Nehos Groupe

L'essentiel sur l'audit RGESN et la conformité écoconception numérique

Le RGESN — Référentiel Général d'Écoconception des Services Numériques — est publié conjointement par l'ARCEP, l'ADEME et la DINUM. Sa version 1.0 date de 2024. Il structure 79 critères répartis en 8 thématiques : stratégie et pilotage, spécifications fonctionnelles, architecture, UX et design, HTML/CSS/JavaScript, images et médias, cache et stockage, éco-système matériel. Chaque critère est évalué et contribue à un score global exprimé sur une échelle A à G (à l'image des étiquettes énergie). L'obligation de conformité découle de la loi n°2021-1485 du 15 novembre 2021 (dite loi REEN — Réduction de l'Empreinte Environnementale du Numérique) : elle impose progressivement le RGESN aux services numériques des grandes entreprises de plus de 250 salariés et aux organismes publics au-delà de certains seuils de taille.

Sur les 79 critères, les thématiques les plus discriminantes pour le score final sont l'architecture (choix d'hébergement, éco-régions cloud, CDN), les images et médias (formats WebP/AVIF, lazy loading, compression vidéo) et la thématique HTML/CSS/JS (bundle size, tree shaking, render-blocking). Un service numérique moderne non optimisé — SaaS B2B typique, portail citoyen en LAMP ou en WordPress non configuré, site institutionnel — obtient généralement un score D ou E au premier audit Nehos. Descendre sous D est rare ; atteindre A ou B demande un travail de remédiation significatif mais réalisable en 8 à 16 semaines selon l'état de départ.

La méthodologie Nehos combine une phase automatisée (Ecoindex, GreenIT-Analysis sur Chrome, WebPageTest, Lighthouse, scripts maison) et une revue manuelle des 79 critères (analyse de code + audit UX). Phase 1 automatisée en 3 à 5 jours ; phase 2 revue manuelle en 5 à 10 jours ouvrés selon la taille du service numérique ; phase 3 rapport avec score A-G, gap analysis critère par critère, feuille de route de remédiation priorisée par impact CO₂ estimé et niveau d'effort équipe. La mesure Ecoindex attribue un score 0 à 100 avec grammage CO₂ estimé par page et comparaison à la médiane des sites français — données actionnables dès le premier RDV.

Tarification : à partir de 48 k€ HT selon périmètre (nombre de pages/parcours audités, complexité de la stack). Économies constatées après remédiation : réduction de l'empreinte carbone numérique de 30 à 50 % selon le point de départ, économies d'hébergement de 20 à 35 % (moins de ressources serveur nécessaires), amélioration des Core Web Vitals (LCP, CLS, FID) qui corrèlent directement avec la performance SEO et les taux de conversion. Le rapport RGESN produit par Nehos est directement exploitable pour le reporting CSRD Scope 3 digital, réduisant le coût global de mise en conformité réglementaire.

Audit RGESN — Écoconception Numérique, Conformité et Réduction d'Empreinte Carbone

Nehos audite vos services numériques selon le RGESN (Référentiel Général d'Écoconception des Services Numériques, version 1.0 2024) : évaluation des 79 critères répartis en 8 thématiques, mesure d'empreinte carbone numérique (Ecoindex, GreenIT-Analysis, Lighthouse), plan de remédiation priorisé, accompagnement conformité loi REEN (Loi n°2021-1485) pour collectivités et entreprises ciblées à partir de 4,8 k€ HT.

Adapté à toute taille de structure

Artisan
Startup
PME / TPE
ETI
Grand Groupe

#Le RGESN — Référentiel Général d'Écoconception des Services Numériques

Le RGESN est le référentiel de référence en France pour évaluer et améliorer l'empreinte environnementale des services numériques. Il a été publié une première fois en 2022, puis mis à jour en version 1.0 en 2024, sous l'égide conjointe de l'ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques), de l'ADEME (Agence de la transition écologique) et de la DINUM (Direction Interministérielle du Numérique). Cette triple autorité lui confère une légitimité institutionnelle que n'ont pas les certifications privées ou les labels sectoriels.

Le RGESN s'inscrit dans un contexte réglementaire précis : la loi n°2021-1485 du 15 novembre 2021 (loi REEN — Réduction de l'Empreinte Environnementale du Numérique en France). Cette loi fixe un cadre d'obligations progressives qui s'imposent aux grandes entreprises de plus de 250 salariés et aux collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants dans une première phase, puis s'étendent progressivement à d'autres catégories d'acteurs. L'ARCEP publie chaque année des rapports d'avancement sur le déploiement de ces obligations. Les sanctions sont en cours de définition réglementaire, mais l'absence de conformité constitue déjà un risque réputationnel et d'image sérieux — d'autant que le contexte CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) impose depuis 2025 aux grandes entreprises de déclarer leurs émissions Scope 3, incluant les émissions numériques.

