Photo : https://kaboompics.com/ · PexelsLogiciel avocat : ce que la gestion de cabinet couvre, et ce qu'on peut produire à côté
Dossiers, temps passé, facturation, RPVA : les logiciels de cabinet du marché font l'essentiel. Nous intervenons sur la production d'actes, la lecture de pièces volumineuses et l'extranet client.
Nos clients types
Chez un avocat, la première question sur un outil numérique n'est pas « que fait-il ? » mais « où partent mes pièces ? ». Le secret professionnel n'est pas une option de paramétrage. Cette page part de là. Elle fait ensuite le tri : ce que les logiciels de gestion de cabinet du marché couvrent bien, les tâches de production qu'ils ne couvrent pas, et ce qu'un développement à côté peut apporter sans toucher à la confidentialité de vos dossiers.
#Secret professionnel, RGPD, IA : cinq questions à poser avant tout achat
Le secret professionnel couvre tout ce que l'avocat reçoit de ses clients, et chaque outil numérique ajoute un endroit où une pièce peut se retrouver. Le RGPD s'applique aux données des clients comme à celles des parties adverses. L'IA générative a ajouté une tentation : coller une pièce dans un assistant grand public pour gagner du temps. Une pièce de client n'a rien à faire dans un service grand public, et cette règle ne souffre pas d'exception.
Avant de signer avec un éditeur, comme avant de signer avec nous, posez au moins ces cinq questions :
- Où les données sont-elles hébergées, et par qui ?
- Qui, chez le prestataire, peut y accéder, et dans quelles conditions ?
- Quels sous-traitants interviennent : hébergeur, service d'IA, envoi de courriels ?
- Que devient une pièce après son analyse : est-elle conservée, combien de temps, peut-on la supprimer ?
- Si une IA lit les documents, où tourne-t-elle, et les pièces servent-elles à l'entraîner ?
Ce sont les questions auxquelles nous répondons, par écrit, avant d'écrire une ligne de code. Un prestataire qui ne sait pas y répondre n'a pas sa place dans un cabinet.
#Dossiers, délais, honoraires, juridictions : ce que la gestion de cabinet fait bien
Un cabinet vit de dossiers et d'échéances. Il faut suivre les délais de procédure, enregistrer le temps passé, facturer des honoraires encadrés par une convention écrite obligatoire, échanger avec les juridictions par le RPVA et e-Barreau, suivre les fonds des clients qui transitent par la CARPA, contrôler les conflits d'intérêts avant d'ouvrir un dossier et respecter les obligations de vigilance de la lutte contre le blanchiment.
Les logiciels de gestion de cabinet du marché sont faits pour cela. Ils gèrent les dossiers, le temps et la facturation, et se connectent au RPVA. Si votre besoin est de tenir proprement vos dossiers, vos délais et votre facturation, prenez-en un : le sur mesure n'a rien à y ajouter, et réinventer un agenda de procédure serait une dépense sans retour.
En démonstration, testez ce qui vous coûterait cher en cas d'erreur : la gestion des échéances de procédure, la liaison avec le RPVA, la facturation du temps passé, la détection des conflits d'intérêts. Le reste relève du confort.
#Quand la gestion de cabinet ne suffit plus : la production
Le logiciel de gestion sait ouvrir un dossier, pas rédiger ce qui s'y trouve. Quatre situations reviennent, et ce sont celles qui justifient le plus souvent un développement à côté.
Les actes ou consultations répétitifs d'une spécialité. Un cabinet spécialisé en droit immobilier rédige des actes proches les uns des autres ; un cabinet de droit des affaires produit des consultations qui suivent le même plan. Le modèle Word avec ses variables oubliées atteint vite ses limites : une clause à adapter, un paragraphe resté d'un dossier précédent.
Les pièces volumineuses. Un dossier épais, avec des scans de qualité inégale : avant de plaider ou de rédiger, quelqu'un doit tout lire, dater, rapprocher.
