), entretiens 8-15 personnes (organe de direction, RSSI, DPO, Achats, Juridique, Production/OT, IT Ops), revue technique IT et OT, analyse écarts par pilier et par domaine Article 21, scoring quantitatif (matrice criticité × effort), restitution chiffrée avec plan d'action priorisé. Livrables : rapport d'audit 80-150 pages, matrice de conformité par domaine NIS2, gap list priorisée, devis détaillé phase 2.

Phase 2 — Plan de mise en conformité priorisé (1-2 semaines) : roadmap d'actions sur 12 à 26 semaines selon taille et catégorie, validation avec direction conformité + RSSI + COMEX + DPO, identification des actions internes (équipe client) vs externes (Nehos + partenaires), planning prévisionnel des contrôles ANSSI.

Phase 3 — Mise en œuvre (12 à 26 semaines) : implémentation des actions techniques (outillage SIEM, segmentation IT/OT, durcissement Active Directory, MFA partout, monitoring tiers, automatisation registre fournisseurs), documentation (politiques, procédures, plans), formation (organe de direction conforme Article 20, équipes opérationnelles, équipes Production, mock interviews ANSSI), accompagnement contractuel (renégociation clauses cyber avec sous-traitants critiques).

Phase 4 — Pentests optionnels et MCO (selon scope) : pour les opérateurs essentiels, coordination de tests pénétration annuels IT et OT avec une red team accréditée externe (Synacktiv, Wavestone Cyber, Sopra Steria, XMCO selon préférences). Pour toutes les entités : MCO conformité annuelle (audit annuel obligatoire pour essentielles, mise à jour registre, accompagnement contrôles ANSSI ad hoc, formation continue dirigeants).

#Nehos comme sous-traitant critique NIS2-ready

Quand Nehos intervient chez une entité essentielle ou importante NIS2, on devient nous-mêmes un sous-traitant TIC qui peut être qualifié critique selon les fonctions confiées. On a anticipé : Nehos remplit les exigences pour être référencé sans réserve. Nos contrats acceptent les clauses fournisseur ANSSI (droits d'audit, notification incident sous 24h, sortie d'urgence sous 90 jours, sous-traitance encadrée, localisation France, sécurité, continuité). On dispose d'un plan BCP/DRP documenté avec RTO 4 heures et RPO 1 heure sur les services critiques, certification ISO 27001 en cours (visée Q4 2026, audit blanc passé), politique de gestion des incidents alignée NIS2, registre interne des sous-traitants TIC (notamment OVHcloud SecNumCloud, Mistral souverain, Plausible) avec clauses miroirs. Pour les missions sensibles, nous acceptons les audits clients et les PenTests sur notre infrastructure et nos applications. Pour les missions touchant le périmètre OT, nous travaillons en binôme avec des intégrateurs OT spécialisés (Atos OT Cyber, Schneider Cybersecurity Services, Siemens) selon les automates en place.

#Tarification — Budget NIS2 selon profil

Nos retours d'expérience 2024-2026 sur 12 missions secteurs critiques donnent les fourchettes suivantes (budget total programme conformité NIS2, hors pentests externes).

  • Entité importante PME industrielle (50-150 collabs) : 80 à 160 k€ HT selon nombre de sous-traitants critiques et maturité initiale. Durée 14-22 semaines. Audit 9 500-13 000 €.
  • Entité importante ETI industrielle (150-500 collabs) : 120 à 380 k€ HT selon présence OT et complexité supply chain. Durée 18-30 semaines. Audit 13 000-22 000 €.
  • Entité essentielle santé / eau / déchets régional (100-500 collabs) : 180 à 480 k€ HT. Durée 22-32 semaines. Audit 15 000-22 000 €.
  • Entité essentielle énergéticien régional (200-2 000 collabs) : 280 à 650 k€ HT selon périmètre (production seule ou production + distribution + retail). Durée 26-40 semaines. Audit 18 000-22 000 €.
  • Pentests externes annuels (si opérateur essentiel) : 60 à 220 k€ HT en sus, scope IT + OT.