Autre dimension à ne pas négliger : l'alignement du RGESN avec les normes ISO. La démarche d'écoconception numérique documentée par un audit RGESN alimente directement une démarche ISO 14001 (management environnemental) et peut contribuer à un bilan carbone numérique conforme au GHG Protocol (Scope 3, catégorie 11 — utilisation des produits vendus — ou catégorie 1 — achats et approvisionnements, selon le positionnement de l'entreprise). Ce double avantage — conformité loi REEN + contribution au bilan carbone CSRD — est l'un des arguments décisifs pour les DAF et les directions RSE qui arbitrent les budgets de mise en conformité.

#Les 8 thématiques du RGESN — 79 critères expliqués

#1. Stratégie et pilotage

Cette thématique évalue si l'écoconception est intégrée comme une dimension de gouvernance du service numérique, et pas simplement comme un effort ponctuel de l'équipe technique. Critères clés : existence d'une mesure d'impact environnemental régulière et documentée, formation des équipes produit et tech aux enjeux d'écoconception numérique, désignation d'un référent écoconception, intégration des critères environnementaux dans le processus de validation des évolutions produit. Sur ce périmètre, la majorité des services numériques que nous auditons obtiennent un score faible — pas par mauvaise volonté, mais parce que la gouvernance écoconception est rarement formalisée en dehors des grandes DSI publiques. C'est pourtant le levier le plus durable : sans pilotage, les gains de remédiation s'effritent en 12 à 18 mois.

#2. Spécifications fonctionnelles

La sobriété fonctionnelle est le principe central de cette thématique : chaque fonctionnalité présente dans un service numérique consomme des ressources (serveur, réseau, terminal utilisateur) — si elle n'est pas utilisée ou n'apporte pas de valeur démontrable, elle doit être supprimée ou non développée. Critères clés : processus d'exclusion des features inutiles ou peu utilisées avant développement, mesure du taux d'utilisation des fonctionnalités existantes (analytics produit au service de la sobriété), prise en compte de l'obsolescence programmée matérielle (un service numérique qui requiert les dernières versions navigateur ou terminal exclut mécaniquement une fraction des utilisateurs et les pousse vers un renouvellement prématuré du matériel). Cette thématique rejoint la sobriété applicative défendue par l'écoconception numérique dans sa définition la plus stricte.

#3. Architecture

La thématique architecture s'intéresse aux choix d'infrastructure qui conditionnent une grande partie de l'empreinte carbone d'un service numérique. Critères clés : choix d'hébergement chez un fournisseur certifié (OVHcloud — iso 14001 certifié, Infomaniak — hébergeur neutre carbone certifié, Green Web Foundation listed), localisation des datacenters dans des éco-régions (mix électrique bas carbone, free-cooling naturel), politique de scalabilité (auto-scaling down agressif pour éviter le gaspillage de ressources en dehors des pics), utilisation rationnelle des CDN (servir les assets statiques depuis la géographie de l'utilisateur réduit la latence ET l'empreinte réseau), architecture micro-services vs monolithe (parfois le monolithe bien optimisé consomme moins que 12 micro-services sous-utilisés). Ce sont souvent les critères d'architecture qui offrent les gains les plus rapides en termes d'empreinte carbone mesurable.

#4. UX et design

Cette thématique est sous-estimée par beaucoup d'équipes techniques, qui la considèrent comme un problème de front-end mineur. Pourtant, les choix UX ont un impact direct et mesurable sur la consommation de ressources. Critères clés : proposer un mode sombre (dark mode) à l'utilisateur — les écrans OLED consomment significativement moins en dark mode, et cela représente désormais 45 à 60 % du parc selon les études ADEME 2024, réduction ou désactivation des animations et transitions non essentielles (chaque animation CSS ou JS sollicite le GPU du terminal), absence d'autoplay vidéo ou audio (une vidéo en autoplay consomme de 5 à 15 fois plus de bande passante qu'une image statique), pagination vs infinite scroll (l'infinite scroll charge des ressources potentiellement non consultées — la pagination charge uniquement ce qui est demandé), suppression des carrousels animés non interactifs (taux d'interaction < 1 % sur les carrousels, empreinte disproportionnée). Ces critères présentent aussi une synergie directe avec le RGAA accessibilité : l'absence d'animations incontrôlées est bonne pour l'écoconception ET pour les utilisateurs souffrant de troubles vestibulaires (WCAG 2.1 criterion 2.3.3).

#5. HTML / CSS / JavaScript

La thématique code est souvent celle où les gains de remédiation sont les plus rapides et les plus mesurables. Critères clés : minification systématique du HTML, CSS et JS servis en production, tree shaking agressif (éliminer le code JS non utilisé — un bundle webpack non optimisé peut contenir 60 à 80 % de code mort), réduction du bundle JS total (objectif < 150 ko de JS parsé au premier chargement selon les recommandations GreenIT), éviter les frameworks JS lourds pour des pages essentiellement statiques (un site vitrine en React avec SSR consomme 3 à 5 fois plus de ressources qu'un site statique HTML/CSS — si le besoin fonctionnel ne justifie pas le framework, ne pas l'utiliser), CSS sans render-blocking (charger le CSS critique inline et différer les feuilles de style secondaires), suppression des polyfills inutiles pour des navigateurs en fin de vie (IE11 représente moins de 0,5 % du trafic en France en 2024 — maintenir des polyfills pour ce segment est contre-productif).