L'extranet client. Échanger des pièces et donner des nouvelles du dossier par courriel pose deux problèmes : la confidentialité, et le temps passé à répondre « où en est-on ? ». Un extranet sécurisé pour vos clients, relié à votre logiciel de gestion, règle les deux.
Le contentieux de masse. Quand un cabinet traite de nombreux dossiers presque identiques, où seules changent quelques données (parties, montants, dates), automatiser la production des actes devient une vraie question.
#Legallys : ce que donne un outil de production d'actes construit pour des juristes
Legallys est un logiciel de rédaction automatisée de règlements de copropriété et d'états descriptifs de division. Il s'adresse à des professionnels du droit et du foncier : géomètres-experts, notaires, rédacteurs d'actes, et avocats. Nehos Groupe en a développé l'intégralité, y compris le design, les tests, le déploiement et l'infrastructure sur Azure. Le détail est sur la page Legallys, logiciel de rédaction d'actes.
Deux modules intéressent un cabinet. Le premier lit les pièces : il reçoit jusqu'à 20 documents par synthèse, chacun pouvant atteindre 200 pages et 30 Mo, lit aussi les scans grâce à l'OCR, repère les dates et les références, et produit la synthèse. Le second guide la rédaction : il accompagne pas à pas la rédaction d'un acte modificatif, au lieu de laisser le juriste devant un document vide.
La répartition des rôles est la bonne grille de lecture. La machine lit, repère, structure, guide. Le juriste qualifie, décide, signe. Le contenu des actes reste de la responsabilité des professionnels qui les rédigent : nous développons le logiciel, nous ne donnons aucun conseil juridique, et nous ne publions pas de résultat chiffré pour ce projet.
Les syndics qui reprennent des immeubles ont la même difficulté de lecture ; leur page se trouve ici : logiciel pour syndic de copropriété.
#Garder, ajouter ou construire : la grille de décision
| Vous voulez | Voie conseillée |
|---|---|
| Tenir dossiers, délais et facturation | Un logiciel de gestion de cabinet du marché, sans développement |
| Échanger des pièces avec vos clients en sécurité | Relier : un extranet client branché sur votre logiciel de gestion |
| Produire des actes ou consultations propres à une spécialité | Ajouter : un module de rédaction guidée, à côté |
| Lire et synthétiser des pièces volumineuses | Ajouter : un module de lecture (OCR, synthèse) avec hébergement maîtrisé |
| Traiter un contentieux de masse | Ajouter ou construire, selon le volume et la variété des dossiers |
| Éditer un logiciel pour d'autres juristes | Construire : un produit complet, comme Legallys |
Relier suppose que votre logiciel de gestion expose quelque chose : une API, des exports. Nous le vérifions en premier. Ajouter est la voie la plus fréquente dès qu'on sort de la gestion : un module reste petit, avec des données qui ne quittent pas l'environnement convenu. Construire un produit complet n'a de sens que si le logiciel est lui-même votre activité.
Pour la partie IA, la règle reste simple : l'IA propose, l'avocat décide, et aucune pièce ne sort de l'environnement dont nous sommes convenus. Le principe est décrit sur notre page agents IA et automatisation. Côté technique, notre article sur la stack d'une application métier de cabinet d'avocats va plus loin.
#Budget : combien coûte un module de rédaction ou de lecture de pièces
Côté prix, quatre repères, hors taxes et en bas de fourchette. Le développement en régie démarre à 275 € HT par jour ; une intégration simple entre deux outils se compte souvent en jours, pas en mois. Un premier logiciel ou module sur mesure (3 à 5 modules, une intégration) démarre à 15 000 € HT, en 2 à 3 mois. Un projet intermédiaire (5 à 10 modules, 2 à 3 intégrations, gestion des droits) démarre à 30 000 € HT. La maintenance démarre à 750 € par mois.
La ligne dont vous relevez dépend du nombre de modules, des intégrations et de la gestion des droits d'accès : nous la fixons après le cadrage, pas avant. Tout cela reste indicatif : un devis ne se fait qu'après un premier échange. La grille de coût du développement détaille ce qui fait bouger le montant.