Devis détaillé sous 48 heures après brief validé. Démarrage typique sous 2-3 semaines après signature.

Questions & Réponses

Questions fréquentes sur l'audit NIS2

NIS2 vise 18 secteurs critiques en France, répartis en deux catégories. Les entités essentielles regroupent l'énergie (électricité, gaz, pétrole, hydrogène), les transports (aérien, ferroviaire, maritime, routier), la banque et les marchés financiers, la santé (hôpitaux, fabricants de dispositifs médicaux, recherche pharmaceutique), l'eau potable et les eaux usées, les infrastructures numériques (DNS, IXP, cloud, datacenters, MSP, MSSP), l'administration publique et l'espace. Les entités importantes couvrent les services postaux, la gestion des déchets, la chimie, l'agroalimentaire, la fabrication critique (dispositifs médicaux, machines, véhicules), les fournisseurs numériques (marketplaces, moteurs de recherche, réseaux sociaux) et la recherche. L'ANSSI estime entre 10 000 et 15 000 entités françaises assujetties, contre environ 300 sous NIS1. Seuil général : 50 salariés ou 2499 k€ de CA pour les entités importantes, 250 salariés ou 49,6 M€ pour les entités essentielles, avec exceptions pour acteurs critiques quelle que soit la taille.
La distinction conditionne trois choses. Premièrement, le régime de supervision : les entités essentielles sont supervisées **a priori** par l'ANSSI (audits programmés, inspections sans préavis, demande de preuves documentaires) ; les entités importantes le sont **a posteriori** sur signalement, plainte ou incident. Deuxièmement, le plafond de sanction : 10 M€ ou 2 % du CA mondial pour les essentielles ; 7 M€ ou 1,4 % pour les importantes. Troisièmement, le seuil d'assujettissement : 250 salariés ou 50 M€ de CA pour les essentielles, 50 salariés ou 10 M€ pour les importantes — avec exceptions pour les acteurs critiques quelle que soit la taille (typiquement les opérateurs DNS racine ou les fournisseurs cloud avec un nombre d'utilisateurs significatif). Les obligations techniques restent identiques sur les 10 domaines de l'Article 21.
Pour le secteur financier, DORA (Règlement UE 2022/2554) prime sur NIS2 au titre de la **lex specialis** : c'est la règle posée par l'article 4 de NIS2. Concrètement, une banque, un assureur, une mutuelle, une fintech AISP/PISP ou une société de gestion entre dans le champ de DORA et non de NIS2 pour ses obligations de résilience opérationnelle, de gestion des risques TIC et de notification d'incidents. NIS2 conserve toutefois un rôle subsidiaire pour les obligations transversales (gouvernance générale, sécurité supply chain hors TIC, formation). Pour les sous-traitants TIC des entités financières, l'articulation est plus complexe : ils peuvent être simultanément sous NIS2 (en tant que fournisseur cloud, infrastructure numérique entité essentielle) et désignés prestataire critique DORA par les ESAs — Nehos intervient régulièrement sur cette articulation double. Voir notre [audit DORA conformité](/services/conformite/audit-dora).
Les sanctions sont effectives depuis 2025 et différenciées. Pour les entités essentielles, les amendes peuvent atteindre 10 M€ ou 2 % du chiffre d'affaires mondial annuel (le montant le plus élevé étant retenu). Pour les entités importantes, plafond de 7 M€ ou 1,4 % du CA mondial. À cela s'ajoutent quatre sanctions non financières fréquemment sous-estimées : (1) la **responsabilité personnelle des dirigeants** avec suspension temporaire d'une fonction de direction prononcée par l'ANSSI, (2) les injonctions de mise en conformité sous délai, (3) les mises en demeure publiques publiées sur le site de l'ANSSI, (4) les retraits d'agréments sectoriels (qualification SecNumCloud, agrément OSE, certifications produits). En 2025, plusieurs entités françaises ont reçu des injonctions publiques pour défaut de notification d'incident dans les 24h. La sanction réputationnelle a souvent un impact commercial supérieur au montant de l'amende.
