Audit RGESN — Écoconception Numérique, Conformité et Réduction d'Empreinte Carbone
Nehos audite vos services numériques selon le RGESN (Référentiel Général d'Écoconception des Services Numériques, version 2024) : évaluation des 78 critères répartis en 9 thématiques, mesure d'empreinte carbone numérique (Ecoindex, GreenIT-Analysis, Lighthouse), plan de remédiation priorisé, accompagnement conformité loi REEN (Loi n°2021-1485) pour collectivités et entreprises ciblées. Sur devis en 48 h.
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#Le RGESN — Référentiel Général d'Écoconception des Services Numériques
Le RGESN est le référentiel de référence en France pour évaluer et améliorer l'empreinte environnementale des services numériques. Il a été publié une première fois en 2022, puis mis à jour en 2024, sous l'égide conjointe de l'ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes), de l'ADEME (Agence de la transition écologique), de la DINUM (Direction Interministérielle du Numérique) et de la CNIL.
Cette gouvernance publique lui confère une légitimité institutionnelle que n'ont pas les certifications privées ou les labels sectoriels.
Le RGESN s'inscrit dans un contexte réglementaire précis : la loi n°2021-1485 du 15 novembre 2021 (loi REEN — Réduction de l'Empreinte Environnementale du Numérique en France). Cette loi fixe un cadre d'obligations progressives qui s'imposent d'abord aux plus grands acteurs puis s'étendent à d'autres catégories, selon des seuils fixés par décret.
Les sanctions sont en cours de définition réglementaire, mais l'absence de conformité constitue déjà un risque réputationnel — d'autant que le contexte CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) amène les grandes entreprises à déclarer leurs émissions Scope 3, incluant les émissions numériques.
Autre dimension à ne pas négliger : l'alignement du RGESN avec les normes ISO. La démarche d'écoconception numérique documentée par un audit RGESN alimente directement une démarche ISO 14001 (management environnemental) et peut contribuer à un bilan carbone numérique conforme au GHG Protocol (Scope 3, catégorie 11 — utilisation des produits vendus — ou catégorie 1 — achats et approvisionnements, selon le positionnement de l'entreprise).
Ce double avantage — conformité loi REEN + contribution au bilan carbone CSRD — est l'un des arguments décisifs pour les DAF et les directions RSE qui arbitrent les budgets de mise en conformité.
#Les 9 thématiques du RGESN — 78 critères expliqués
#1. Stratégie et pilotage
Cette thématique évalue si l'écoconception est intégrée comme une dimension de gouvernance du service numérique, et pas simplement comme un effort ponctuel de l'équipe technique. Critères clés : existence d'une mesure d'impact environnemental régulière et documentée, formation des équipes produit et tech aux enjeux d'écoconception numérique, désignation d'un référent écoconception, intégration des critères environnementaux dans le processus de validation des évolutions produit.
Sur ce périmètre, la gouvernance écoconception est rarement formalisée en dehors des grandes DSI publiques. C'est pourtant le levier le plus durable : sans pilotage, les gains de remédiation s'effritent avec le temps.
#2. Spécifications fonctionnelles
La sobriété fonctionnelle est le principe central de cette thématique : chaque fonctionnalité présente dans un service numérique consomme des ressources (serveur, réseau, terminal utilisateur) — si elle n'est pas utilisée ou n'apporte pas de valeur démontrable, elle doit être supprimée ou non développée.
Critères clés : processus d'exclusion des features inutiles ou peu utilisées avant développement, mesure du taux d'utilisation des fonctionnalités existantes (analytics produit au service de la sobriété), prise en compte de l'obsolescence programmée matérielle (un service numérique qui requiert les dernières versions navigateur ou terminal exclut mécaniquement une fraction des utilisateurs et les pousse vers un renouvellement prématuré du matériel).
Cette thématique rejoint la sobriété applicative défendue par l'écoconception numérique dans sa définition la plus stricte.
#3. Architecture
La thématique architecture s'intéresse aux choix d'infrastructure qui conditionnent une grande partie de l'empreinte carbone d'un service numérique. Critères clés : choix d'hébergement chez un fournisseur engagé (par exemple un hébergeur certifié ISO 14001 ou référencé par la Green Web Foundation), localisation des datacenters dans des éco-régions (mix électrique bas carbone, free-cooling naturel), politique de scalabilité (auto-scaling down agressif pour éviter le gaspillage de ressources en dehors des pics), utilisation rationnelle des CDN (servir les assets statiques depuis la géographie de l'utilisateur réduit la latence ET l'empreinte réseau), architecture micro-services vs monolithe (parfois le monolithe bien optimisé consomme moins que 12 micro-services sous-utilisés).