#6. Images et médias

Les images et vidéos représentent en moyenne 60 à 70 % du poids des pages web selon les analyses HTTP Archive 2024 — c'est le levier d'optimisation numéro un en termes d'impact mesurable sur l'empreinte carbone numérique. Critères clés : migration vers les formats modernes WebP et AVIF (réduction de poids de 25 à 50 % vs JPEG pour une qualité visuelle équivalente), lazy loading systématique pour les images hors viewport au premier chargement (attribut loading="lazy" nativement supporté sur tous les navigateurs modernes depuis 2020), utilisation de srcset et sizes pour servir la taille d'image adaptée à la résolution du terminal (éviter de servir une image 2000px sur un mobile en 375px), suppression des images purement décoratives sur mobile (elles consomment de la bande passante sans apporter de valeur informative), compression vidéo avec des codecs modernes (AV1, H.265) et limitation de la qualité maximale à ce qui est perceptible sur les terminaux cibles, pas d'embed vidéo YouTube ou Vimeo autoloaded (remplacer par une image de couverture cliquable qui ne charge le player qu'au clic).

#7. Cache et stockage

Un cache bien configuré est probablement l'investissement infrastructure le plus rentable en termes d'écoconception : une ressource servie depuis le cache ne génère aucune computation serveur ni transfert réseau complet. Critères clés : politique de cache HTTP agressif sur les assets statiques (headers Cache-Control avec max-age long pour les ressources versionnées), mise en place d'un Service Worker pour le cache applicatif côté client (Progressive Web App pattern), utilisation d'un CDN avec edge caching pour les assets et, si possible, pour les pages entières ou les fragments HTML, configuration du cache navigateur au niveau serveur (Nginx, Apache, CDN — ne pas laisser ce paramétrage aux valeurs par défaut), politique de cache pour les API responses stables (ETag, Last-Modified, 304 Not Modified), stockage local JS limité au strict nécessaire (localStorage / IndexedDB pour les données vraiment nécessaires côté client, pas pour contourner le cache HTTP).

#8. Éco-système matériel

La dernière thématique s'intéresse au cycle de vie du matériel sur lequel s'exécute le service numérique : côté serveur (durée de vie des équipements hébergeur, politique de réemploi, fin de vie DEEE — Déchets d'Équipements Électriques et Électroniques), côté terminal utilisateur (un service numérique qui requiert un terminal récent accélère le renouvellement du parc), et côté réseau (optimisation pour les connexions lentes, 3G ou 4G en zones peu couvertes, qui représentent encore 15 à 20 % du trafic mobile en France selon l'ARCEP 2024). C'est la thématique la plus difficile à influencer côté DSI — les critères portant sur l'hébergeur sont plus actionnables — mais elle compte dans le score global. Nehos vérifie notamment la compatibilité avec des terminaux âgés de 5 à 7 ans (critère de compatibilité éco) et la performance sur connexion 3G simulée (WebPageTest slow 3G throttling).

#Audit RGESN Nehos — Méthodologie en 3 phases

#Phase 1 — Scan automatisé (3 à 5 jours ouvrés)

La première phase s'appuie sur un ensemble d'outils de mesure automatisée déployés sur un échantillon représentatif de pages du service numérique : les pages à fort trafic (identifiées via Google Analytics ou équivalent), les pages de conversion clés (formulaires, pages produit, checkout), et les pages type (gabarits répétés). Outils déployés par Nehos en phase 1 : Ecoindex (score 0-100 avec grammage CO₂ estimé en grammes équivalent CO₂ par page affichée, comparaison à la médiane française), GreenIT-Analysis (extension Chrome de mesure de l'empreinte environnementale — DOM complexity, nombre de requêtes, bytes transférés, consommation CPU et mémoire), WebPageTest (waterfall détaillé, simulation de connexions lentes, analyse du cache, CDN coverage), Lighthouse (performance, Core Web Vitals, best practices, indicateurs corrélés à l'empreinte carbone numérique), scripts propriétaires Nehos pour l'analyse de bundle JS (tree shaking opportunities, dead code detection) et pour l'audit des en-têtes HTTP de cache. Output de la phase 1 : tableau de bord avec score Ecoindex moyen, grammage CO₂ par page, top 10 des pages les plus impactantes, première visualisation des critères RGESN candidats aux gains rapides.

#Phase 2 — Revue manuelle des 79 critères (5 à 10 jours ouvrés)

La revue manuelle est ce qui différencie un audit RGESN sérieux d'un scan automatisé. Pour chaque critère du RGESN, un auditeur Nehos vérifie la conformité en combinant : analyse de code source (HTML, CSS, JS, configuration serveur, en-têtes HTTP), audit UX (parcours utilisateurs clés sur desktop et mobile avec terminaux de référence variés), entretiens avec les équipes techniques et produit (certains critères concernent les processus — gouvernance, spécifications — qui ne sont pas visibles dans le code). Les 79 critères sont notés conforme, partiellement conforme, non conforme ou non applicable (certains critères s'appliquent uniquement aux applications mobiles natives ou aux services ayant une composante vidéo/audio significative). Un score A-G est calculé selon la pondération officielle RGESN.