L'Article 23 NIS2 impose un séquençage strict. (1) **Sous 24 heures** après qualification d'un incident comme significatif : envoyer à l'ANSSI une **alerte précoce** indiquant si l'incident est suspecté d'origine malveillante et son potentiel impact transfrontalier. (2) **Sous 72 heures** : transmettre une **notification circonstanciée** avec évaluation initiale de gravité, impact, indicateurs de compromission (IoC). (3) Sur demande : rapport intermédiaire. (4) **Sous un mois** après le traitement : rapport final. La notification se fait via le portail ANSSI dédié NIS2 (formulaires spécifiques par secteur). En pratique, le chrono 24h démarre dès qu'une équipe interne (SOC, RSSI, DSI) qualifie l'incident comme significatif au regard des critères ANSSI — pas au moment de la détection brute. C'est pourquoi avoir une procédure documentée de qualification avec arbre de décision est crucial. Notre méthode inclut un template ANSSI pré-rempli et un mock incident annuel.
L'Article 21 §3 de NIS2 impose une approche structurée de la sécurité de la chaîne d'approvisionnement. Quatre obligations concrètes. (1) **Registre des fournisseurs TIC** avec qualification de criticité (critique vs non critique selon l'impact d'une indisponibilité sur l'activité), tenu à jour, mis à disposition de l'ANSSI sur demande. (2) **Évaluation de la posture cyber** des fournisseurs : questionnaires standardisés (type ISA, SIG), revue des certifications (ISO 27001, SecNumCloud, HDS pour la santé), audits sur site pour les top fournisseurs. (3) **Clauses contractuelles cyber** spécifiques : droits d'audit, notification d'incident sous 24h depuis le fournisseur vers le client, sortie d'urgence, sous-traitance encadrée, localisation des données pour entités essentielles. (4) **Tests de réversibilité** documentés pour les services cloud critiques. Pour les entités essentielles, notre recommandation est de privilégier les fournisseurs SecNumCloud (OVHcloud, Outscale, Numspot) sur les charges sensibles.
Les fourchettes 2024-2026 sur 12 missions accompagnées : **PME industrielle entité importante** (50-150 collabs) 80-1111 k€ HT sur 14-22 semaines, audit à partir de 1 618 € ; **ETI industrielle entité importante** (150-500 collabs) 712 k€ HT sur 18-30 semaines, audit à partir de 800 € ; **santé / eau / déchets régional entité essentielle** (100-500 collabs) 11,5 k€ HT sur 22-32 semaines, audit à partir de 928 € ; **énergéticien régional entité essentielle** (200-2 000 collabs) 171 k€ HT sur 26-40 semaines selon périmètre (production seule vs production + distribution + retail), audit à partir de 745 €. Les pentests externes annuels pour opérateurs essentiels ajoutent à partir de 51 k€ HT en sus (scope IT + OT, prestataire accrédité externe type Synacktiv, Wavestone, Sopra Steria, XMCO). Devis détaillé sous 48h après brief validé.
Devis détaillé sous 48 heures après brief validé en RDV de 30 minutes. Démarrage typique sous 2-3 semaines après signature, avec lancement d'une séquence d'entretiens 8-15 personnes en semaine 1 (organe de direction, RSSI, DPO, Achats, Juridique, Production/OT pour industriels, IT Ops). Restitution finale 3 à 5 semaines plus tard selon scope (énergéticien plus long que PME industrielle, surtout si périmètre OT étendu). Pour accélérer, nous pouvons mobiliser un binôme consultant senior conformité + consultant OT si l'échéance ANSSI est serrée (typiquement après un courrier d'injonction reçu) — sur devis spécifique. Pour les opérateurs essentiels, prévoyez également 6 à 12 semaines additionnelles pour coordonner un pentest externe avec une red team accréditée.
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