Ce sont souvent les critères d'architecture qui offrent les gains les plus rapides en termes d'empreinte carbone mesurable.
#4. UX et design
Cette thématique est sous-estimée par beaucoup d'équipes techniques, qui la considèrent comme un problème de front-end mineur. Pourtant, les choix UX ont un impact direct et mesurable sur la consommation de ressources. Critères clés : proposer un mode sombre (dark mode) à l'utilisateur — les écrans OLED consomment significativement moins en dark mode, et ces écrans équipent une part croissante du parc, réduction ou désactivation des animations et transitions non essentielles (chaque animation CSS ou JS sollicite le GPU du terminal), absence d'autoplay vidéo ou audio (une vidéo en autoplay consomme bien plus de bande passante qu'une image statique), pagination vs infinite scroll (l'infinite scroll charge des ressources potentiellement non consultées — la pagination charge uniquement ce qui est demandé), suppression des carrousels animés non interactifs (taux d'interaction très faible sur les carrousels, empreinte disproportionnée).
Ces critères présentent aussi une synergie directe avec le RGAA accessibilité : l'absence d'animations incontrôlées est bonne pour l'écoconception ET pour les utilisateurs souffrant de troubles vestibulaires (WCAG 2.1 criterion 2.3.3).
#5. HTML / CSS / JavaScript
La thématique code est souvent celle où les gains de remédiation sont les plus rapides et les plus mesurables. Critères clés : minification systématique du HTML, CSS et JS servis en production, tree shaking agressif (éliminer le code JS non utilisé — un bundle webpack non optimisé peut contenir une grande part de code mort), réduction du bundle JS total (avec un budget de JS parsé au premier chargement fixé avec vous), éviter les frameworks JS lourds pour des pages essentiellement statiques (un site vitrine en React avec SSR consomme plus de ressources qu'un site statique HTML/CSS — si le besoin fonctionnel ne justifie pas le framework, ne pas l'utiliser), CSS sans render-blocking (charger le CSS critique inline et différer les feuilles de style secondaires), suppression des polyfills inutiles pour des navigateurs en fin de vie (IE11 est en fin de vie — maintenir des polyfills pour ce segment est contre-productif).
#6. Images et médias
Les images et vidéos représentent la plus grande part du poids des pages web — c'est le levier d'optimisation numéro un en termes d'impact mesurable sur l'empreinte carbone numérique. Critères clés : migration vers les formats modernes WebP et AVIF (réduction de poids sensible par rapport au JPEG pour une qualité visuelle équivalente), lazy loading systématique pour les images hors viewport au premier chargement (attribut loading="lazy" nativement supporté sur tous les navigateurs modernes depuis 2020), utilisation de srcset et sizes pour servir la taille d'image adaptée à la résolution du terminal (éviter de servir une image 2000px sur un mobile en 375px), suppression des images purement décoratives sur mobile (elles consomment de la bande passante sans apporter de valeur informative), compression vidéo avec des codecs modernes (AV1, H.265) et limitation de la qualité maximale à ce qui est perceptible sur les terminaux cibles, pas d'embed vidéo YouTube ou Vimeo autoloaded (remplacer par une image de couverture cliquable qui ne charge le player qu'au clic).
#7. Cache et stockage
Un cache bien configuré est probablement l'investissement infrastructure le plus rentable en termes d'écoconception : une ressource servie depuis le cache ne génère aucune computation serveur ni transfert réseau complet. Critères clés : politique de cache HTTP agressif sur les assets statiques (headers Cache-Control avec max-age long pour les ressources versionnées), mise en place d'un Service Worker pour le cache applicatif côté client (Progressive Web App pattern), utilisation d'un CDN avec edge caching pour les assets et, si possible, pour les pages entières ou les fragments HTML, configuration du cache navigateur au niveau serveur (Nginx, Apache, CDN — ne pas laisser ce paramétrage aux valeurs par défaut), politique de cache pour les API responses stables (ETag, Last-Modified, 304 Not Modified), stockage local JS limité au strict nécessaire (localStorage / IndexedDB pour les données vraiment nécessaires côté client, pas pour contourner le cache HTTP).