#Phase 3 — Rapport et feuille de route de remédiation

Le rapport RGESN Nehos est structuré en trois parties. Partie 1 : score global A-G avec décomposition par thématique, comparaison au benchmark sectoriel (portails citoyens, SaaS B2B, e-commerce, sites institutionnels), évolution vs audit précédent si applicable. Partie 2 : gap analysis critère par critère — pour chaque non-conformité, description du problème constaté, mesure de l'impact estimé en grammes CO₂ et en performance page, effort de correction estimé (Quick Win < 1 semaine-développeur, Medium 1-4 semaines, Heavy > 1 mois), responsable suggéré (front-end, back-end, infra, produit/UX). Partie 3 : feuille de route de remédiation priorisée par ratio impact CO₂ / effort — les 10 à 15 actions à mener en priorité pour gagner 1 à 2 grades RGESN dans les 8 à 16 semaines suivant l'audit. Ce rapport est directement exploitable par les équipes internes sans nécessiter de traduction technique.

#Outils de mesure d'empreinte carbone numérique

L'écosystème outillage écoconception numérique s'est considérablement structuré depuis 2022. Voici les outils que Nehos utilise et recommande, avec leurs spécificités respectives.

Ecoindex (ecoindex.fr) — L'outil de référence francophone, développé par le collectif GreenIT.fr. Score 0 (pire) à 100 (meilleur), traduit en note A-G, avec calcul d'un grammage CO₂ estimé en grammes équivalent CO₂ par affichage de page (incluant la consommation du datacenter, du réseau et du terminal utilisateur selon le modèle Boavizta). La médiane des sites français tourne autour de 50 (note C-D). L'outil est gratuit, open source, et son API permet une intégration dans des pipelines CI/CD pour surveiller l'empreinte à chaque déploiement — une pratique que Nehos recommande systématiquement après la phase de remédiation.

GreenIT-Analysis — Extension Chrome open source du collectif GreenIT.fr, plus précise qu'Ecoindex pour l'analyse des composants techniques : mesure du DOM (nombre d'éléments, profondeur), nombre de requêtes HTTP, volume de bytes transférés, consommation CPU et mémoire du navigateur pendant l'affichage de la page. Utile en complément d'Ecoindex pour diagnostiquer les causes profondes d'un mauvais score (DOM trop lourd ? trop de requêtes tierces ? bytes excessifs ?).

WebPageTest — Outil de référence pour l'analyse de performance réseau et de cache. Les fonctionnalités clés pour un audit RGESN : waterfall détaillé pour identifier les ressources bloquantes, test sur connexion simulée 3G/4G pour vérifier la compatibilité avec les terminaux et connexions dégradés, analyse du CDN coverage, test depuis différentes localisations géographiques pour mesurer l'impact de l'hébergement. Nehos utilise WebPageTest en combinaison avec les métriques Ecoindex pour établir la corrélation entre performance page et empreinte carbone.

Lighthouse (Google) — Outil intégré à Chrome DevTools et à la CI/CD (npm lighthouse). Les scores Lighthouse Performance corrèlent fortement avec les scores Ecoindex : un LCP > 2,5 secondes signale généralement des problèmes d'images lourdes ou de render-blocking JS/CSS qui sont aussi des non-conformités RGESN. Limitation : Lighthouse mesure la performance côté client sur un terminal de référence puissant (MacBook Pro simulé) — il sous-estime l'impact sur les terminaux bas de gamme qui représentent 40 à 50 % du parc mobile français.

Carbon Calculator (Wholegrain Digital) — Outil complémentaire pour calculer l'empreinte carbone annuelle d'un site web son trafic et de son poids moyen par page. Utile pour la communication RSE et le reporting CSRD Scope 3 : il traduit les scores Ecoindex en tonnes de CO₂ équivalent par an, exploitables directement dans un bilan carbone numérique.

#Les 10 améliorations RGESN les plus impactantes en termes de CO₂

Sur la base des audits RGESN réalisés par Nehos depuis 2023, voici les 10 actions qui génèrent le meilleur ratio impact CO₂ réduit / effort de mise en œuvre.

1. Réduction du poids des images — C'est systématiquement le gain le plus rapide et le plus massif : migration vers WebP/AVIF, compression adaptée à la taille d'affichage réelle, suppression des images décorationnelles sur mobile. Potentiel de réduction : 30 à 50 % de l'empreinte carbone totale d'une page à dominante visuelle. Effort : 1 à 3 semaines selon le volume d'assets existants.

2. Suppression des scripts tiers inutiles — Analytics doublonnés (Google Analytics + Matomo + Amplitude sur le même site), widgets sociaux chargés en autoload (Facebook Like Box, Twitter Timeline), chatbots non utilisés, scripts de tracking publicitaire hérités. Chaque script tiers ajoute 1 à 5 requêtes HTTP et 10 à 200 ko de JS parsé — et ils se cumulent. Potentiel : 15 à 30 % de réduction selon le nombre de scripts actifs. Effort : audit et décision produit — la partie technique est triviale.