#Les cas où nous vous conseillerons de ne rien développer
- Vous n'avez pas de logiciel de gestion de cabinet. Prenez-en un d'abord : c'est la base, et aucun développement ne la remplace.
- Vous attendez d'un outil la réponse juridique. Nous ne construisons pas de moteur de conseil : l'outil lit, structure et propose, l'avocat tranche et signe.
- Votre besoin tient dans quelques modèles de documents bien faits. Un travail soigneux sur vos modèles, ou un outil de génération de documents du marché, suffira.
- Vous comptez coller vos pièces dans un assistant grand public. Ne le faites ni avec nous ni sans nous.
#Comment on démarre quand les pièces sont confidentielles
- Échange préalable sur votre spécialité, votre logiciel de gestion actuel et le type d'acte ou de pièce qui vous prend le plus de temps.
- Cadrage et charte de confidentialité : hébergement, accès, sous-traitants, conservation, plus le périmètre du premier module et ce qui reste dehors. Le tout est écrit.
- Premier module en production, sur un seul type d'acte ou de pièce. Tant que le cadre de confidentialité n'est pas validé, nous travaillons sur des documents fictifs ou anonymisés.
- Maintenance : mises à jour techniques, évolutions, reprise de vos modèles quand votre pratique change.
Notre démarche générale, hors cabinets d'avocats, est décrite sur la page logiciel métier sur mesure.
Questions & réponses
Questions fréquentes sur le logiciel d'avocat
Rarement pour la gestion courante : dossiers, délais, temps passé, facturation et liaison avec le RPVA sont couverts par les logiciels de gestion de cabinet du marché. Le sur mesure devient pertinent pour ce qui est propre à votre spécialité : produire des actes ou des consultations répétitifs, lire et synthétiser des pièces volumineuses, offrir un extranet à vos clients ou automatiser un contentieux de masse. Nous commençons par vérifier qu'aucun outil existant ne répond déjà au besoin.
Pas en les envoyant vers un service grand public : une pièce de client est couverte par le secret professionnel et n'a rien à y faire. Une IA peut en revanche lire des documents dans un environnement dont les règles sont écrites : hébergement, accès, sous-traitants, conservation. Nous ne donnons pas de conseil juridique, mais c'est la ligne que nous appliquons, et nous la mettons par écrit avant de commencer.
Nous avons développé tout le logiciel : le module d'analyse par IA avec OCR, le module de rédaction d'actes, le design et l'interface, les tests, le déploiement et l'infrastructure Azure. Legallys s'adresse notamment aux avocats, aux notaires et aux géomètres-experts. Pour un cabinet, c'est la démonstration que nous savons construire un outil qui lit des pièces volumineuses et guide la rédaction d'un acte, avec le juriste qui garde la main.
On peut automatiser la production des actes quand les dossiers se ressemblent et que seules quelques données changent, comme les parties, les montants ou les dates. Plus les cas sont variés, moins l'automatisation est rentable. Nous regardons d'abord un échantillon réel de vos dossiers. L'avocat reste celui qui valide chaque acte avant son envoi ; l'outil prépare, il ne décide pas.
Souvent, mais tout dépend de ce que votre éditeur ouvre : une API, des exports de données, ou rien. C'est la première vérification que nous faisons. Si la liaison est possible, l'extranet affiche l'avancement du dossier et reçoit les pièces des clients de manière sécurisée, sans passer par la messagerie. S'il n'y a rien à brancher, nous cherchons une autre voie, par exemple un module qui garde ses propres données.
Un premier logiciel ou module sur mesure, de 3 à 5 modules avec une intégration, démarre à 15 000 € HT et se réalise en 2 à 3 mois. Si le projet comporte davantage de modules, d'intégrations ou une gestion fine des droits, il démarre à 30 000 € HT. Ces prix sont indicatifs : le devis se fait après un premier échange et un cadrage de votre cas.
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