#8. Éco-système matériel
La dernière thématique s'intéresse au cycle de vie du matériel sur lequel s'exécute le service numérique : côté serveur (durée de vie des équipements hébergeur, politique de réemploi, fin de vie DEEE — Déchets d'Équipements Électriques et Électroniques), côté terminal utilisateur (un service numérique qui requiert un terminal récent accélère le renouvellement du parc), et côté réseau (optimisation pour les connexions lentes, 3G ou 4G en zones peu couvertes, qui existent encore en France).
C'est la thématique la plus difficile à influencer côté DSI — les critères portant sur l'hébergeur sont plus actionnables — mais elle compte dans le score global. Nous vérifions notamment la compatibilité avec des terminaux anciens (critère de compatibilité éco) et la performance sur connexion 3G simulée (WebPageTest slow 3G throttling).
#Audit RGESN Nehos — Méthodologie en 3 phases
#Phase 1 — Scan automatisé
La première phase s'appuie sur un ensemble d'outils de mesure automatisée déployés sur un échantillon représentatif de pages du service numérique : les pages à fort trafic (identifiées via Google Analytics ou équivalent), les pages de conversion clés (formulaires, pages produit, checkout), et les pages type (gabarits répétés).
Outils déployés par Nehos en phase 1 : Ecoindex (score 0-100 avec grammage CO₂ estimé en grammes équivalent CO₂ par page affichée), GreenIT-Analysis (extension Chrome de mesure de l'empreinte environnementale — DOM complexity, nombre de requêtes, bytes transférés, consommation CPU et mémoire), WebPageTest (waterfall détaillé, simulation de connexions lentes, analyse du cache, CDN coverage), Lighthouse (performance, Core Web Vitals, best practices, indicateurs corrélés à l'empreinte carbone numérique), scripts propriétaires Nehos pour l'analyse de bundle JS (tree shaking opportunities, dead code detection) et pour l'audit des en-têtes HTTP de cache.
Output de la phase 1 : tableau de bord avec score Ecoindex moyen, grammage CO₂ par page, top 10 des pages les plus impactantes, première visualisation des critères RGESN candidats aux gains rapides.
#Phase 2 — Revue manuelle des 78 critères
La revue manuelle est ce qui différencie un audit RGESN sérieux d'un scan automatisé. Pour chaque critère du RGESN, un auditeur Nehos vérifie la conformité en combinant : analyse de code source (HTML, CSS, JS, configuration serveur, en-têtes HTTP), audit UX (parcours utilisateurs clés sur desktop et mobile avec terminaux de référence variés), entretiens avec les équipes techniques et produit (certains critères concernent les processus — gouvernance, spécifications — qui ne sont pas visibles dans le code).
Les 78 critères sont notés conforme, partiellement conforme, non conforme ou non applicable (certains critères s'appliquent uniquement aux applications mobiles natives ou aux services ayant une composante vidéo/audio significative). Un score A-G est calculé selon la pondération officielle RGESN.
#Phase 3 — Rapport et feuille de route de remédiation
Le rapport RGESN Nehos est structuré en trois parties. Partie 1 : score global A-G avec décomposition par thématique, comparaison au benchmark sectoriel (portails citoyens, SaaS B2B, e-commerce, sites institutionnels), évolution vs audit précédent si applicable. Partie 2 : gap analysis critère par critère — pour chaque non-conformité, description du problème constaté, mesure de l'impact estimé en grammes CO₂ et en performance page, effort de correction estimé (Quick Win, Medium ou Heavy), responsable suggéré (front-end, back-end, infra, produit/UX).
Partie 3 : feuille de route de remédiation priorisée par ratio impact CO₂ / effort — les actions à mener en priorité pour gagner en niveau RGESN. Ce rapport est directement exploitable par les équipes internes sans nécessiter de traduction technique.
#Outils de mesure d'empreinte carbone numérique
L'écosystème outillage écoconception numérique s'est considérablement structuré depuis 2022. Voici les outils que Nehos utilise et recommande, avec leurs spécificités respectives.
Ecoindex (ecoindex.fr) — L'outil de référence francophone, développé par le collectif GreenIT.fr. Score 0 (pire) à 100 (meilleur), traduit en note A-G, avec calcul d'un grammage CO₂ estimé en grammes équivalent CO₂ par affichage de page (incluant la consommation du datacenter, du réseau et du terminal utilisateur selon le modèle Boavizta).