3. Migration vers un hébergement éco-certifié — OVHcloud (ISO 14001, PUE < 1,3 sur les datacenters français, free-cooling naturel), Infomaniak (hébergeur neutre carbone certifié, premier hébergeur en Europe à avoir obtenu la certification ISO 50001 sur la totalité de ses sites). La migration d'hébergement peut réduire l'empreinte Scope 3 numérique de 20 à 40 % si le point de départ est un hébergeur mutualisé non certifié ou un cloud US. Effort : 1 à 4 semaines selon la complexité de l'infrastructure.

4. Lazy loading images et vidéos — Natif HTML5 depuis 2020 (loading="lazy" sur les balises <img> et <iframe>). Implémentation en moins d'une journée sur la plupart des CMS et frameworks. Impact : suppression du chargement de 30 à 60 % des images d'une page type au premier affichage — seules celles dans le viewport initial sont chargées. Potentiel : 10 à 25 % de réduction du poids initial de la page.

5. Réduction du bundle JavaScript — Tree shaking agressif dans webpack ou Vite, suppression des dépendances NPM non utilisées (npm ls --depth=0 vs ce qui est réellement importé), remplacement des librairies lourdes par des alternatives légères (moment.js → day.js : 300 ko → 2 ko), code splitting par route (ne charger que le JS nécessaire à la page affichée). Potentiel : 20 à 60 % de réduction du JS parsé selon l'état de départ.

6. Mise en place d'un cache HTTP agressif — Configuration des headers Cache-Control avec max-age de 1 an sur les assets versionnés (images, fonts, JS, CSS dont le nom inclut un hash), ETags sur les ressources dynamiques, configuration nginx/Apache pour servir depuis le cache sans requête backend. Impact immédiat sur le nombre de requêtes serveur et la consommation de ressources CPU. Effort : 1 à 3 jours sur un site existant.

7. Suppression des fonctionnalités non utilisées — Le principe de sobriété fonctionnelle appliqué concrètement : analyser les données d'usage (heatmaps, scroll depth, analytics comportemental) pour identifier les fonctionnalités dont le taux d'usage est inférieur à 5 à 10 %. Les supprimer réduit le poids des pages, simplifie la maintenance, et améliore l'expérience utilisateur par réduction du bruit. Décision produit et non technique — mais c'est souvent la plus difficile politiquement à faire accepter en interne.

8. Formats modernes WebP et AVIF — AVIF est le format le plus compressé disponible en 2024 (30 à 50 % plus léger que WebP pour une qualité équivalente), supporté par Chrome, Firefox, Safari depuis 2023. L'élément <picture> avec sources multiples permet de servir AVIF aux navigateurs compatibles et WebP ou JPEG en fallback. Gain typique : 40 à 60 % de réduction sur les images photographiques, 20 à 40 % sur les visuels graphiques.

9. Dark mode et réduction des émissions écran — Proposer un dark mode adaptatif (media query prefers-color-scheme + toggle manuel) réduit la consommation des écrans OLED de 40 à 60 % selon la proportion de pixels noirs. Sur un parc de terminaux mobiles où les écrans OLED représentent plus de 50 % des terminaux récents, l'impact agrégé est significatif — et c'est l'un des rares critères RGESN qui agit directement sur la consommation du terminal utilisateur plutôt que sur le serveur ou le réseau.

10. CDN géographique pour les assets — Servir les images, fonts et fichiers statiques depuis un nœud CDN proche de la localisation de l'utilisateur réduit la latence ET la consommation réseau (moins de routing inter-datacenters, moins de ré-émissions TCP). Pour un site à audience nationale française, un CDN avec des PoP en France (OVHcloud CDN, Cloudflare Europe) est suffisant. Potentiel : 15 à 25 % de réduction du temps de chargement, corrélation directe avec l'amélioration du score Ecoindex.

#RGESN et CSRD — Reporting carbone numérique obligatoire

La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) est en vigueur depuis 2024 pour les grandes entreprises cotées et s'étend progressivement 2025-2026 aux grandes entreprises non cotées (> 500 salariés, > 40 M€ de CA). Elle impose un reporting selon les standards ESRS (European Sustainability Reporting Standards), qui incluent explicitement les émissions de Scope 3 — c'est-à-dire les émissions indirectes tout au long de la chaîne de valeur.

Les émissions numériques — empreinte des services numériques, des datacenters utilisés, des terminaux des collaborateurs et des clients — relèvent typiquement de plusieurs catégories Scope 3 : catégorie 1 (achats et approvisionnements — infrastructures cloud et hébergement), catégorie 11 (utilisation des produits vendus — émissions des terminaux utilisateurs lors de l'usage du service numérique), catégorie 12 (fin de vie des produits — DEEE). La taxonomie EFRAG pour les services numériques est en cours de finalisation en 2025-2026.

L'audit RGESN produit par Nehos génère directement les données nécessaires au reporting CSRD Scope 3 digital : grammage CO₂ par page affichée (Ecoindex), volume de trafic (Google Analytics ou équivalent), calcul de l'empreinte annuelle totale du service numérique en tonnes CO₂ équivalent. Ces données s'intègrent dans le bilan carbone numérique (méthodologie GreenIT.fr ou Boavizta selon les préférences du client), lui-même versé dans le reporting CSRD. En pratique, faire auditer son service numérique selon le RGESN et en même temps alimenter le reporting CSRD Scope 3 digital permet de réduire de 30 à 50 % le coût global de mise en conformité réglementaire environnementale numérique.

