Photo : İsa kahraman · PexelsLogiciel transport et logistique : relier le TMS plutôt que le remplacer
TMS, WMS, cotation par mail, suivi des envois, échanges avec les chargeurs : ce que font bien les logiciels du marché, ce qui coince autour, et quand une intégration de quelques jours suffit.
Nos clients types
#Un lundi matin au bureau d'exploitation : où part vraiment le temps
Trois demandes de prix sont arrivées par mail pendant le week-end. Un client appelle pour savoir où est sa palette. Un chauffeur cherche le quai de déchargement, qui n'est pas celui de l'ordre de transport. Et la grille tarifaire, un classeur Excel que deux personnes seulement savent modifier, vient de changer sur une ligne.
C'est une matinée ordinaire dans un bureau d'exploitation. Remarquez que le TMS n'est pour rien dans cette scène : tout ce qui coince se passe autour de lui.
Cette page s'adresse aux transporteurs routiers de taille moyenne, aux commissionnaires, aux logisticiens, aux messageries et au dernier kilomètre, ainsi qu'aux services transport des industriels et des distributeurs. Nous y disons ce que les logiciels du marché font bien, où ils laissent des trous, et dans quels cas un petit développement vaut mieux qu'un gros projet.
Nehos Groupe est une agence de développement logiciel : vous ne nous entendrez donc pas répéter que le sur mesure est toujours la réponse. Souvent, ce n'est pas le cas.
#TMS et WMS du marché : ce qu'ils font bien, et pour qui ils suffisent
Un TMS, c'est le logiciel de gestion du transport. Il prend en charge le cœur de l'exploitation : la saisie des ordres de transport, la planification des tournées, l'affrètement quand il faut sous-traiter, la lettre de voiture (ou l'e-CMR, sa version électronique), la preuve de livraison et la facturation.
Un WMS, la gestion d'entrepôt, couvre ce qui se passe entre quatre murs : réception, stockage, préparation des commandes, expédition. Les deux portent des règles que vous ne voulez surtout pas réécrire, comme le contrôle des temps de conduite et de repos relevés au chronotachygraphe.
Si votre activité tient dans ces cases, prenez un logiciel du marché. Un transporteur dont les clients passent leurs ordres de la manière prévue par l'éditeur, un logisticien dont les flux d'entrepôt sont classiques : ni l'un ni l'autre n'a de raison de payer un développement. Choisissez bien, demandez des démonstrations sur vos cas réels, et vérifiez surtout une chose : ce que le logiciel laisse accessible vers l'extérieur (API, exports, EDI). C'est de là que dépendra tout le reste.
#Là où le TMS s'arrête, et où commencent les bricolages
Les points de friction reviennent d'une entreprise à l'autre. Ils se situent presque toujours autour du TMS, rarement dedans.
#La cotation : demandes de prix, grilles et relances
Un client demande un prix pour un enlèvement à Toulouse et une livraison dans l'Est, douze palettes, avec rendez-vous. La réponse dépend d'une grille qui varie selon la destination, le poids ou le nombre de palettes, plus quelques cas particuliers que seul le dirigeant connaît. Résultat : un Excel, des mails, et une relance trois jours plus tard dont personne ne se souvient.
Un CRM généraliste garde l'historique des contacts, il ne calcule pas un prix de transport. C'est l'un des trous les plus courants, et il touche directement le chiffre d'affaires, puisque c'est là qu'on gagne ou qu'on perd une affaire.
#Le portail client : « où est ma marchandise ? »
Chaque appel pour savoir où en est un envoi est un appel que le client aurait préféré ne pas passer, et que votre exploitation aurait préféré ne pas recevoir. Le suivi fourni par le TMS est parfois suffisant. Quand il ne l'est pas (le client veut ses propres références, ses documents, un accès par site ou par agence), on voit apparaître des mails avec des captures d'écran et des preuves de livraison renvoyées à la main. Un portail client branché sur le TMS, en lecture seule, règle cela sans toucher à l'exploitation.
#Les échanges avec les chargeurs : EDI, API, ressaisie
Un chargeur envoie ses ordres par EDI, un autre par fichier, un troisième par mail. Chaque canal a son format, et quelqu'un ressaisit ce qui ne passe pas. C'est pareil dans l'autre sens pour les statuts et les factures. Un connecteur écrit une fois remplace une ressaisie qui revient tous les jours.