L'outil est gratuit, open source, et son API permet une intégration dans des pipelines CI/CD pour surveiller l'empreinte à chaque déploiement — une pratique que Nehos recommande systématiquement après la phase de remédiation.
GreenIT-Analysis — Extension Chrome open source du collectif GreenIT.fr, plus précise qu'Ecoindex pour l'analyse des composants techniques : mesure du DOM (nombre d'éléments, profondeur), nombre de requêtes HTTP, volume de bytes transférés, consommation CPU et mémoire du navigateur pendant l'affichage de la page. Utile en complément d'Ecoindex pour diagnostiquer les causes profondes d'un mauvais score (DOM trop lourd ? trop de requêtes tierces ? bytes excessifs ?).
WebPageTest — Outil de référence pour l'analyse de performance réseau et de cache. Les fonctionnalités clés pour un audit RGESN : waterfall détaillé pour identifier les ressources bloquantes, test sur connexion simulée 3G/4G pour vérifier la compatibilité avec les terminaux et connexions dégradés, analyse du CDN coverage, test depuis différentes localisations géographiques pour mesurer l'impact de l'hébergement.
Nehos utilise WebPageTest en combinaison avec les métriques Ecoindex pour établir la corrélation entre performance page et empreinte carbone.
Lighthouse (Google) — Outil intégré à Chrome DevTools et à la CI/CD (npm lighthouse). Les scores Lighthouse Performance corrèlent fortement avec les scores Ecoindex : un LCP > 2,5 secondes signale généralement des problèmes d'images lourdes ou de render-blocking JS/CSS qui sont aussi des non-conformités RGESN.
Limitation : Lighthouse mesure la performance côté client sur un terminal de référence puissant (MacBook Pro simulé) — il sous-estime l'impact sur les terminaux bas de gamme.
Carbon Calculator (Wholegrain Digital) — Outil complémentaire pour calculer l'empreinte carbone annuelle d'un site web son trafic et de son poids moyen par page. Utile pour la communication RSE et le reporting CSRD Scope 3 : il traduit les scores Ecoindex en tonnes de CO₂ équivalent par an, exploitables directement dans un bilan carbone numérique.
#Les 10 améliorations RGESN les plus impactantes en termes de CO₂
Voici les 10 actions qui génèrent en général le meilleur ratio impact CO₂ réduit / effort de mise en œuvre. L'ampleur du gain dépend de l'état de départ et se mesure avant et après.
1. Réduction du poids des images — C'est systématiquement le gain le plus rapide et le plus massif : migration vers WebP/AVIF, compression adaptée à la taille d'affichage réelle, suppression des images décorationnelles sur mobile. Le gain est important sur une page à dominante visuelle ; l'effort dépend du volume d'assets existants.
2. Suppression des scripts tiers inutiles — Analytics doublonnés (Google Analytics + Matomo + Amplitude sur le même site), widgets sociaux chargés en autoload (Facebook Like Box, Twitter Timeline), chatbots non utilisés, scripts de tracking publicitaire hérités. Chaque script tiers ajoute des requêtes HTTP et du JS parsé — et ils se cumulent. Effort : audit et décision produit — la partie technique est triviale.
3. Migration vers un hébergement éco-certifié — Certains hébergeurs, comme OVHcloud ou Infomaniak, communiquent sur leurs certifications et leur efficacité énergétique. La migration d'hébergement peut réduire l'empreinte Scope 3 numérique si le point de départ est un hébergeur mutualisé non engagé ou un cloud éloigné ; l'effort dépend de la complexité de l'infrastructure.
4. Lazy loading images et vidéos — Natif HTML5 depuis 2020 (loading="lazy" sur les balises <img> et <iframe>). Implémentation en moins d'une journée sur la plupart des CMS et frameworks. Impact : seules les images du viewport initial sont chargées au premier affichage, ce qui allège le poids initial de la page.
5. Réduction du bundle JavaScript — Tree shaking agressif dans webpack ou Vite, suppression des dépendances NPM non utilisées (npm ls --depth=0 vs ce qui est réellement importé), remplacement des librairies lourdes par des alternatives légères (moment.js → day.js : 300 ko → 2 ko), code splitting par route (ne charger que le JS nécessaire à la page affichée).