L'audit CSRD Nehos traite le périmètre CSRD complet ; l'audit RGESN est le module spécifique dédié à l'empreinte des services numériques au sens RGESN.

#RGESN et RGAA — Synergie des deux référentiels

L'accessibilité numérique (RGAA — Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité) et l'écoconception numérique (RGESN) sont deux référentiels distincts, mais ils convergent sur un nombre surprenant de critères techniques. Cette synergie est un argument concret pour conduire les deux audits en parallèle et réduire le coût total.

Exemples de convergences directes : le HTML sémantique (<nav>, <main>, <aside>, <article> au lieu de <div> génériques) réduit la complexité du DOM — donc le score GreenIT-Analysis — et améliore simultanément la navigation pour les lecteurs d'écran (JAWS, NVDA, VoiceOver). L'absence d'autoplay vidéo est un critère d'écoconception (économie de bande passante) ET un critère d'accessibilité (les utilisateurs souffrant d'épilepsie photosensible ou de troubles cognitifs peuvent être perturbés par une vidéo qui démarre sans action de leur part — WCAG 2.1 criterion 1.4.2 Audio Control, 2.2.2 Pause Stop Hide). La pagination vs infinite scroll est meilleure pour l'écoconception (ne charge que ce qui est demandé) ET pour les utilisateurs naviguant au clavier ou avec des technologies d'assistance (l'infinite scroll est notoire pour ses problèmes d'accessibilité en navigation clavier).

Moins de polices custom chargées — 2 maximum selon les recommandations GreenIT — c'est aussi un gain d'accessibilité : les polices système (system-ui, -apple-system, Segoe UI) sont optimisées pour la lisibilité sur chaque OS et rendent mieux sur les terminaux bas résolution. La compression d'images avec alt text obligatoire (critère RGAA critère 1.1) est une pratique commune aux deux référentiels : une image sans alt text manque aux deux.

Concrètement, Nehos propose une offre combinée RGESN + audit RGAA en un seul sprint d'audit de 3 semaines, avec un tarif combiné inférieur de 25 à 35 % à la somme des deux audits séparés. La phase d'analyse de code et de revue des parcours utilisateurs est largement mutualisée — c'est la même équipe qui audite les deux référentiels en parallèle.

#Obligations loi REEN — Qui est concerné et quand

La loi n°2021-1485 du 15 novembre 2021 (loi REEN — Réduction de l'Empreinte Environnementale du Numérique en France) définit un calendrier d'obligations progressif. Voici la situation au 2 juin 2026.

Phase 1 — Grandes entreprises et grandes collectivités. Sont assujetties en premier : les entreprises de plus de 250 salariés dont les services numériques répondent aux critères de significativité définis par décret, et les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants. Pour ces acteurs, l'obligation de publication d'un rapport annuel sur l'empreinte environnementale des services numériques et la mise en place d'une démarche de réduction est effective depuis 2023-2024 selon les décrets d'application.

Phase 2 — Extension progressive. La loi REEN prévoit une extension à d'autres collectivités (entre 20 000 et 50 000 habitants dans un deuxième temps) et à d'autres catégories d'entreprises. Les décrets précisant les seuils et les modalités sont publiés progressivement par l'ARCEP. Le rapport annuel d'avancement ARCEP (publié chaque printemps) fait état du niveau de conformité par catégorie d'acteurs — et constitue une pression réputationnelle significative sur les organismes publics.

Sanctions. Les sanctions pécuniaires directes liées au RGESN sont encore en cours de définition réglementaire en 2026. Toutefois, trois risques concrets existent dès maintenant : (1) risque réputationnel via les rapports ARCEP publics qui identifient les acteurs non-conformes, (2) risque CSRD si l'empreinte numérique n'est pas déclarée et documentée (sanctions CSRD — AMF pour les entreprises cotées), (3) risque de perte de marchés publics — de nombreux appels d'offres publics en 2025-2026 intègrent des critères d'écoconception numérique dans le cahier des charges ou comme critères de notation.

#Méthodologie de déploiement

Nehos organise la mission RGESN en trois étapes séquentielles avec livrables intermédiaires validés avant passage à l'étape suivante.

Étape 1 — Cadrage et scoping (1 à 2 jours, inclus dans le forfait). Identification du périmètre exact du service numérique à auditer (URL, sous-domaines, applications mobiles éventuelles), cartographie des parcours utilisateurs clés et des pages à fort trafic, récupération des accès analytics et hébergement, qualification des obligations réglementaires applicables (loi REEN, CSRD, marchés publics), briefing des équipes techniques sur la méthode et le calendrier.

Étape 2 — Audit complet (2 à 3 semaines selon périmètre). Phase automatisée (3-5 jours) + revue manuelle des 79 critères (5-10 jours) + rédaction et validation interne du rapport (2-3 jours). Rapport intermédiaire partagé avec le client à mi-parcours pour validation de la direction de l'analyse.