#La remontée du terrain
Le chauffeur photographie le bon signé, note une réserve, constate un quai fermé. Si l'information arrive au bureau par SMS, elle ne se retrouve ni dans le TMS ni dans le dossier du client. Une application mobile simple, qui range ces éléments dans le bon dossier, peut suffire. Un mot sur la géolocalisation des véhicules : quand elle concerne des salariés, la CNIL l'encadre (finalité précise, information des personnes). Cela se règle à la conception, pas après coup.
#Garder le TMS, ajouter un module ou tout construire : quelle voie pour quel besoin
| Votre situation | Voie conseillée | Ce que cela suppose |
|---|---|---|
| Le TMS fait son travail, mais les données sont ressaisies ailleurs | Connecteur ou automatisation autour du TMS | Une API ou des exports exploitables ; souvent quelques jours de travail |
| Vos clients appellent pour suivre leurs envois | Portail client relié au TMS | Que le TMS laisse lire les statuts et les documents |
| Vos prix vivent dans Excel et dans des mails | CRM de cotation sur mesure, relié au TMS | De mettre à plat vos règles de tarification, cas particuliers compris |
| Votre mode d'exploitation n'entre dans aucun TMS | Outil complet, construit par étapes | Un cas réellement atypique : c'est rare |
| Tout fonctionne, sauf une gêne ponctuelle | Ne rien développer | En parler à votre éditeur, qui a peut-être déjà la fonction |
Voici les trois voies, dans l'ordre où nous les conseillons. La première, la plus sous-estimée : garder le TMS et le relier. Un connecteur par API entre votre TMS et votre outil de facturation, ou entre votre TMS et le système d'un gros client, se compte souvent en jours.
La deuxième : ajouter un module à côté. C'est le portail pour vos clients, que l'on construit comme un extranet, ou le CRM de cotation, ou encore l'application du chauffeur, une application mobile simple. La troisième, l'outil complet, ne se justifie que pour un fonctionnement vraiment atypique.
Si Odoo est déjà chez vous, ou s'il vous tente pour les achats, la facturation et le suivi commercial, nous le paramétrons et le complétons. Nous ne vous le présenterons pas comme un TMS.
#Facturation électronique : l'échéance qui oblige à regarder ses flux
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Le 1er septembre 2027, l'émission devient obligatoire pour les PME. Un transporteur émet beaucoup de factures, et le rapprochement avec les preuves de livraison fait partie de son quotidien.
Si votre chaîne de facturation passe aujourd'hui par un export du TMS retraité à la main, l'échéance mérite qu'on la regarde. Premier réflexe : demander à votre éditeur ce qui est prévu. On ne développe que s'il y a un trou.
#Ce que nous avons fait, et ce que nous n'avons pas fait
Nous n'avons pas de client transporteur ou logisticien à vous citer. Mieux vaut le dire que de broder.
Ce que nous pouvons montrer est voisin. DemenagerSeul.com est un site pour déménager par ses propres moyens : location d'utilitaires, cartons, coup de main, location de matériel, calculateur de volume et agences. Nehos Groupe a réalisé tout le développement de la plateforme, ainsi que le travail technique de référencement.
Ce n'est pas un projet de transport, et nous ne le présentons pas comme tel. Cela montre que nous savons construire de bout en bout un service en ligne autour de la location d'utilitaires, puis le faire vivre. Cela ne montre pas que nous connaissons votre TMS. Si votre métier est plutôt le déménagement, la page sur l'application de déménagement va plus loin sur ce sujet.
Sur un projet de transport, ce qui vous protège est la méthode : lire la documentation de l'API de votre éditeur, cartographier avec vous les flux à relier (qui envoie quoi, à quel moment, dans quel format), brancher, puis tester sur vos données avant de toucher à la production.
#Quel budget prévoir pour un connecteur, un portail ou un CRM de cotation
Voici les repères que nous donnons dès le premier échange, tous hors taxes. Ils sont indicatifs : le devis se fait après un premier échange.
- Un connecteur entre deux outils : en régie, à partir de 275 € HT par jour. Une intégration simple se compte souvent en jours, pas en mois.