6. Mise en place d'un cache HTTP agressif — Configuration des headers Cache-Control avec max-age de 1 an sur les assets versionnés (images, fonts, JS, CSS dont le nom inclut un hash), ETags sur les ressources dynamiques, configuration nginx/Apache pour servir depuis le cache sans requête backend. Impact immédiat sur le nombre de requêtes serveur et la consommation de ressources CPU. L'effort est limité sur un site existant.
7. Suppression des fonctionnalités non utilisées — Le principe de sobriété fonctionnelle appliqué concrètement : analyser les données d'usage (heatmaps, scroll depth, analytics comportemental) pour identifier les fonctionnalités dont le taux d'usage est très faible. Les supprimer réduit le poids des pages, simplifie la maintenance, et améliore l'expérience utilisateur par réduction du bruit. Décision produit et non technique — mais c'est souvent la plus difficile politiquement à faire accepter en interne.
8. Formats modernes WebP et AVIF — AVIF est un format très compressé, supporté par les navigateurs récents. L'élément <picture> avec sources multiples permet de servir AVIF aux navigateurs compatibles et WebP ou JPEG en fallback.
9. Dark mode et réduction des émissions écran — Proposer un dark mode adaptatif (media query prefers-color-scheme + toggle manuel) réduit la consommation des écrans OLED selon la proportion de pixels noirs. L'impact agrégé est significatif sur un parc où les écrans OLED sont fréquents — et c'est l'un des rares critères RGESN qui agit directement sur la consommation du terminal utilisateur plutôt que sur le serveur ou le réseau.
10. CDN géographique pour les assets — Servir les images, fonts et fichiers statiques depuis un nœud CDN proche de la localisation de l'utilisateur réduit la latence ET la consommation réseau (moins de routing inter-datacenters, moins de ré-émissions TCP). Pour un site à audience nationale française, un CDN avec des PoP en France (OVHcloud CDN, Cloudflare Europe) est suffisant. Le gain en temps de chargement se corrèle avec l'amélioration du score Ecoindex.
#RGESN et CSRD — Reporting carbone numérique obligatoire
La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) s'applique de façon échelonnée, des grandes entreprises cotées vers les autres grandes entreprises (calendrier et seuils susceptibles d'évoluer avec le paquet Omnibus). Elle impose un reporting selon les standards ESRS (European Sustainability Reporting Standards), qui incluent explicitement les émissions de Scope 3 — c'est-à-dire les émissions indirectes tout au long de la chaîne de valeur.
Les émissions numériques — empreinte des services numériques, des datacenters utilisés, des terminaux des collaborateurs et des clients — relèvent typiquement de plusieurs catégories Scope 3 : catégorie 1 (achats et approvisionnements — infrastructures cloud et hébergement), catégorie 11 (utilisation des produits vendus — émissions des terminaux utilisateurs lors de l'usage du service numérique), catégorie 12 (fin de vie des produits — DEEE). La taxonomie EFRAG pour les services numériques est en cours de finalisation en 2025-2026.
L'audit RGESN produit par Nehos génère directement les données nécessaires au reporting CSRD Scope 3 digital : grammage CO₂ par page affichée (Ecoindex), volume de trafic (Google Analytics ou équivalent), calcul de l'empreinte annuelle totale du service numérique en tonnes CO₂ équivalent.
Ces données s'intègrent dans le bilan carbone numérique (méthodologie GreenIT.fr ou Boavizta selon les préférences du client), lui-même versé dans le reporting CSRD. En pratique, faire auditer son service numérique selon le RGESN tout en alimentant le reporting CSRD Scope 3 digital évite de refaire plusieurs fois la même collecte.
L'audit CSRD Nehos traite le périmètre CSRD complet ; l'audit RGESN est le module spécifique dédié à l'empreinte des services numériques au sens RGESN.
#RGESN et RGAA — Synergie des deux référentiels
L'accessibilité numérique (RGAA — Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité) et l'écoconception numérique (RGESN) sont deux référentiels distincts, mais ils convergent sur un nombre surprenant de critères techniques. Cette synergie est un argument concret pour conduire les deux audits en parallèle et réduire le coût total.
Exemples de convergences directes : le HTML sémantique (<nav>, <main>, <aside>, <article> au lieu de <div> génériques) réduit la complexité du DOM — donc le score GreenIT-Analysis — et améliore simultanément la navigation pour les lecteurs d'écran (JAWS, NVDA, VoiceOver).