Étape 3 — Restitution et accompagnement à la remédiation. Réunion de restitution avec les équipes DSI, produit et RSE (2 à 3 heures). Présentation du score RGESN A-G par thématique, top 10 des actions prioritaires avec estimation d'impact CO₂ et d'effort, recommandations d'hébergement éco-certifié si applicable. Sur option : accompagnement à la remédiation (coaching équipes internes) en formule mensuelle de 3 à 6 mois. Rapport RGESN livré sous format PDF structuré et sous format JSON exportable pour intégration dans les outils de reporting CSRD du client.

#ROI mesurable — Cas collectivité territoriale 500 000 hab

Cas client référence (anonymisé, NDA) : métropole française de 500 000 habitants, portail citoyen principal (200 000 visites/mois) + 8 services numériques satellites (formulaires administratifs en ligne, portail famille, espace urbanisme). Contexte : obligation loi REEN (collectivité > 50 000 hab), premier audit RGESN demandé par la DSI pour alimenter le rapport annuel ARCEP et le bilan carbone territorial.

Score initial au premier audit Nehos (janvier 2025) : D global (score 38/100 sur Ecoindex moyen des 20 pages représentatives), principaux problèmes identifiés — images JPEG non optimisées (55 % du poids moyen des pages), scripts analytics triplonnés hérités (3 outils analytics installés successivement sans suppression des précédents), hébergeur mutualisé non certifié, absence de lazy loading, fonts custom Google Fonts chargées en 6 variantes.

Remédiation en 12 semaines (équipe interne avec coaching Nehos, 6 sprints de 2 semaines) : migration images vers WebP/AVIF, suppression de 2 des 3 outils analytics (maintien Matomo hébergé en interne), migration hébergement portail vers OVHcloud Public Cloud France (ISO 14001), lazy loading généralisé, réduction fonts à 2 variantes en local self-hosting.

Résultats mesurés (audit de suivi, juin 2025) : score RGESN D → B (score Ecoindex 67/100), empreinte carbone portail citoyen -43 % (de 1,8 g CO₂eq/page à 1,03 g CO₂eq/page), conformité loi REEN validée et rapport ARCEP soumis, économies hébergement -28 % annualisées (OVHcloud moins cher que l'hébergeur précédent pour des performances supérieures), Core Web Vitals LCP portail principal : 4,2 s → 1,9 s.

Investissement total : audit Nehos 512 k€ HT + accompagnement remédiation à partir de 16 k€ HT = 912 k€ HT. Économies hébergement annualisées : 312 k€ HT/an. ROI brut sur l'hébergement seul : < 3 ans. Non comptabilisé : la valeur de la conformité loi REEN (rapport ARCEP soumis sans friction), la contribution au bilan carbone territorial, l'amélioration de l'expérience utilisateur citoyens.

#Tarification —à partir de 48 k€ HT

Trois fourchettes tarifaires selon le périmètre du service numérique à auditer.

Audit simple (site institutionnel ou service numérique < 50 pages-types, stack standard) : à partir de 48 k€ HT. Périmètre : scan automatisé complet + revue manuelle des 79 critères sur 20 à 30 pages représentatives + rapport avec score A-G + feuille de route priorisée. Délai : 3 à 4 semaines. Typiquement : site institutionnel collectivité ou grand groupe, service numérique SaaS B2B avec parcours limités.

Audit standard (portail complexe, e-commerce, SaaS multi-parcours, 50 à 200 pages-types) : 415 k€ HT. Périmètre : scan automatisé approfondi + revue manuelle 79 critères + analyse de l'architecture hébergement + recommandations d'hébergement éco-certifié + rapport complet avec benchmark sectoriel + session de restitution équipes étendues. Délai : 4 à 6 semaines.

Audit complet avec accompagnement remédiation (portail citoyen grande collectivité, SaaS B2B > 200 pages-types, service numérique réglementé) : à partir de 19 k€ HT. Périmètre : audit standard + accompagnement remédiation sur 3 mois (coaching équipes internes, revue de sprint, audits intermédiaires, rapport final avec score post-remédiation). Livrable : conformité loi REEN documentée, données CSRD Scope 3 digital, rapport final présentable au COMEX ou au conseil municipal. Délai total : 4 à 6 mois.

Estimation personnalisée en 30 minutes : [Calendly audit RGESN](https://calendly.com/raphael-poirier_/decouverte15min-nehos-groupe On qualifie votre situation (type d'organisation, seuils loi REEN, périmètre des services numériques concernés) et on vous donne une estimation de score RGESN actuel basée sur un premier scan Ecoindex lors du premier échange — gratuit, sans engagement.

Pour les collectivités et organismes publics : la mission Nehos peut être financée via les marchés publics en procédure adaptée (MAPA) — le montant < 212 k€ HT est compatible avec les seuils MAPA. Contacter Nehos pour le détail du cadre contractuel.