- Un premier module sur mesure (un portail client ou un CRM de cotation, par exemple) : à partir de 15 000 € HT, en deux à trois mois. Cette formule correspond à trois à cinq modules et une intégration.
- Un projet intermédiaire (cinq à dix modules, deux à trois intégrations, gestion des droits) : à partir de 30 000 € HT.
- La maintenance : à partir de 750 € par mois.
Un portail seul, ou un module de cotation seul, entre normalement dans la deuxième ligne. Les deux ensemble, avec plusieurs échanges EDI, se discutent plutôt dans la troisième. La grille complète se trouve sur la page coût de développement.
#Les cas où nous vous dirons de ne rien développer
Il y en a quatre. Votre TMS fait déjà ce que vous demandez et le seul manque est une fonction que votre éditeur propose en option : demandez-la d'abord. Vous voulez remplacer un TMS complet pour le prix d'un premier module : ce serait irréaliste, et nous vous le dirons. Vos demandes de prix sont rares : un tableur bien tenu suffit largement. Enfin, le vrai problème est d'organisation (qui valide un prix, qui répond au client) : un logiciel ne le réglera pas à votre place.
#Comment ça démarre
D'abord un premier échange, pour comprendre votre exploitation et le TMS que vous utilisez. Puis un cadrage court : nous listons les échanges de données à relier, nous regardons ce que votre éditeur laisse accessible, et nous vous disons franchement si le besoin tient en quelques jours de connecteur ou demande un module.
Le premier module utile est ensuite mis en production, avant de penser au suivant. Vient enfin la maintenance : les éditeurs font évoluer leurs API, et un connecteur doit suivre.
Questions & réponses
Questions fréquentes sur le logiciel transport et logistique
Pas forcément. Tout dépend de ce que votre TMS laisse accessible, par une API ou par des exports. S'il permet de lire les statuts et les documents, on construit un portail client qui vient les chercher, sans toucher à votre exploitation : vos clients voient leurs envois avec leurs propres références, et vous recevez moins d'appels. S'il ne donne accès à rien, la première étape est d'en parler à l'éditeur, avant d'envisager de le remplacer. Nous regardons ce point dès le cadrage.
Il garde l'historique des demandes, des contacts et des relances, et c'est déjà utile. Ce qu'il ne sait pas faire seul, c'est calculer un prix à partir de votre grille tarifaire (destination, poids ou nombre de palettes) et de vos règles particulières. Selon le cas, on ajoute un module de calcul relié au CRM, ou on construit un petit CRM de cotation. Dans les deux cas, la première étape consiste à écrire vos règles de prix noir sur blanc avec la personne qui les applique aujourd'hui.
Pas automatiquement. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, et l'émission devient obligatoire pour les PME le 1er septembre 2027. Le premier réflexe est de demander à l'éditeur de votre TMS ce qui est prévu. Si rien ne l'est, la solution la moins lourde est souvent un connecteur entre le TMS et un outil de facturation adapté, plutôt qu'un changement de TMS. Nous ne vous conseillerons pas de développer ce que votre éditeur fait déjà.
Non, nous n'avons pas de client transporteur ou logisticien à citer, et nous préférons vous le dire. Ce que nous pouvons montrer est voisin : une plateforme de location d'utilitaires et de services autour du déménagement, que nous avons développée de bout en bout. Pour un projet de transport, ce qui vous protège est la méthode : lecture de l'API de votre éditeur, cartographie des flux, tests sur vos données avant la mise en production. Les références du groupe sont réunies sur une page dédiée.
En régie, le développement commence à 275 € HT par jour, et une intégration simple entre deux outils se compte souvent en jours, pas en mois. Le coût réel dépend de la qualité de l'API ou des exports de votre éditeur, du nombre de cas particuliers et des tests à mener. Un premier module sur mesure plus large, un portail client par exemple, commence à 15 000 € HT. Ces prix sont indicatifs : le devis se fait après avoir regardé vos flux.
Le sujet se traite dès la conception. Quand la géolocalisation concerne des salariés, elle est encadrée par la CNIL : la finalité doit être précise et les personnes concernées informées. Un portail client peut n'afficher qu'un statut ou une position utile, sans exposer plus que nécessaire. Nous ne remplaçons pas un conseil juridique : faites valider la finalité et l'information des salariés par la personne compétente chez vous ou par votre conseil, avant de brancher quoi que ce soit.
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