L'absence d'autoplay vidéo est un critère d'écoconception (économie de bande passante) ET un critère d'accessibilité (les utilisateurs souffrant d'épilepsie photosensible ou de troubles cognitifs peuvent être perturbés par une vidéo qui démarre sans action de leur part — WCAG 2.1 criterion 1.4.2 Audio Control, 2.2.2 Pause Stop Hide).
La pagination vs infinite scroll est meilleure pour l'écoconception (ne charge que ce qui est demandé) ET pour les utilisateurs naviguant au clavier ou avec des technologies d'assistance (l'infinite scroll est notoire pour ses problèmes d'accessibilité en navigation clavier).
Moins de polices custom chargées — deux au maximum est une bonne pratique — c'est aussi un gain d'accessibilité : les polices système (system-ui, -apple-system, Segoe UI) sont optimisées pour la lisibilité sur chaque OS et rendent mieux sur les terminaux bas résolution. La compression d'images avec alt text obligatoire (critère RGAA critère 1.1) est une pratique commune aux deux référentiels : une image sans alt text manque aux deux.
Concrètement, Nehos propose une offre combinée RGESN + audit RGAA en un seul sprint d'audit, avec un tarif combiné inférieur à la somme des deux audits séparés. La phase d'analyse de code et de revue des parcours utilisateurs est largement mutualisée — c'est la même équipe qui audite les deux référentiels en parallèle.
#Obligations loi REEN — Qui est concerné et quand
La loi n°2021-1485 du 15 novembre 2021 (loi REEN — Réduction de l'Empreinte Environnementale du Numérique en France) définit un calendrier d'obligations progressif. Voici la situation au 2 juin 2026.
Phase 1 — Grandes entreprises et grandes collectivités. Sont assujetties en premier : les grandes entreprises dont les services numériques répondent aux critères de significativité définis par décret, et les grandes collectivités territoriales, selon les seuils fixés par décret. Pour ces acteurs, la loi prévoit une démarche de réduction de l'empreinte environnementale des services numériques.
Phase 2 — Extension progressive. La loi REEN prévoit une extension à d'autres collectivités (entre 20 000 et 50 000 habitants dans un deuxième temps) et à d'autres catégories d'entreprises. Les décrets précisant les seuils et les modalités sont publiés progressivement par l'ARCEP.
Le rapport annuel d'avancement ARCEP (publié chaque printemps) fait état du niveau de conformité par catégorie d'acteurs — et constitue une pression réputationnelle significative sur les organismes publics.
Sanctions. Les sanctions pécuniaires directes liées au RGESN sont encore en cours de définition réglementaire en 2026. Toutefois, trois risques concrets existent dès maintenant : (1) risque réputationnel via les rapports ARCEP publics qui identifient les acteurs non-conformes, (2) risque CSRD si l'empreinte numérique n'est pas déclarée et documentée (sanctions CSRD — AMF pour les entreprises cotées), (3) risque de perte de marchés publics — de nombreux appels d'offres publics en 2025-2026 intègrent des critères d'écoconception numérique dans le cahier des charges ou comme critères de notation.
#Méthodologie de déploiement
Nehos organise la mission RGESN en trois étapes séquentielles avec livrables intermédiaires validés avant passage à l'étape suivante.
Étape 1 — Cadrage et scoping (inclus dans le forfait). Identification du périmètre exact du service numérique à auditer (URL, sous-domaines, applications mobiles éventuelles), cartographie des parcours utilisateurs clés et des pages à fort trafic, récupération des accès analytics et hébergement, qualification des obligations réglementaires applicables (loi REEN, CSRD, marchés publics), briefing des équipes techniques sur la méthode et le calendrier.
Étape 2 — Audit complet (selon le périmètre). Phase automatisée + revue manuelle des 78 critères + rédaction et validation interne du rapport. Rapport intermédiaire partagé avec le client à mi-parcours pour validation de la direction de l'analyse.
Étape 3 — Restitution et accompagnement à la remédiation. Réunion de restitution avec les équipes DSI, produit et RSE (quelques heures). Présentation du score RGESN A-G par thématique, top 10 des actions prioritaires avec estimation d'impact CO₂ et d'effort, recommandations d'hébergement éco-certifié si applicable.