Questions & Réponses

Questions fréquentes sur l'audit RGESN et l'écoconception numérique

La loi REEN (loi n°2021-1485 du 15 novembre 2021) impose le RGESN progressivement à deux catégories principales : les grandes entreprises de plus de 250 salariés dont les services numériques répondent aux critères de significativité fixés par décret, et les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants. Ce n'est donc pas réservé au secteur public : une entreprise privée de plus de 250 salariés avec un ou plusieurs services numériques significatifs est potentiellement assujettie. En dehors des obligations légales strictes, l'audit RGESN présente un intérêt croissant pour les entreprises soumises à la CSRD (depuis 2025 pour les grandes entreprises non cotées > 500 salariés) qui doivent documenter leur empreinte Scope 3 digital. Et depuis 2025, de nombreux appels d'offres privés et publics intègrent des critères d'écoconception numérique dans le cahier des charges — être conforme RGESN est devenu un argument commercial concret. Nehos qualifie votre situation précise en 30 minutes lors d'un premier RDV gratuit.
Ce sont trois outils complémentaires qui ne se situent pas au même niveau. Le RGESN est un référentiel technique public d'évaluation des services numériques (79 critères, score A-G) — c'est un standard d'audit, pas une certification. Le label Numérique Responsable (anciennement label GreenIT, porté par l'Institut du Numérique Responsable) est une certification organisationnelle qui couvre une démarche RSE numérique globale (pas uniquement les services numériques, mais aussi les équipements, les achats, les pratiques) — il intègre le RGESN comme composante mais va au-delà. L'ISO 14001 est une norme internationale de management environnemental applicable à toute organisation, numérique ou non — un audit RGESN documenté et une démarche de réduction mesurable alimentent directement un système de management ISO 14001 et facilitent sa certification. Concrètement, la séquence logique est : audit RGESN d'abord (diagnostic concret et actionnable) → démarche de réduction documentée → label [Numérique Responsable](/glossaire/numerique-responsable) si l'organisation souhaite une certification externe → contribution au reporting ISO 14001 et CSRD. Nehos accompagne chacune de ces étapes.
La durée dépend principalement du périmètre du service numérique audité (nombre de pages-types, complexité de la stack, nombre de parcours utilisateurs distincts). Pour un service numérique de périmètre standard (site institutionnel ou SaaS B2B < 50 pages-types) : 3 à 4 semaines du cadrage à la restitution — phase automatisée 3-5 jours ouvrés, revue manuelle des 79 critères 5-8 jours ouvrés, rédaction et validation rapport 3-5 jours. Pour un portail complexe (collectivité, e-commerce, SaaS multi-parcours, 50 à 200 pages-types) : 4 à 6 semaines. Pour un périmètre avec accompagnement à la remédiation inclus : 4 à 6 mois total. La revue des 79 critères ne peut pas être entièrement automatisée — certains critères portent sur la gouvernance et les processus (thématique Stratégie), sur les choix de spécifications (thématique Spécifications), sur les pratiques UX (thématique UX/Design) — ils requièrent des entretiens avec les équipes et une analyse humaine. C'est ce qui différencie un audit RGESN sérieux d'un simple scan Ecoindex.
Oui — et c'est la recommandation de Nehos dans la très grande majorité des cas. Les deux référentiels partagent une base commune d'analyse de code (HTML, CSS, JS), de revue des parcours utilisateurs et d'audit d'architecture. La phase automatisée est largement mutualisée. Et comme expliqué dans la section RGESN et RGAA plus haut sur cette page, de nombreux critères convergent : HTML sémantique (bénéfice RGESN : réduction du DOM ; bénéfice RGAA : navigation lecteurs d'écran), absence d'autoplay (écoconception + WCAG 2.2.2), pagination vs infinite scroll (écoconception + accessibilité clavier), textes alternatifs images (RGAA critère 1.1 + bonne pratique RGESN). Nehos propose une offre combinée RGESN + audit RGAA en un sprint de 3 semaines, tarif combiné 25 à 35 % inférieur à la somme des deux audits séparés. Pour les collectivités assujetties à la fois à la loi REEN (RGESN) et à la loi du 11 février 2005 (RGAA obligatoire pour organismes publics), cette offre combinée est la solution la plus économique et la plus rapide. Contactez-nous pour un devis combiné RGESN + [audit RGAA](/services/conformite/audit-rgaa).
Le rapport RGESN Nehos est conçu pour être directement exploitable dans le reporting CSRD Scope 3 digital. Voici le chemin de données concret. L'audit Ecoindex génère un grammage CO₂ en grammes équivalent CO₂ par affichage de page (incluant datacenter, réseau, terminal utilisateur selon le modèle Boavizta). Multiplié par le volume annuel de pages affichées (données Google Analytics ou équivalent), ce grammage donne l'empreinte annuelle du service numérique en kg ou tonnes CO₂ équivalent. Cette donnée entre dans le bilan carbone numérique (méthodologie GreenIT.fr ou Carbon Calculator Wholegrain Digital) et se classe en Scope 3 catégorie 11 (utilisation des produits vendus — émissions des terminaux utilisateurs) ou catégorie 1 (achats et approvisionnements — datacenter cloud) selon le positionnement de l'organisation. Nehos livre le rapport RGESN en format JSON exportable pour faciliter l'intégration dans les outils de reporting CSRD (Datamaran, EcoVadis, etc.). L'[audit CSRD Nehos](/services/conformite/audit-csrd) traite le périmètre ESRS complet ; l'audit RGESN est le module spécifique qui documente la partie services numériques du Scope 3 digital.
Réserver un audit