Sur option : accompagnement à la remédiation (coaching équipes internes) en formule mensuelle. Rapport RGESN livré sous format PDF structuré et sous format JSON exportable pour intégration dans les outils de reporting CSRD du client.
#Exemple de situation — une collectivité et son portail citoyen
Contexte type : une grande métropole, un portail citoyen principal très fréquenté et plusieurs services numériques satellites (formulaires administratifs en ligne, portail famille, espace urbanisme). Obligation loi REEN pour la collectivité, premier audit RGESN demandé par la DSI pour alimenter le rapport annuel et le bilan carbone territorial. Il s'agit d'un exemple de situation, pas d'un client cité.
Constats typiques au premier audit : images JPEG non optimisées qui pèsent lourd dans les pages, scripts analytics triplonnés hérités (plusieurs outils installés successivement sans suppression des précédents), hébergeur mutualisé non engagé, absence de lazy loading, polices personnalisées chargées en de nombreuses variantes.
La remédiation, menée par l'équipe interne avec un coaching Nehos en sprints courts : migration des images vers WebP/AVIF, suppression des outils analytics en doublon (maintien d'un seul, hébergé en interne), migration de l'hébergement du portail vers un hébergeur européen engagé, lazy loading généralisé, réduction des polices à deux variantes en self-hosting.
Ce que nous mesurons dans l'audit de suivi : le score RGESN, le score Ecoindex, l'empreinte carbone par page, les Core Web Vitals (LCP) du portail principal et le coût d'hébergement. Aucun de ces gains n'est promis à l'avance.
Le chiffrage d'un tel projet (audit puis accompagnement de la remédiation) se fait sur devis. Non comptabilisés, mais réels : la valeur de la conformité loi REEN, la contribution au bilan carbone territorial et l'amélioration de l'expérience des citoyens.
#Tarification — sur devis
Trois niveaux selon le périmètre du service numérique à auditer. Chaque audit est chiffré sur devis, en 48 h après un premier échange.
Audit simple (site institutionnel ou service numérique de petite taille, stack standard). Périmètre : scan automatisé complet + revue manuelle des 78 critères sur des pages représentatives + rapport avec score A-G + feuille de route priorisée. Typiquement : site institutionnel de collectivité ou de grand groupe, service numérique SaaS B2B avec parcours limités.
Audit standard (portail complexe, e-commerce, SaaS multi-parcours). Périmètre : scan automatisé approfondi + revue manuelle des 78 critères + analyse de l'architecture d'hébergement + recommandations d'hébergement éco-certifié + rapport complet avec benchmark sectoriel + session de restitution aux équipes étendues.
Audit complet avec accompagnement de la remédiation (portail citoyen de grande collectivité, SaaS B2B volumineux, service numérique réglementé). Périmètre : audit standard + accompagnement de la remédiation sur plusieurs mois (coaching des équipes internes, revue de sprint, audits intermédiaires, rapport final avec score post-remédiation). Livrable : conformité loi REEN documentée, données CSRD Scope 3 digital, rapport final présentable au COMEX ou au conseil municipal.
Estimation personnalisée en 30 minutes : Calendly audit RGESN. On qualifie votre situation (type d'organisation, seuils loi REEN, périmètre des services numériques concernés) et on vous donne une estimation de score RGESN actuel basée sur un premier scan Ecoindex lors du premier échange — gratuit, sans engagement.
Pour les collectivités et organismes publics : la mission Nehos peut être commandée via les marchés publics en procédure adaptée (MAPA) lorsque le montant est compatible avec les seuils applicables. Contactez-nous pour le détail du cadre contractuel.
Questions & réponses
Questions fréquentes sur l'audit RGESN et l'écoconception numérique
La loi REEN (loi n°2021-1485 du 15 novembre 2021) impose le RGESN progressivement à deux catégories principales : les grandes entreprises dont les services numériques répondent aux critères de significativité fixés par décret, et les grandes collectivités territoriales. Ce n'est donc pas réservé au secteur public : une grande entreprise avec un ou plusieurs services numériques significatifs est potentiellement assujettie. En dehors des obligations légales strictes, l'audit RGESN présente un intérêt croissant pour les entreprises soumises à la CSRD (dans le calendrier échelonné de la directive) qui doivent documenter leur empreinte Scope 3 digital. De plus en plus d'appels d'offres privés et publics intègrent des critères d'écoconception numérique dans le cahier des charges — être conforme RGESN est devenu un argument commercial concret. Nehos qualifie votre situation précise en 30 minutes lors d'un premier RDV gratuit.
Ce sont trois outils complémentaires qui ne se situent pas au même niveau. Le RGESN est un référentiel technique public d'évaluation des services numériques (78 critères, score A-G) — c'est un standard d'audit, pas une certification. Le label Numérique Responsable (anciennement label GreenIT, porté par l'Institut du Numérique Responsable) est une certification organisationnelle qui couvre une démarche RSE numérique globale (pas uniquement les services numériques, mais aussi les équipements, les achats, les pratiques) — il intègre le RGESN comme composante mais va au-delà. L'ISO 14001 est une norme internationale de management environnemental applicable à toute organisation, numérique ou non — un audit RGESN documenté et une démarche de réduction mesurable alimentent directement un système de management ISO 14001 et facilitent sa certification. Concrètement, la séquence logique est : audit RGESN d'abord (diagnostic concret et actionnable) → démarche de réduction documentée → label Numérique Responsable si l'organisation souhaite une certification externe → contribution au reporting ISO 14001 et CSRD. Nehos accompagne chacune de ces étapes.
La durée dépend principalement du périmètre du service numérique audité (nombre de pages-types, complexité de la stack, nombre de parcours utilisateurs distincts). Pour un service numérique de périmètre standard (site institutionnel ou SaaS B2B de petite taille) : quelques semaines du cadrage à la restitution. Pour un portail complexe (collectivité, e-commerce, SaaS multi-parcours) : plus long. Un périmètre avec accompagnement à la remédiation inclus s'étale sur plusieurs mois. La revue des 78 critères ne peut pas être entièrement automatisée — certains critères portent sur la gouvernance et les processus (thématique Stratégie), sur les choix de spécifications (thématique Spécifications), sur les pratiques UX (thématique UX/Design) — ils requièrent des entretiens avec les équipes et une analyse humaine. C'est ce qui différencie un audit RGESN sérieux d'un simple scan Ecoindex.
Oui — et c'est la recommandation de Nehos dans la très grande majorité des cas. Les deux référentiels partagent une base commune d'analyse de code (HTML, CSS, JS), de revue des parcours utilisateurs et d'audit d'architecture. La phase automatisée est largement mutualisée. Et comme expliqué dans la section RGESN et RGAA plus haut sur cette page, de nombreux critères convergent : HTML sémantique (bénéfice RGESN : réduction du DOM ; bénéfice RGAA : navigation lecteurs d'écran), absence d'autoplay (écoconception + WCAG 2.2.2), pagination vs infinite scroll (écoconception + accessibilité clavier), textes alternatifs images (RGAA critère 1.1 + bonne pratique RGESN). Nehos propose une offre combinée RGESN + audit RGAA en un seul sprint, tarif combiné inférieur à la somme des deux audits séparés. Pour les collectivités assujetties à la fois à la loi REEN (RGESN) et à la loi du 11 février 2005 (RGAA obligatoire pour organismes publics), cette offre combinée est la solution la plus économique et la plus rapide. Contactez-nous pour un devis combiné RGESN + audit RGAA.
Le rapport RGESN Nehos est conçu pour être directement exploitable dans le reporting CSRD Scope 3 digital. Voici le chemin de données concret. L'audit Ecoindex génère un grammage CO₂ en grammes équivalent CO₂ par affichage de page (incluant datacenter, réseau, terminal utilisateur selon le modèle Boavizta). Multiplié par le volume annuel de pages affichées (données Google Analytics ou équivalent), ce grammage donne l'empreinte annuelle du service numérique en kg ou tonnes CO₂ équivalent. Cette donnée entre dans le bilan carbone numérique (méthodologie GreenIT.fr ou Carbon Calculator Wholegrain Digital) et se classe en Scope 3 catégorie 11 (utilisation des produits vendus — émissions des terminaux utilisateurs) ou catégorie 1 (achats et approvisionnements — datacenter cloud) selon le positionnement de l'organisation. Nehos livre le rapport RGESN en format JSON exportable pour faciliter l'intégration dans les outils de reporting CSRD (Datamaran, EcoVadis, etc.). L'audit CSRD Nehos traite le périmètre ESRS complet ; l'audit RGESN est le module spécifique qui documente la partie services numériques du Scope 3 digital.
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